Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Def Leppard

Songs fron the Sparkle Lounge

Écrit par

Il suffit de jeter un œil sur l’affiche du Graspop Metal Meeting 2008 pour constater que l’heure est au retour des grosses machines ayant marqué les années 80. Cette année, Judas Priest, Kiss, les frères Cavalera, Iron Maiden, Whitesnake, Ministry et Def Leppard se bousculent en haut de l’affiche. Hormis Cavalera Conspiracy, responsable d’une véritable petite bombe, la formation de Sheffield est la seule qui puisse brandir un nouvel elpee.

« Yeah ! », précédent essai de Def Leppard, n’était qu’un simple recueil de reprises. Quoique bien ficelé, il faisait figure d’alibi pour confirmer que le combo était toujours bien vivant. Ce nouvel opus fait donc suite à l’insipide « X ». Il a été baptisé « Songs from the Sparkle Lounge ». A cause de la zone backstage de la tournée précédente où ont été composées les onze nouvelles chansons. Il s’agit du premier véritable album de la bande à Joe Elliott depuis 2002. Si le son est résolument commercial, c’est sans nul doute pour mieux séduire encore le marché américain. Si vous avez aimé Def Lep à l’époque de la NWOBHM, si vous avez craqué sur « High n’ Dry » et « Pyromania », il y a de fortes chances que cette nouvelle livraison vous semble un tantinet sirupeuse. Enregistré à Dublin, dans les studios d’Elliot –il qualifie personnellement ce disque d’album aventureux– trahit de nombreuses références aux seventies, tout en sonnant néanmoins, très actuel.

Des morceaux tels que « Tomorrow » ou « Only the good die Young » ne sont pas si éloignés d’un U2, les gros riffs heavy en prime. Les vocaux et les chœurs demeurent la marque de fabrique du combo, mais Joe Elliott ne s’aventure plus dans les hurlements aigus comme à l’époque où le band assurait les premières parties d’AC/DC. Miracle, l’elpee ne recèle qu’une seule ballade ! « Love » Caractérisée par ses nombreux clins d’œil adressés à Queen, elle devrait faire le bonheur des programmateurs radio. Un beau travail de composition a été réalisé pour les plus heavy « Go », « Nine Lives » et le très glam rock « C’mon, C’mon » dont le riff a été emprunté à T Rex. Mais le meilleur est pour la fin… « Gotta let it Go » permet à Phil Collen et à Vivian Campbel de s’affronter lors d’un duel de guitare épique. C’est l’unique titre réminiscent des années brillantes de ce monstre sacré du métal. Paraît d’ailleurs qu’il a promis d’en mettre plein les mirettes et les cages à miel lors de sa prestation au Graspop Metal Meeting de Dessel. Faut-il rappeler qu’à ce jour, Def Leppard a vendu plus de 65 millions d’albums à travers le monde ? Une fameuse prouesse pour un groupe de heavy rock qui est aussi le seul groupe dont le batteur, Rick Allen, soit manchot !

 

 

Def Leppard

Slang

Écrit par

N'étant plus vraiment en odeur de sainteté ces derniers temps, Def Leppard, la machine anglaise la plus américanisée de tout les temps s'est imposé une sérieuse remise en question avant d'entamer l'enregistrement de "Slang". Si bien que sans se défaire de leur image propre, Joe Elliot et ses acolytes ont accompli une prouesse colossale: faire oublier un "Adrenalize" beaucoup trop aseptisé en produisant un album presque avant-gardiste et diablement efficace. Avec l'imparable "Truth", le single dansant "Slang" où le boogie ZZ topien de "Work it out", les portes des charts s'ouvrent une nouvelle fois au léopard british.

 

Def Leppard

Un Def Leppard très ‘rétro’

Écrit par

Certaines formations sont victimes d’une foule de préjugés. Def Leppard est du nombre, lui qu'on taxe généralement de groupe qui avance au train de sénateur (à juste titre d'ailleurs, même si la bande à Joey Elliot a quelquefois des circonstances atténuantes dramatiques à faire valoir). C'est vrai: le ‘Léopard Sourd’ est lent à la détente ; surtout lorsqu'il est question de proposer un nouvel album. Son délai habituel tourne autour des quatre ans, ce qui encore une fois, est plutôt long (indépendamment des circonstances : l'accident de Rick Allen, le décès de Steve Clarke ont été deux gros problèmes difficiles à surmonter). Les explications du groupe tournent autour d'un leitmotiv: ‘Def Leppard souhaite ne proposer que des albums parfaits, tout doit être impeccable’. Sous-entendu : on ne réalise pas ce genre de plan en dix jours de studio... Mais il faudra peut-être, à l'avenir, revenir sur ces idées préconçues : quelque chose semble avoir changé dans le fonctionnement du groupe, désormais. Il vient de sortir un Cd ("Retro Active"), sorte de collection d'inédits, de reprises et de raretés. Et la conception de ce disque semble avoir donné au groupe l'envie de modifier ses batteries. Phil Collen s’explique…

"Retro Active" est un projet spécial que nous avons voulu concrétiser au cours de notre dernière tournée. En fouillant dans notre passé, nous nous sommes rendus compte que nos tiroirs contenaient quelques fort bonnes compos qu'il était regrettable de ne pas exploiter. Certaines d'entre elles avaient été commencées mais pas terminées; d'autres avaient été utilisées mais pas vraiment mise en valeur. Nous nous sommes dit qu'il serait bon d'utiliser ce matériel et de réaliser, à l'aise, pour le fun mais sérieusement, un Cd qui le mettrait en exergue. Et, nous avons pris un pied monumental en concrétisant ce projet !

Contrairement aux albums précédents comme "Hysteria" ou "Adrenalize" (dont les différentes phases de réalisation ont souvent été pénibles), ici, on a pris ce projet très simplement, très spontanément, en jouant très sérieusement mais aussi en nous amusant beaucoup. Je dois bien reconnaître que nous n’avions pas souvent bossé, au sein d’un tel climat, dans le passé. Certaines parties de guitare ont été bouclées en une nuit, alors que celles d"'Hysteria" avait nécessité plus d’un an ! Sincèrement, "Retro Active" nous a apporté un bol d'air frais. Et laissera des traces. En tout cas, nous en avons au moins tiré quelque enseignement.

Après le break de quelques mois que nous nous autorisons actuellement (le premier depuis onze ans), nous nous plongerons dans la conception d'un nouveau Cd pour lequel nous comptons modifier nos habitudes! Nous prendrons le temps et la peine de composer nos nouvelles chansons jusqu'au bout. Lorsque nous rentrerons en studio, nous saurons exactement comment elles devront être arrangées, comment elles sonneront. Plus envie de perdre des mois à chipoter en studio. Il faudra que nous soyons fins prêts: plus question d'expérimenter, de tergiverser. Cela va nous aider et nous simplifier la tâche.

Doit-on s’attendre à du changement dans le fameux son Def Leppard ?

Je suis sûr que non! Le seul vrai changement, c’est qu’on risque d’être moins stressé et qu’il sera moins complexe, pour nous, d'enregistrer un nouvel album. Pour le reste, je ne vois pas pourquoi nous modifierions de A à Z un style qui est le reflet de nos personnalités.

Il y a sur "Retro Active", deux reprises (l'une du "Action" de Sweet et l'autre du "Only After Dark" signé feu Mick Ronson) et des titres un peu surprenants. Votre horizon musical en sortira-t-il, également, différent?

C'est possible, par contre. Nous avons abordé "Retro Active" en toute liberté, sans ressentir aucune limite. Par exemple, il y a quelques ballades sur ce Cd alors qu’habituellement, pour des raisons de business, nous nous limitions à une seule. Il est possible, et de toute façon souhaitable, que nous en retirions les enseignements aussi…

(Article paru dans le n° 18 de décembre 93 du magazine Mofo)