Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Delphic

The Downward Spiral

Écrit par

Chronique d’un buzz inversé. Ce lundi 4 mars, les Britons de Delphic investissaient l’Ancienne Belgique afin d’y présenter « Collections », leur second LP paru en janvier dernier. Initialement prévu à l’ABBox, le trio et l’AB ont dû revoir leurs ambitions à la baisse, vu la vente désastreuse de tickets pour l’événement. A voir ses salles se remplir en un clin d’œil de plus en plus régulièrement, l’AB ne serait-elle pas devenue trop gourmande ? Ou la faute revient-elle à la formation qui a eu les yeux plus gros que la fanbase ? Delphic a malgré tout respecté son engagement en déménageant son matériel vers l’ABClub, pour un concert plus intimiste que prévu.

Petite  surprise en débarquant à l’AB sur le coup des 20h40 : le hall menant vers la grande salle, qui dans ce cas-ci aurait dû être convertie en ABBox, est totalement vide. Une affiche annonce pourtant la vente des tickets à 19€/pièce. A droite, un vigile attend aux pieds des escaliers menant au Club. Le franc tombe. C’est donc en comité très réduit que vas se dérouler le concert de Delphic. L’effet est proportionnellement inverse au passage de la formation dans nos contrées, il y a 3 ans. A l’époque, face à la demande, le concert du trio prévu au Witloof Bar du Botanique, obtenait un ‘upgrade’ vers la Rotonde.

Il faut dire que la promo pour « Collections » est autrement plus discrète que celle d’« Acolyte », le premier opus, qui a récolté en son temps aussi bien succès critique que public. Le disque est d’ailleurs parvenu à atteindre le Top 10 des albums en Grande-Bretagne, début 2010. Et aux prémices du mois de février 2013, c’était au tour de « Collections » de faire ses preuves. Un mois d’exploitation plus tard le verdict est sans appel. Le flop.

Delphic a encore quelques mois pour remonter la barre en publiant un single salvateur. Un pari qui lui sera difficile à tenir tant le contenu de la plaque n’inspire pas grand-chose. La synth-pop étayée sur l’excellent « Acolyte » a désormais muté en condensé de pop-rock plutôt banal, malgré ses accents électro. En fait, dès l’entame du disque, on sent très clairement la volonté du trio de donner une dimension résolument pop-rock à ses compos, au point d’en enfoncer parfois leurs têtes dans le derrière d’un certain Matt Bellamy. Elément d’autant plus étonnant que la plaque est en partie produite par Tim Goldsworthy (DFA Records), qui a jusqu’alors habitué ses adeptes à des productions de qualité largement supérieure.

Ce soir, le line-up de Delphic compte cinq membres, pour (espérer) frapper fort. Ce sont d’abord Dan Hedley, membre honoraire de la formation et préposé aux fûts, et un guitariste complémentaire qui entrent en scène. Très vite suivis de James Cook, Richard Boardman et Matt Cocksedge. La formation démarre son set par « Baya », dernier single en date. Rien de transcendant. Ce n’est que lorsque le combo enchaîne sur les synthés délicatement rétro et électro de « Halcyon », « Clarion Call » ou encore « Doubt » que le public se réveille. L’entrelacement parfait de « Red Lights » et « This Momentary » emboîtés l’un à l’autre à grosse louche de BPMs parviendra même, tant bien que mal, à créer quelques secousses dans l’assistance.

A contrario, lorsque les cinq musiciens s’évertuent à faire découvrir des morceaux du dernier essai, ils se retrouvent alors face à un public totalement éteint. Les « Freedom Found », « Memeo » et autres « Atlas » ne produisent pas l’effet escompté et seul l’outro remixée de « Don’t Let The Dreamers Take You Away » permet de ne pas perdre le fil.

A l’heure du  rappel tel qu’il est indiqué sur la setlist, la formation décide de ne pas exécuter la ridicule tradition du retour en coulisses et enchaîne directement sur « Counterpoint », chaudement accueilli par les fans. Les Anglais se retirent alors après une version un peu écourtée du trippant « Acolyte ». En ayant consacré la plus large partie du concert à leur première œuvre, ils seront parvenu à maintenir leur réputation ‘live’ intacte. 

Cet été, les trois gaillards de Delphic devront beaucoup, beaucoup, beaucoup barouder sur la route des festivals européens. Ou éventuellement se produire en première partie d’une tournée de Muse, dont « Collections » convoite clairement les fans…

(Organisation : AB)

 

Delphic

The Kids Are Quite Alright

Écrit par

Au placard la Saint-Valentin. Ce 14 février, le Botanique fêtait Delphic et la publication de son premier album, « Acolyte ». Le trio, découvert en première partie de Bloc Party ou sur la scène du festival Polsslag l’an dernier, investissait la Rotonde, en lieu et place d’un Witloof bar dans lequel il devait originellement se produire. Succès oblige.

En mai dernier, lorsque Delphic occupait les planches d’une scène du Polsslag, l’élément le plus frappant du set se situait au niveau de la ressemblance des mélodies avec celles d’un autre combo briton répondant au doux nom de Bloc Party. Depuis, les Mancuniens ont trouvé leur marques et ont publié un premier ouvrage ayant réussi à conquérir les faveurs du public et de la presse. La BBC les a d’ailleurs gratifiés d’une place confortable dans leur ‘longlist 2010’, une liste de référence des groupes à surveiller de près et qui, chaque année, vise souvent en plein dans le mille. Celle-ci incluait entre-autres, Owl City, Two Door Cinema Club, Gold Panda, Marina & The Diamonds et The Drums, des formations qui, depuis, jouissent d’un buzz grandissant.  

Rien de plus naturel donc pour Delphic que de s’extirper des caves du Botanique pour mieux investir la salle ornée d’une boule à facette. Histoire d’exciter la foule, l’ingé son diffuse un petit remix bien puissant de « Doubt ». Instinctivement, les bassins se mettent à gigoter. Ca, c’est de la promo. Chauffé comme il se doit, le public accueille ensuite le trio qui, sans cérémonie, démarre sa prestation par « Clarion Call », la plage d’ouverture de son « Acolyte ». Pas très bavarde, la formation se contentera de lancer un petit ‘bonjour’ et quelques ‘merci’ en français dans le texte au public. Les mélodies ultra-catchy de « Doubt », « Halcyon » ou « Red Lights » se talonnent.

L’assistance à l’air plutôt réceptive, plongée dans une chaleureuse ambiance animée par un jeu de lumière assez efficace. Un « Counterpoint » et « This Momentary » plus tard, James Cook (chant, basses, bidouillages), Richard Boardman (synthés) et le batteur de la tournée relégué au fond la scène quittent les planches. Le temps d’un rappel pendant lequel Matt Cocksedge (guitares, bidouillages bis) décide de rester sur une scène plongée dans l’obscurité. Quelques secondes plus tard, il entame l’intro du titre-maître de l’œuvre introductive de Delphic. Il est alors rejoint par ses trois –osons le jeu de mots– acolytes. L’ultime morceau du set, instrumental et long de près de 10 minutes, sera le clou du spectacle, transformant la Rotonde en piste de danse, d’un bout à l’autre. Discrets mais efficaces, les p’tits Britons !

Organisation : Botanique.