Au placard la Saint-Valentin. Ce 14 février, le Botanique fêtait Delphic et la publication de son premier album, « Acolyte ». Le trio, découvert en première partie de Bloc Party ou sur la scène du festival Polsslag l’an dernier, investissait la Rotonde, en lieu et place d’un Witloof bar dans lequel il devait originellement se produire. Succès oblige.
En mai dernier, lorsque Delphic occupait les planches d’une scène du Polsslag, l’élément le plus frappant du set se situait au niveau de la ressemblance des mélodies avec celles d’un autre combo briton répondant au doux nom de Bloc Party. Depuis, les Mancuniens ont trouvé leur marques et ont publié un premier ouvrage ayant réussi à conquérir les faveurs du public et de la presse. La BBC les a d’ailleurs gratifiés d’une place confortable dans leur ‘longlist 2010’, une liste de référence des groupes à surveiller de près et qui, chaque année, vise souvent en plein dans le mille. Celle-ci incluait entre-autres, Owl City, Two Door Cinema Club, Gold Panda, Marina & The Diamonds et The Drums, des formations qui, depuis, jouissent d’un buzz grandissant.
Rien de plus naturel donc pour Delphic que de s’extirper des caves du Botanique pour mieux investir la salle ornée d’une boule à facette. Histoire d’exciter la foule, l’ingé son diffuse un petit remix bien puissant de « Doubt ». Instinctivement, les bassins se mettent à gigoter. Ca, c’est de la promo. Chauffé comme il se doit, le public accueille ensuite le trio qui, sans cérémonie, démarre sa prestation par « Clarion Call », la plage d’ouverture de son « Acolyte ». Pas très bavarde, la formation se contentera de lancer un petit ‘bonjour’ et quelques ‘merci’ en français dans le texte au public. Les mélodies ultra-catchy de « Doubt », « Halcyon » ou « Red Lights » se talonnent.
L’assistance à l’air plutôt réceptive, plongée dans une chaleureuse ambiance animée par un jeu de lumière assez efficace. Un « Counterpoint » et « This Momentary » plus tard, James Cook (chant, basses, bidouillages), Richard Boardman (synthés) et le batteur de la tournée relégué au fond la scène quittent les planches. Le temps d’un rappel pendant lequel Matt Cocksedge (guitares, bidouillages bis) décide de rester sur une scène plongée dans l’obscurité. Quelques secondes plus tard, il entame l’intro du titre-maître de l’œuvre introductive de Delphic. Il est alors rejoint par ses trois –osons le jeu de mots– acolytes. L’ultime morceau du set, instrumental et long de près de 10 minutes, sera le clou du spectacle, transformant la Rotonde en piste de danse, d’un bout à l’autre. Discrets mais efficaces, les p’tits Britons !
Organisation : Botanique.

Nederlands
Français 
