New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Dez Mona

Pursued Sinners - Brigittines Recordings

Écrit par

Dez Mona est encore trop méconnu en Belgique francophone. Le groupe, sombre et charismatique duo de voix et de contrebasse, est pourtant passé par la scène bruxelloise, notamment aux Brigittines et au Recyclart, ainsi qu'à l'AB, il y a quelques années, avant de s'étoffer au quintet actuel.

« Pursued Sinners -  Brigittines Recordings » est le réenregistrement (à cinq) de l'album des débuts ("Pursued Sinners", pièce rare voire introuvable aujourd'hui), arrangé autrement, enrichi de la maturité acquise entre-temps.

Mis en boîte aux Brigittines, l'album commence par son morceau le plus calme, « This lonely morning ». C'est le duo d'origine, composé de Nicolas Rombouts à la contrebasse et de Gregory Frateur à la voix, qui ouvre donc le disque avec cette délicate mise en bouche. La voix prend une autre tonalité, bien plus aiguisée, acérée, presque criarde, dès le deuxième morceau, auxquels s'ajoutent aussi l'accordéon déjanté de Roel Van Camp, la batterie de Steven Cassiers et le piano de Bram Weijters. Une texture qui peut rappeler un Bowie des premiers albums ou une Catherine Ringer des sommets, une voix androgyne d'une amplitude assez remarquable. Torturées et tortueuses, les compositions jaillissent, telle une lave furieuse. Ça sort en flux continu, ça déborde et ça vient de l'intérieur, du milieu, de l'intime, du fond des entrailles, ça se déroule comme des boyaux interminables. Aussi cru que ce soit, c'est pourtant magnifique.

L'interprétation, théâtrale, laisse s'échapper une grande sensibilité, celle d'un corps écorché, qui ne tarit pas de sons et de mots.

On se croirait dans un cabaret, notamment lors de la superbe « Danse macabre », provocante, festive et morbide à la fois. Cette dualité éthylique, aromatisée de quelques trompettes, évoque la fête mexicaine de la Santa Muerte et ses squelettes joyeux. D'ailleurs, Dez Mona évolue également dans un univers sacré, ses textes s'adressant bien souvent à un dieu incertain, en forme de litanies désespérées, implorantes et presque menaçantes. « Loordy ! Loordy ! Loordy ! » déchire le morceau du même nom en lambeaux de chair de poule.

Et puis, sur « Who knows where the time goes », arrive l'heure de la confidence, et la voix chuchote presque, plus apaisée, comme épuisée d'avoir tant crié.

Cette musique jazz hybride, inclassable, évoque à la fois des litanies orientales, les cycles du contrebassiste Joris Vanvinckenroye, le rock des Israéliens Asaf Avidan & the Mojos, la samba punk de la formation italienne Squarcicatrici, les gospels entendus dans le film O'Brother, l'accordéon de Richard Galliano... en tout cas, que des très grands.

Ce groupe fantastique, malgré sa trop petite notoriété, peut être sûr du bel avenir qui l'attend. Et on aurait tort de ne pas aller les applaudir en ‘live’...

 

Dez Mona

Dommage cette voix…

Écrit par

Ce jeudi 8 octobre, Dez Mona, la nouvelle promesse du rock ‘noir, jaune, rouge’ est venu présenter son 3ème album, « Hilfe Kommt ». En avant-première. A l’Atelier 21. J’avoue qu’avant cette soirée, je connaissais très mal cet ensemble anversois. « Hilfe Kommt » constitue pourtant déjà leur 3ème essai. Il fait suite à « Pursued Sinners » et « Moments of Dejection or Despondency », très favorablement accueillis par la presse belge et néerlandaise, à l’époque de leur sortie. La formation puise son inspiration dans le gospel et le jazz, mais l’esprit reste très proche du rock ‘à la dEUS’. On ne nait pas à Anvers par pur hasard. Le groupe est particulièrement reconnu pour ses prestations ‘live’. Dez Mona a d’ailleurs été le premier combo à se produire à l’Ancienne Belgique, sans avoir sorti de disque !

Habituellement arrimé au duo Gregory Frateur (voix) et Nicolas Rombouts (contrebasse), le line up de Dez Mona est ce soir enrichi d’un accordéoniste, d’un pianiste et d’un drummer. En outre, il est soutenu par deux très jolies choristes. Ma première impression est donc favorable. L’ambiance est très ‘cabaret’. Un piano, un accordéon et une contrebasse (NDR : que se réserve Nicolas Rombouts, un sosie saisissant du chanteur français Sebastien Tellier) se côtoient donc sur une scène décorée en salon intimiste. La présentation de « Hilfe Kommt » débute dans une ambiance cosy. Mais, dès les premières notes, l’attention se focalise sur Gregory Frateur. Enfin, sur sa voix. Cet homme ne pourra jamais faire l’unanimité, c’est une certitude. Car s’il possède un magnifique timbre, il le force constamment. Laborieuses au début, les compositions jazzy de Dez Mona prennent peu à peu de l’ampleur. Certains morceaux sont superbes, d’autres relativement anodins. Le public semble pourtant beaucoup apprécier la musique des nouveaux protégés de 62TV ! Les fantômes de Nina Simone rôdent en permanence. Exagérée ou non, l’émotion est palpable ! Leurs rappels sont d’ailleurs à couper le souffle. Des hauts et des bas mais une vraie personnalité et une grande maîtrise.

Le nouvel album de Dez Mona est en tout cas à découvrir. Il a de plus été produit par Paul Webb, réputé pour son travail opéré auprès de Talk Talk et Beth Gibbons. Prenons le pari, que cet opus sera une nouvelle fois de toute bonne facture, une nouvelle œuvre à mettre à l’actif de la scène musicale d’un petit pays, décidemment très rock n’ roll !