La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

logo_musiczine

Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Donald Fagen

Sunken Condos

Écrit par

Comme je ne me suis jamais intéressé à la discographie de Steely Dan, c’est en dressant des oreilles de novice que je me suis attelé à écouter « Sunken Condos », le quatrième LP de Donald Fagen, moitié créatrice de la formation jazz-rock. Un petit tour d’horizon de la discographie du duo en 10 minutes sur youtube (http://www.youtube.com/watch?v=lliKr48s5yI), me fait prendre conscience que je ne suis pas complètement vierge en matière de Steely Dan, qui compte manifestement plus d’un classique à son actif (« Reelin’ In The Years », « Do It Again », …). Caractérisé par ses mélodies retro, « Sunken Condos »,  pourrait sortir tout droit d’une boîte à archives circa seventies.

Les fans de Steely Dan ne risquent pas d’être trop déphasés. Mais loin de sonner vieillots, les mélopées jazz-pop mâtinées de Soul concoctées par Donald Fagen pourraient aisément lui rameuter quelques nouveaux adeptes, à l’instar de votre serviteur, conquis par les riffs de guitares de l’excellent « Weather In My Head », le groove tranquille de « Slinky Thing » et de la reprise du « Out Of The Ghetto » d’Isaac Hayes. Sur « Sunken Condos », Fagen avance sans se presser, laissant le temps aux ambiances de s’installer. Oreille dressée garantie.

 

Donald Fagen

Morph The Cat

Écrit par

Clef de voûte du Steely Dan au début des années 70, Donald Fagen a épuisé sa collection de ritournelles jazz-pop en moins d’une décennie. Esseulé, l’homme a entamé un voyage initiatique. A travers sa musique, Fagen s’est offert une quête introspective dont les premiers détours apparaissent en 1982 avec « The Nightfly ». A l’occasion de cette sortie solo, il s’attachait à étaler ses ambitions d’antan, ses rêves d’alors. Seul face à ses déboires, Fagen poursuivait sa démarche par le prisme de « Kamakiriad » (1993). Cette œuvre cathartique devait lui permettre de passer le cap de la quarantaine. En 2006, le chanteur nous revient. Plus fataliste que jamais, il achève sa réflexion par « Morph The Cat », troisième album résigné, prêt à affronter la vie et la mort. Pour le plus grand bonheur de ses admirateurs, Fagen se réapproprie ici les bases de son propre style : une musique sophistiquée, portée sur les accointances pop du jazz. Les chansons s’engagent sur d’étranges sentiers méditatifs. Comme sur « What I Do », sorte de conversation entre le jeune Fagen et le fantôme de Ray Charles. Plus loin, « The Great Pogoda Of Funn » évoque les tentatives amoureuses de deux amants pour contrecarrer la monotonie du quotidien. Les pistes de réflexion s’enchaînent, refermant ainsi la trilogie entamée par Donald Fagen en 1982. Au final, on retiendra surtout l’excellence des arrangements. Et la place prépondérante accordée au patriotisme. Exacerbé ? Disons simplement que notre bon Donald est resté coincé dans un trip post-11 septembre. Traumatisant.