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La vie explosive de Fine Lame

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Donna Regina

The Decline of female happiness

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Non, ne vous inquiétez pas, Donna Regina n’est pas une énième folkeuse sorti du fin fond de son patelin américain. Et ce n’est pas davantage une autre pâle copie d’Alela Diane ou de Cat Power. Donna Regina n’est pas une femme (du moins pas à part entière). Donna Regina n’est même pas italienne. Non, malgré tout ce que l’on pourrait imaginer, Donna Regina est un groupe allemand. Formé en 1992, par le couple Janssen, il sera rejoint quelque temps plus tard par un troisième larron. Un trio qui n’a jamais rencontré de réelle notoriété en dehors du territoire teuton. Il faudra attendre 1999 et leur signature sur le label allemand Karaoke Kalk pour enfin s’exporter. Cependant, on ne peut pas dire que le groupe jouisse d’une grande notoriété internationale. « The Decline of female happiness » constitue cependant, déjà, leur sixième opus.

La substance sonore dispensée par le trio baigne dans les eaux troubles de l’électronica et du folk. Donna Regina possède une très jolie voix. Douce et apaisante. Bien mise en évidence, on a l’impression de retrouver un Grandaddy conjugué au féminin. Et le titre maître, ainsi que « Perfect Stranger » en sont certainement les titres les plus significatifs. Les samples se mêlent parfaitement aux lignes de guitares acoustiques, de piano et de xylophone. D’autres titres sont cependant plus électroniques. La voix est alors malheureusement trafiquée. Triste quand on possède une chanteuse de cette trempe. La guitare laisse alors place à des nappes électroniques et aux synthés. Dommage car le mélange électro-folk était tout simplement parfait. Donna Regina s’engage alors dans une veine plus trip hop rappelant davantage Portishead. Malheureusement à ce petit jeu là, les Allemands sont beaucoup moins convaincants. 

Album en demi-teinte donc pour Donna Regina. Pourtant, lorsque guitare, piano et voix dépouillée de tout effet, sont au rendez-vous, leur musique parvient à nous faire oublier la disparition du groupe de Jason Lytle ; mais quand le groupe oublie l’aspect organique, ses morceaux se révèlent tout à fait dispensables.