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Dry Can

Meanwhile

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Difficile de ne pas penser à Pearl Jam lorsqu’on écoute Dry Can ; et tout particulièrement le morceau qui ouvre l’elpee, « Path ». Faut dire que la voix du leader, Antoine Abinun, est très proche de celle d’Eddie Vedder. La montre de ce groupe français semble d’ailleurs s’être arrêtée au cours des nineties, faute d’avoir pu entrer dans le nouveau millénaire. Le quatuor puise manifestement ses influences dans l’indie-rock et le grunge. Pensez à Nirvana ou encore Sonic Youth. Dry Can ne s’en tire pourtant pas trop mal lorsqu’il libère un max d’énergie, la voix en profitant pour hausser le ton. A l’instar du titre maître, chanté par Anne Lupieri. Des interventions vocales féminines qu’on retrouve à plusieurs reprises, comme sur « Wasted» ou encore tout au long d’un « Nu Start », de très mauvais goût néanmoins. Maintenant, n’imaginez pas que la formation se contente d’un copier/coller. Plus acoustiques, certaines compos se démarquent même de l’ensemble. Et en bien. Comme l’excellent « Sarah Blues » ou « Away », un morceau qu’on croirait tout droit sorti de la BO d’« Into the Wild ».

Bref, si cette plongée dans les nineties opérée par Dry Can, sur ce « Meanwhile », procure de bons moments, il en concède également de moins inspirés. Enfin, le disque souffre également d’une production pas toujours très soignée. Ce qui rend parfois son écoute inconfortable.