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Dylan Wickens

Hi Lo-Fi

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Canadien, ce chanteur/guitariste est à la tête d’un trio blues/rock. Il a ainsi baptisé sa section rythmique, de Grand Naturals. Elle est constituée du bassiste Dennis Pinhorn (ex-Downchild) et du batteur Al Webster (ex-Jeff Healey Band, Colin James, Long John Baldry). L’équipe avait déjà publié un premier elpee en 2010, "Tattoo black". Dans le style, le line up est idéal, afin d’atteindre un résultat optimal. Un peu comme The Cream, à l’époque glorieuse des sixties.

En ouverture, "Foolish heart" est un titre puissant. La slide est bien mise en exergue. La voix de Dylan colle bien à son répertoire. La section rythmique est parfaitement soudée. "Love & lust" est à la fois contaminé par le funk et le swamp rock. A l’instar du légendaire Creedence Clearwater Revival. "Run sister" lorgne indiscutablement vers The Cream. La ligne de basse s’inspire évidemment de Jack Bruce. Et la coloration blues est accentuée par la présence d’un des meilleurs harmonicistes canadiens, Tortoise Blue. Ses interventions classieuses incitent Wickens à tirer le meilleur de ses cordes. Tortoise est passé à l’orgue Hammond pour "Calamity Jane", un blues/rock classique, cool, que chante parfaitement Dylan. Il signe une introduction hantée par Albert King sur "Fall apart". La six cordes est lumineuse ; et soutenue par la basse puissante de Pinhorm, elle s’envole vers les sommets. La batterie de Webster adopte un tempo discrètement funky sur "She’s back in town", une piste indolente au chant presque déclamatoire, dont l’atmosphère n’est pas sans rappeler Jimi Hendrix. "Your other man" est une plage volontairement primaire, brute de décoffrage. La ligne de basse est à nouveau imparable. La voix de Wickens toujours aussi impeccable. La compo monte progressivement en puissance jusqu’au –trop court– bouquet final. Dans le même registre, "Rock bottom" nous entraîne dans le delta. La basse est encore largement amplifiée et la guitare créative. La dernière plage a été immortalisée en ‘live’. "In my time of dying" reflète bien le potentiel du trio, en public. Les trois musicos chantent en chœur. Accrocheuse, rageuse, douloureuse, la slide est poussée dans ses derniers retranchements…