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Eagle Seagull

De drôles d’oiseaux…

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Eagle Seagull (traduction littérale, l’aigle goéland) est un curieux patronyme choisi par une formation issue du Nebraska, fondée en 2004. Responsable d’un excellent second opus, en mars dernier (« The Year of the How-To-Book »), elle se produisait au Witloof Bar du Botanique, ce 27 avril. Pas la grande foule cependant pour accueillir ce combo yankee. Et pour cause, leur notoriété dépasse à peine la zone crépusculaire de l’underground. Pourtant, il affiche un fameux potentiel, susceptible de drainer un large public. Il faudra cependant faire preuve de patience, avant de le voir concrétiser ses rêves…

Eli Mardock et sa compagne Carrie ‘Eddie Sedgwick’ Butler sont les leaders du band. Ils se plantent au beau milieu de la scène, entourés d’une multitude de claviers. J.J. Idt s’installe à gauche. C’est le guitariste. Il affiche un look de bûcheron. Le jeune Mike Overfield se poste du côté droit. Il est vêtu d’un sweater à capuche. Le drummer prend un certain recul, par rapport au podium. C’est apparemment le musicien le plus âge de l’équipe. Les attitudes du couple sont très rock’n’roll. Glamoureuses, même. Ou si vous préférez, professionnelles. Les meilleurs titres de leur dernier elpee défilent. Le timbre vocal d’Eli rappelle, manifestement, celui de l’ex-chanteur de Pulp, Jarvis Cocker. Quant à la musique, pop et dansante, elle navigue quelque part entre le Bowie des 70’s et Arcade Fire. Jusqu’alors tout baigne. Mais progressivement, on ressent un certain malaise. Le climat entre les musicos du groupe ne semble pas au beau fixe ; et ils ne cherchent guère à établir la moindre communication avec le public. On a même parfois l’impression qu’ils (se) font la gueule. Et J.J. Idt, le guitariste, tout particulièrement. A moins qu’il ne s’em*****. Quand à Eli, son regard se perd dans les méandres de son étonnante tignasse. De quoi plomber l’ambiance. D’autant plus que les compos se révèlent, au fur et à mesure, de moins en moins contagieuses. Seul le violon de Carrie Butler parvient alors à maintenir le fil conducteur. Heureusement, la fin de parcours est bien plus excitante. Et le set de s’achever en force par « You’re the Reason Why I’m Afraid to Die », c'est-à-dire le meilleur morceau de « The Year of the How-To-book ». On aura même droit à un rappel, au cours duquel les membres de la formation vont enfin esquisser un sourire.

Si Eagle Seagull veut vraiment décoller, il a tout intérêt à soigner son jeu de scène. Les compos de leur long playing, ont beau se révéler superbes, dansantes et lyriques, leur transposition en ‘live’ ne m’a pas vraiment convaincu. Les natifs de Lincoln ont tout intérêt à se secouer les puces, s’ils veulent vraiment s’extraire de l’anonymat. Suffit pas d’avoir le potentiel, il faut aussi vouloir le démontrer…

Organisation Botanique.

Eagle Seagull

The Year of The How-To-Book

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Eagle Seagull ! C’est le type de pseudo que l’ornithologue Jonathan Meiburg (Shearwater) aurait adoré. On imagine alors un univers sonore étrange, traversé par un oiseau de grande taille, les ailes toutes grandes déployées, au-dessus des flots de l’océan. Beau et ambitieux à la fois… Sous ce patronyme, se cache cependant une formation américaine. Issue de Lincoln, dans le Nebraska. Fondée en 2004 et peu connue chez nous, elle avait déjà commis un premier album en 2006 et un Ep en 2008. Eli Mardock est le leader de ce quatuor.

Eagle Seagull pratique une musique empreinte de lyrisme et de mélancolie. Mais une mélancolie qui peut se muer en joyeux bordel. A un tel point qu’elle peut engendrer un sentiment d’optimisme. Les parties vocales sont propices à l’exaltation de l’âme. Les crescendos irrésistibles. L’instrumentation est soignée et mélodieuse. Bref, leur mélange subtil entre rock et new wave, évoque tour à tour Arcade Fire (« I Don’t Know if This is Ignorance or Transcendence »), Pulp (« I’m Sorry but I’m Beginning to Hate your Face »), Get Well Soon (« We Move Like Turtles Might ») et surtout David Bowie. Ces oiseaux de mer arborent un plumage largement suffisant pour séduire le plus grand nombre ; mais pour l’instant, doivent se contenter d’un malheureux succès d’estime. Un sort injuste tant les compositions de « The Year of How-To-Book » sont belles, émouvantes, intenses et excitantes. Mention spéciale, cependant, aux irrésistibles « You Can’t Call Yourself a Secret » et « I’m Sorry But I’m Beginning To Hate Your Face », dignes des meilleures compos de Jarvis Cocker ! Produit par Ryan Hadlock (The Gossip, Blonde Redhead), cet opus a été judicieusement enrichi d’arrangements de cordes ainsi que de chœurs allègres mais classieux.

Eagle Seagull se produira ce 27 avril au Witloof Bar du Botanique et le 28 au Cactus à Bruges. Une bonne occasion de les découvrir dans un environnement intimiste, avant que les salles de plus grande capacité leur ouvrent les bras…

Eagle Seagull

Eagle Seagull

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Les membres d’Eagle Seagull nous viennent du Nebraska. De Lincoln, très exactement. Un groupe qui a rencontré pas mal de difficulté à se faire connaître. A cet égard, il doit une fière chandelle à Internet. Et en particulier au portail Myspace, devenu aujourd’hui une véritable porte de sortie pour les groupes émergents. Et il n’y a pas un jour sans qu’on y découvre un nouveau talent. Eagle Seagull en est un nouvel exemple… Eagle Seagull pratique une pop rock qui doit autant à Arcade Fire qu’à Roxy Music. En beaucoup plus mélancolique. Incontournable, le piano sert de base à la plupart des compositions. Et en particulier tout au long de cet opus éponyme. Un titre phare : "Photograph". Le meilleur fragment de l’elpee, bien évidemment. Le plus dynamique. Le plus intense aussi. L’émotion y est alors à son paroxysme. Nonobstant le peu de notoriété, la formation s’est quand même produite lors de la dernière édition du festival de Dour. Et il faut reconnaître qu’elle possède tous les atouts nécessaires et indispensables pour faire la différence. Suffira simplement de mieux doser son flux d’émo et de mélo. Et pourquoi pas d’injecter davantage de rythme dans son expression sonore. Dans le cas contraire, le projet risque de disparaître aussi vite qu’il n’est apparu… Leur prochain album devrait pouvoir nous fixer à ce sujet.