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Erik Trauner

A scarecrow´s moan

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Erik Trauner est né à Vienne. Agé de 48 ans, ce chanteur/guitariste/harmoniciste/compositeur est aussi et surtout le leader du Mojo Blues Band, depuis sa création en 1977. Le blues coule dans ses veines. Un passionné qui aime le Chicago blues, mais également les très louisianais cajun et zydeco. Il se produit régulièrement en solitaire lors de concerts acoustiques où il peut laisser brûler sa flamme et étaler son talent. A ce jour, il a commis deux elpees sous son patronyme : Up slide down", paru chez Wolf en 1995 et "I'll fly away", enregistré en compagnie de la chanteuse de gospel Sister Shirley Sidney, un disque édité sur Document en 1998.

Acoustique, ce nouvel opus a été concocté en solo. Assis sur un tabouret, Erik empoigne son dobro à l'armature métallique et commence à interpréter la plage éponyme. Il la chante de son timbre indolent. Son instrument libère une tonalité d’une limpidité étonnante. Trauner a composé la plupart des compos de ce disque. Il réalise son adaptation personnelle du blues rural, de ce country blues né il y a quelques décennies. Il a manifestement intégré cette musique. Et de la manière la plus naturelle possible. Ce Viennois est ainsi capable d’attaquer des styles totalement différents, tout en variant les tempi. A l’instar de "The kids can't stand it" ou du tribal "I hope this man was heaven bound", compo qui a reçu la participation de Siggi Fassl aux vocaux. Une collaboration qu’il renouvelle sur "Philly Angel". Membres du Mojo Blues Band, ces deux chanteurs/guitaristes se produisent parfois ensemble sous le patronyme de Wizards of Blues, un projet destiné à remettre au goût du jour le blues des années 30 et 40. Seul sur les planches, Erik se débrouille aussi bien. Il est capable de tirer le maximum de son répertoire et de créer une ambiance participative. Il le démontre tout au long de l’allègre "I ain't funny that way". Il a également le don de faire passer ses émotions, tant il vit sa musique. Sa gratte et lui ne font qu’un. Et lorsqu’il est hanté par Lightnin' Hopkins sur "You live so far away", l’intensité est à son comble. Il s'attaque également en solitaire au boogie entraînant "Mainstreet boogie". Trauner est également habile pour mouler son blues dans de biens jolies mélodies. Parfumé d’exotisme par une slide aux accents hawaiiens, "Inside job" en est la plus belle illustration. Cet elpee ne suscite jamais la lassitude. Même lors des reprises. Erik s’en réserve trois : le "Sleepy water Blues" de Lonnie Johnson, "Highway 61" de Mississippi Fred McDowell, caractérisé par un jeu aussi superbe que poignant au bottleneck, et "No, no blues" de Curley Weaver. Trauner achève cet opus par une longue plage instrumentale aux accents dramatiques. Son bottleneck glisse avec beaucoup de sensibilité, le long des cordes. On y discerne clairement la souffrance manifestée par les gémissements de son instrument. Le ton est volontairement grave pour marquer ce "Pontchartrain flood", en référence à l'ouragan Katrina qui dévasta une bonne partie de la Louisiane près de la Nouvelle-Orléans et du Mississippi. Excellent !