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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Esmerine

Mechanics of dominion

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2017 a été une année faste pour le label montréalais Constellation. Quelques mois après avoir publié le superbe dernier elpee de Godspeed You ! Black Emperor, « Luciferian Towers », il nous propose le tout aussi remarquable « Mechanics of dominion » d’Esmerine. Un opus qui fait suite à « Lost Voices », paru il y a deux ans. Il s’agit du 6ème long playing du duo réunissant le percussionniste Bruce Crawdon (ex-Godspeed You! Back Emperor) et la violoncelliste Rebecca Foon (ex-Thee Silver Mount Zion, Satland). Dans l’esprit de la philosophie prônée par l’écurie canadienne, « Mechanics of Dominion » véhicule un message sociopolitique. Un message, pour la circonstance, environnemental. Sujet auquel Rebecca est particulièrement sensible…

Pour enregistrer cet LP, la paire a bénéficié du concours de quelques invités, dont la violoniste de GY !BE, Sophie Trudeau. Découpé en huit longues plages, cette plaque baigne dans un indéfectible post-folk-rock, caractérisé par une riche orchestration, au sein de laquelle on reconnaît la présence d’un marimba. Entre pistes minimalistes (« The Space in Between »), intimistes (le mélancolique « La Pénombre), construites en crescendo (l’énergique « La Plume des armes ») ou instrumentalement riches (« La Lucha Es Una Sola », « Que se Vayan Todos », « Mechanics of Dominion »), Esmerine varie les climats et les émotions.

Votre serviteur n’a écouté cet album qu’après avoir confectionné son Top 2017. Il n’a donc malheureusement pas l’intégrer. « Mechanics of Dominion » y aurait pourtant mérité une place de choix !

 

Esmerine

La Lechuza

Écrit par

Le ‘Miles End’ est un quartier relativement méconnu de Montréal. Mais c’est probablement un endroit formidable. Et pour cause, c’est là que sont nés des groupes aussi fantastiques que Godspeed You ! Black Emperor, Set Fire to Flames et Thee Silver Mt. Zion, réunis sous le label Constellation. Et que nous vient Esmerine, un duo expérimental, fondé il y a une dizaine d’années, par Bruce Cawdron et Beckie Foon. « La Lechuza » constitue leur nouvel opus. Leur troisième aussi. Et le précédent date quand même de 6 longues années…

En règle générale, la musique d’Esmerine privilégie la rencontre entre le violoncelle de Beckie Foon et les rythmes latino de Bruce Cawdron. En résulte des vignettes oniriques épurées de toute trace de guitare. Mais sur cet elpee, le duo a intégré la harpe de Sarah Pagé (Barr Brothers) et les percussions d’Andrew Barr (The Slip et Barr Brothers).

La richesse de cette œuvre se mérite. Et pour cause, en l’écoutant d’une oreille distraite, il se révèle anodin, à la limite irritant. Pourtant, en creusant un peu, on se rend compte de la richesse de son instrumentation.

Dans sa grande tradition collective, la scène montréalaise a participé activement aux sessions d’enregistrement de ce long playing. Point d’orgue ? La magnifique complainte « Snow Day for Lhasa », chantée par Patrick Watson (NDR : également responsable de la production du disque) et l’instrumental énergique « Little Streams Make Big Rivers ». Parmi les autres collaborateurs, on épinglera également la participation de membres du backing group de Patrick Watson, de Sarah Neufeld d’Arcade Fire et de Colin Stetson, préposé au saxo. Sans oublier feue Lhasa de Sela, pour « Fish on land », morceau qui avait été composé en sa compagnie. La chanteuse canadienne nous a malheureusement quittés début 2010…

 

Esmerine

Aurora

Le post-rock, voire le néo-classique, tant de choses et tant d’autres dont le Canada, et Montréal en particulier, se sont faits le trépidant porte-étendard. Depuis Godspeed, une horde de groupes à géométrie variable se sont ainsi distingués dans l’éloge d’une certaine musique, romantique, envahissante, cyclothymique et suspendue. Des labels comme Constellation, Alien8, Arts & Crafts ou Intr_Version sont devenus les plateformes incandescentes de ces collectifs en jachère, aux contours flous mais aux idées larges. La suite, on la connaît… Esmerine est un duo composé de Bruce Cawdron et de Beckie Foon, deux électrons libres de la scène montréalaise, vus et entendus chez GY!BE, Set Fire to Flames et Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band. Tout de suite, il est facile d’imaginer la suite : 6 morceaux aux ambiances dostoïevskiennes, où le piano drague l’archet en pelotant le glockenspiel, même que le marimba et la guitare, ils matent du coin de la lorgnette. Et forcément, ça s’installe en douceur, ça murmure avant les grands éclats, l’orgasme, puis, à nouveau, d’autres préliminaires. A noter également la présence de Mike Moya, d’Harris Newman (Hrsta) et de Jessie Carrot (JOMF)… Elle est pas belle, la grande famille du post-rock à la québecquoise ?