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Etienne De Crecy

Super Discount 2

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En 1996, Etienne De Crécy signe "Super Discount", disque historique, œuvre inaugurale de la house française et de tout un mouvement brusquement baptisé "french touch". Depuis, huit longues années se sont écoulées et des cohortes de projets hexagonaux se sont vues coller cette jolie étiquette, quelque peu décolorée en ce début de millénaire. Aujourd'hui, Etienne De Crécy revient aux affaires et réassortit l'étalage de son super magasin électronique. Pour "Super Discount 2", la marchandise reste du même calibre ; mais cette fois, le personnel convoqué en arrière boutique impressionne forcément. Dès l'ouverture et les premières boucles de "Poisoned", Etienne convie son vieil ami Philippe Zdar pour un morceau simple à l'efficacité immédiate. Ensuite, la liste des invités s'élargit et monte en puissance grâce à Alex Gopher et Julien Delfaud, venus mettre la main à l'ouvrage du maître sur "Fast Track", remède incontestable à la morosité. Etienne De Crécy enchaîne alors "Grokster" et "Morpheus" sans discontinuer. C'est là, à la quatrième plage, que l'évidence nous saute aux yeux ! Tous les titres de ce "Super Discount 2" portent le nom de programmes de téléchargement MP3 ("Limewire", "Soul Seek", "Overnet",…). Est-ce là une analogie à opérer entre son "Super Discount" et les réseaux de peer-to-peer (P2P) ? Rien n'est moins sûr mais la question reste posée. Plus loin, "Audio Galaxy" préfigure de longues et nerveuses soirées sur les dancefloors. Sur "Gifted", notre chef de rayon invite le très branché DJ Mehdi pour le titre le plus faiblard d'un album jusqu'alors irréprochable. La deuxième livraison du magasin d'Etienne De Crécy s'achève en apothéose sur "Overnet" et son beat incessant. Un disque indispensable pour passer l'hiver au chaud, tenir la forme et afficher une ligne irréprochable dès les premières lueurs de l'été !

Etienne De Crecy

Tempovision

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La fac, c'était il y a deux ans déjà. Nous avions entre 19 et 23 ans. Le lectorat s'y reconnaîtra sans doute. Depuis, la vie (cette chienne) a repris ses droits. Plus personne ne fréquente l'institution scolaire. Et il faut bien affronter la réalité journalière avec son lot de heurts, de coups bas, de vengeance malsaine et d'injustice. On s'en serait bien passé, nous, les d'jeuns en jeans larges flottant sur des baskets Nike dernier cri. Heureusement que, dans les moments durs, subsiste la nostalgie, cette fuite intérieure. Pour la déclencher, on se remémore certains morceaux ou certains albums n'ayant pas quitté la platine durant nos années universitaires. En fait, maintenant on s'en rend compte, cette French Touch qu'on prenait plaisir à pourfendre constitue, quand même, une bonne partie de nos souvenirs tire larme. Normal, Daft Punk et Etienne de Crécy rythmaient quotidiennement nos déhanchements de post adolescents régressifs avec leurs mélodies funky sucrées diablement efficaces. Alors, voir réapparaître dans les bacs un vieux de la vieille, ça fait forcément chaud au coeur, à défaut de bouleverser la planète électronique. Pour nous, il sera éternellement attaché à nos indescriptibles souvenirs. Cet album d'ailleurs reprend les choses là où Etienne a bien voulu les laisser, joue le jeu du passé larmoyant, saupoudré de quelques touches de noirceur appréciables, car peu habituelle chez De Crécy.

" Tempovision " vise large, cherche à remuer les gambettes, même s'il faut pour cela lorgner vers le kitsch, le funk des plus grossiers ou une touche française vieillotte et maladroitement insistante. Chez lui, donc, rien n'a changé On le répète, l'electronica ou le drum'n'bass semblant être le cadet de ses soucis. Préfère taper direct dans les pattes, calibrant parfaitement ses futur hits potentiels. Du coup, beaucoup de monde le déteste. Trop consensuel le monsieur. Ok ! Mais il existe encore des gens qui prennent plaisir à s'amuser entre eux sans se prendre la tête avec, en bruit de fond, une musique house virevoltante, acculée mais efficace. C'est fait pour ça, quitte à bouffer à tous les râteliers. Pas bien jolie cette attitude ! Mais bref, cette musique n'emmerdera que les aigris qui se donnent une contenance en s'efforçant d'écouter Oval, et rien qu'Oval. Relax les mecs ! Nous, on est bien heureux de le retrouver, votre petit frère en Deug adore même s'il se refuse à vous l'admettre, car il lui aura permis de voir son meilleur qui ne supporte pas l'alcool monter sur la table en vociférant " YYYYAAAAAOOOUUUUHIIIIIII " lorsque monte la rythmique de " 3 day week end ", ou celle de " Out of my hands ". Et pour le prof d'infographie trentenaire qu'on a invité pour avoir de bonnes notes, y'a un morceau new wave imparable : " Scratched ". Quant au reste, il amusera le mec perpétuellement assis, vous savez celui qui fait la gueule sans raison. Tout le monde il est pas heureux ?