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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Florian Horwath

We Are All Gold (2006)

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Rencontré en import quelques mois plus tôt, le premier album de Florian Horwath jouit enfin d’une distribution nationale. Son disque, « We Are All Gold », n’a pas changé, alternant les variations pop, écumant les perspectives de ses passions musicales. L’ouverture des festivités laisse augurer du meilleur. Une musique simple, touchante, catapultée sur le haut de l’estrade par de véritables tubes : « Codeine » ou « Golden Teeth ». Florian Horwath ravive les souvenirs. Un élan faussement maladroit, piqué chez Pavement, une aisance mélodique, aperçue chez Ed Harcourt, un bric-à-brac bricolo à ranger du côté des barbus démissionnaires de Grandaddy. Une perle sporadique de gospel (« Not Half Awake ») vient finalement s’inscrire dans la bible comme un évangile harmonique avant le déluge. Car, en compagnie du brillant Peter Von Poehl (dont on attend toujours le premier album solo), Horwath s’égare, s’enfonce dans de vaines complaisances dramatiques, sobrement dénudées du tissu mélodique qui les habillait jusqu’alors. Dans les aigus, la voix de Florian Horwath chevrote, trébuche, s’effondre (« I Feel You So »). Cette inéluctable constatation nous titille le tympan. Mais c’est en concert que le juge disposera de toutes les clefs du procès. A souligner, le superbe « Clear Night For Love », cinglant hommage à Rocky Erickson (13th Floor Elevators) dont la folie a certainement dépassé les bornes de l’humanité.

Florian Horwath

We Are All Gold (2005)

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Des fois, la fin d’un disque peut se révéler fatale. A l’horizon, aucune issue de secours pour rattraper le coup. Florian Horwath est une des nombreuses victimes de ce guet-apens artistique. Son disque, « We Are All Gold », en présente les pénibles symptômes. Pourtant, l’ouverture des festivités laissait augurer du meilleur : une musique simple, touchante, catapultée sur le haut de l’estrade par de véritables tubes : « Codeine », « Golden Teeth ». Un élan faussement maladroit, piqué chez Pavement, une aisance mélodique, aperçue chez Ed Harcourt, un bric-à-brac bricolo à ranger du côté des barbus de Grandaddy. Une perle sporadique de gospel (« Not Half Awake »), évangile harmonique avant le déluge. « When The Light Came Around » met l’auditeur en garde. En compagnie du brillant Peter Von Poehl (dont on attend le premier album solo pour février 2006), Horwath s’égare, s’enfonce dans de vaines complaisances, dramatiques, sobrement dénudées du tissu mélodique qui les habillait jusqu’alors. Dans les aigus, la voix de Florian Horwath chevrote, trébuche, s’effondre dans le pathétiquement correct (« I Feel You So »). Cette inéluctable constatation nous titille le tympan ici et là. Mais c’est en concert que le juge disposera de toutes les clefs du procès. « Clear Night For Love » vient rendre un cinglant hommage à Rocky Erickson (13th Floor Elevators) dont la folie a certainement dépassé les frontières de l’humanité depuis des années. Prions toutefois pour sa psychologie débitée qu’il n’écoute cette reprise…