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The Phoenix Foundation

Give Up Your dreams

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Exportateur officiel de psyché/rock depuis ses débuts, en 2000, The Phoenix Foundation (NDR : le patronyme est inspiré par la fameuse ‘Fondation Phoenix’ de la série culte des années 80, ‘MacGyver’ !) croit toujours en sa noble cause et n’est pas encore décidé à abandonner ses rêves, à contrario de ce qu’annonce son 6ème elpee, « Give Up Your Dreams »… Depuis Wellington, le gang néo-zélandais soigne bien entendu ses claviers, souvent progressifs (« Mountain »), son profil dansant, qu’il emboîte dans les pas de LCD (« Playing Dead ») ou encore ses chœurs allègres (« Give Up Your Dreams ») tout en s’autorisant des escapades disco/pop (« Celestial Bodies ») ou en délivrant des pépites pop atmosphériques et mélancoliques (« Prawn »). La musique de TPF est certainement plus consistante que celle d’Edward Sharpe. Les musicos affichent une belle maîtrise technique. Mais surtout leurs compos libèrent une humeur résolument positive, à l’instar du contagieux « Bob Lennon John Dylan », qui aurait pu naître d’une rencontre libidineuse entre Pink Floyd et les Beach Boys ! Avouez qu’il y a pire comme filiation… Rongé par le spleen, en cette période mouvementée ? Devenez membres de la Fondation Phoenix ; elle vous permettra probablement d’échapper à la morosité ambiante…

 

The Phoenix Foundation

Buffalo

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The Phoenix Foundation, c’est l’histoire de trois gamins de Wellington qui ont passé leur adolescence à s’envoyer du Sepultura et autres Slayer dans les oreilles avant de décider de s’armer eux-mêmes de guitares et d’écrire leurs propres chansons. En 2000, ils publient un premier Ep qui fait fi de toutes leurs influences et révèle leur amour pour les mélopées psyché-pop. S’ensuit dix années durant lesquelles le trio règne sur les ondes néo-zélandaises et australiennes. Une décennie également marquée par un changement au sein du line-up de la formation qui passe sans transition de trio à sextet. Ce n’est qu’en 2007, après la sortie de la bande son de l’excellent film indépendant « Shark Vs Eagle », pour lequel The Phoenix Foundation a enregistré sept morceaux, que « Horsepower », le premier ouvrage de la formation, trouve le chemin des bacs ricains. Soit quatre ans après sa date de sortie originelle.

En 2010, The Phoenix Foundation s’acoquine avec Memphis Industries et délivrent « Buffalo », le disque qui les révèle enfin au reste du monde. Et à juste titre, car ces gars-là s’y connaissent en matière de pop multicouches. « Eventually » ouvre le bal, façon ‘Shins’, avant de laisser place à des titres Folk Pop aux mélodies pastorales et vivaces qui évoquent parfois Super Furry Animals ou les Stone Roses (l'excellent "Pot"). « Buffalo » a été publié l’hiver dernier mais c’est ce printemps qu’il prend tout son sens et toute sa saveur.

Live : dans le cadre du festival Boomtown (Gand) le 19 juillet.

The Third Eye Foundation

The Dark

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C’est dans son caractère. Matt Elliott n’est pas un rigolo. Et sa musique reflète parfaitement le tempérament de l’énergumène. C’est qu’il prend la musique au sérieux le bougre. D’ailleurs, ce n’est pas le sixième album de Third Eye Foundation, son projet électro le plus méchamment sombre, qui va changer le cours des événements, malgré la confection de travaux en solitaire, exécutés dans une veine plus folk. « The Dark » fait suite à « Little Lost Soul », sorti en 2001. Une œuvre ravagée mais envoûtante qui s’étale sur 40 minutes. On se demande même comment on a pu se débrouiller, pendant aussi longtemps, pour se priver de ses voyages trip hop aussi lugubres que majestueux ?

Découpé en 5 plages, « The Dark » s’écoute d’une seule traite. Ténébreux, esthétique, profond, son univers sonore est alimenté par des boîtes à rythmes discrètes, parcouru, tel le souffle d’un blizzard venu de l’Est, d’instruments à cordes, hanté de voix féminines issues d’outre-tombe et fouetté de beats électro hypnotiques. Sans pour autant négliger l’aspect mélodique insidieusement contagieux. Et paradoxalement, au cœur de ce climat glacial, Third Eye Foundation parvient à communiquer de subtiles vibrations. Je me demandais, il y a peu, quelle était la source d’inspiration majeure de Forest Swords, responsable de « Rattling cage », une œuvre aussi dérangeante que séduisante ? Pas la peine de vous casser la tête…

 

Asian Dub Foundation

Asian Hot Foundation !

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Actif depuis 1993, Asian Dub Foundation est un véritable caméléon. Non seulement il change constamment de visage, mais aussi de label. Après avoir sorti « Tank » chez EMI, en 2005, disque dont l’accueil est resté plutôt mitigé ; et un premier ‘best of’, publié en 2007, les sept membres actuels reviennent aujourd’hui sous la houlette du label indépendant Naïve (distribué en Belgique par Pias). Le fruit de cette première collaboration s’intitule « Punkara », un septième ouvrage studio toutes guitares en avant. Ce 30 octobre, ils venaient présenter leur dernier opus au public d’une Orangerie comble et comblée.

Evitant à son public la case ‘première partie’, Asian Dub Foundation débarque sur scène à 20h30 sous sa nouvelle mouture. Rejoint par Al Rumjen, ex-membre des regrettés King Prawn, ainsi que par Aktav8r, qui avait quitté les rangs de la fondation en 2004 pour les réintégrer l’an dernier, le combo revient plus puissant que jamais. Après une petite intro pour chauffer la salle, les six membres présents sur scène font la part belle aux morceaux de leur deux derniers opus. Le public se laisse prendre au jeu. Rien n’est plus beau qu’une Orangerie secouée dans ses entrailles par la réviviscence d’une frénésie vécue bien trop rarement dans les salles de concerts. « Buzzin’ », « Speed Of Light », « Burning Fence », « Flyover », « Oil », « Take Back The Power », « S.O.C.A. », « Superpower » ou le très bon « Living Under The Radar » sont autant de titres qui enflamment le parterre et couvre celui-ci d’épaisses gouttes de sueur. Après une petite pause bien méritée, Asian Dub Foundation finit d’achever son public par « Takbir », une excellente reprise d’Ali Khan et son énorme « Fortress Europe ». Même si la formation a snobé ses travaux les plus antérieurs, elle aura démontré une fois de plus toute sa puissance scénique à un public sur les genoux après 1h30 de secousses corporelles.

Organisation : Botanique.    

Asian Dub Foundation

Tank

Écrit par
Déjà le cinquième album pour ce collectif anglais et plus ou moins la même recette sonore. Une musique au flux énergique élevé qui mélange allègrement guitares rock’n’roll, reggae, hip hop, drum and bass, sonorités indopakistanaises et électro en général. De son vocal reggae roots, le chanteur Ghetto Priest apporte un peu de douceur et tempère la virulence du flow ragga de Mc.Spex. Porté par l’excellent single « Flyover », on ne peut pas dire que cet album fasse dans la dentelle. La virulence des propos (sur la situation irakienne et la société anglaise) s’allie à un magma sonore qui désarçonne un peu à la première écoute. On regrettera la structure un peu systématique de certains titres gâchés par l’alternance entre chant et ragga. Néanmoins, l’opus recèle quelques très bonnes plages ; à l’instar des groovys « Hope » et « Round Up », du glacial « Who Runs the Place » ou encore de « Tomorrow Begins Today », le seul track down tempo du disque. Sûrement pas le meilleur album du collectif, mais un solide essai qui devrait prendre toute sa dimension en concert.

Asian Dub Foundation

Keep Bangin´ On The Walls

Pour apprécier Asian Dub Foundation à sa juste valeur, il faut les voir en live : c'est en effet sur scène que la musique métissée du collectif londonien prend toute sa saveur et exprime au mieux sa force de frappe. Mélange épicé de samples vindicatifs, de breakbeats sauvages, de percussions indiennes et de rap féroce, la fusion bouillonnante d'ADF s'appréhende davantage en prise avec le réel et dans l'urgence, bref en concert, que sur CD. Ce n'est pas avachi dans son fauteuil qu'on écoute au mieux les discours d'ADF, politisés à l'extrême, mais dans la fournaise d'une salle de concert, le poing serré en l'air et les tympans violentés par la puissance sonore. A cet égard, " Keep Bangin' On The Walls " pourrait bien être le meilleur album d'ADF, puisqu'il restitue avec intensité le véritable impact des beats et des paroles, souvent muselés sur disques par la précision du travail en studio. Si les titres du dernier album sont ici privilégiés (" Fortress Europe ", " La Haine ", " Rise to the Challenge ", " 2 Face ",…), on retrouve avec plaisir ces " Charge ", " Riddim I Like " et " Rebel Warrior " qui ont fait la réputation scénique du groupe. Sans conteste un des meilleurs en live… même que c'est marqué sur le sticker publicitaire qui orne la pochette. Pour une fois, on n'osera pas dire le contraire.

The Third Eye Foundation

Parano des bois…

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Matt Elliot est un de ces adeptes des collages musicaux sans cesse aux aguets d'ingrédients à enfourner dans la moulinette de son sampler. Ce qui en ressort a habituellement un fort arrière-goût d'électronique, mais piétine joyeusement les plates-bandes du post rock comme celles de la drum'n'bass, du trip hop et de l'avant-garde. Pour un peu, on aurait l'impression qu'il ne se sent bien, comme son compatriote Jonny L., que devant ses machines...

Avec des titres comme « There'sA Fight At The End Of The Tunnel », « Fear Of A Wade Planet » ou « An Even Harder Shade Of Dark » ce serait presque un jeu de retrouver les originaux auxquels tu sembles faire référence...

Je suppose, oui. Malgré leur ironie, ils donnent déjà une petite indication du morceau. Pour moi, c’est comme un mécanisme de défense contre le ridicule dans lequel je tomberais si j'étais trop explicite. J’essaie qu’ils soient marrants ; mais en général, je choisis le titre quand le morceau est terminé. Je n'y pense pas en composant. Après coup, je me dis: ‘Il faut encore que je ponde quelque chose’. Je tourne un peu en rond, et n'importe quoi peut m'aiguiller. En fait, ces titres, c'est juste moi en train de me marrer. Je suppose que je suis quelqu'un d'assez ironique. Dans la vie, tu ris ou tu pleures. Et je préfère rire de la religion, de l'homme en général, de tout quoi. Il n'y a que par rapport à la musique que je ne suis pas ironique. C'est trop important pour moi!

Et ça fait mal ?

Tout ton travail est-il basé sur l'expérimentation?

En général je démarre par un drumbeat. C'est le plus simple, et ce processus est assez neutre, émotionnellement parlant. Après, je réfléchis à la tournure que je veux donner au morceau, ce que j'ai envie d'explorer comme sentiment. Il peut emprunter n'importe quelle voie. Et j'écoute aussi beaucoup de musique. Enfin, uniquement ce qui pourrait me servir, des trucs que je peux... voler ! Cette méthode peut prendre du temps. Alors je fume, je ne dors presque pas, je ne mange plus et je deviens fou. Parfois au bout de quelques jours, je n'ai qu'un ou deux morceaux valables. Parfois je reste en rade avec ce drumbeat...

Ta musique nait aussi de cette frustration?

C’est plutôt le travail en lui-même qui est parfois frustrant. Ou terriblement déprimant. Tu sais, quand rien ne marche... Alors j'éteins tout et je vais dormir. Ou me soûle la gueule. Mais j'aime ce que je fais. J’essaie d'ailleurs de me conduire de1a manière la plus dingue possible quand je travaille, je repousse sans cesse mes limites. C'est la musique qui veut ça... Aucune sensation n'équivaudra jamais celle que tu peux ressentir quand tu entends enfin ce morceau qui t'a fait suer sang et eau...

Comment travailles-tu les samples?

Chez moi, ils sont essentiels. Il n’y a que le séquencer que j'utilise autant qu'eux, mais de mon point de vue, la musique basée sur les samples est la seule qui puisse encore apporter quelque chose aujourd'hui. Je ne dis pas que tout doit être computarisé ; des types comme Elliot Smith ou les Palace Brothers ont leur place, bien sûr, mais j'aime assez l'idée selon laquelle le sample te permet d'utiliser n'importe quel son, puisé n'importe où dans... l’univers. Et de pouvoir faire ce que tu veux avec. Ces derniers temps, j'ai passé plus d'heures à jouer avec les samples qu’à réellement enregistrer de la musique. A vrai dire, je ne comprends pas très bien ces producteurs qui utilisent juste des sampleurs pour coller un ‘ooh yeah’ sur un beat. D’autant qu’aujourd'hui, ils sont à la portée de toutes les bourses et qu'ils t’ouvrent des horizons infinis...

Ne crois-tu pas que cette façon de ‘t'amuser’ devienne une recette en soi, au détriment de ta créativité par exemple?

Je ne sais pas. En tout cas, je n’ai pas le sentiment d’essayer des sons bizarres juste pour le plaisir d'avoir l'air bizarre. Si mes titres sont étranges, c'est parce que je suis moi-même un type étrange. Je le sais, on me la dit! Au départ, j'enregistrais des trucs vraiment durs, sales, agressifs. Aujourd'hui, j’ai plus envie de créer de belles choses. Enfin, quand je dis ‘belles’, ça ne veut pas dire ‘gentilles’. ‘Belles’ comme de la musique classique quoi, qui peut être sombre en même temps.

Tu réécoutes souvent tes disques?

Hum...! Il y a un truc que tu dois absolument faire avec ma musique, c'est te balader dans les bois ou dans un parc et l'écouter sur un minidisc. Là, le son est vraiment exceptionnel. Je l’ai expérimenté après avoir achevé l’enregistrement de « You Guys Kill Me ». Les bois, c'est un bon plan, parce qu’on y a plus vite peur. Il m'est arrivé à plusieurs reprises de regarder par-dessus mon épaule... Mais bon, c'est peut-être parce que je suis parano.

Ce qui ne t'empêche tout de même pas de t’intéresser à la scène électronique anglaise? A ton avis, elle évolue?

Oui, elle bouge, mais on n’y rencontre plus grand-monde de créatif. Cinq ou six artistes, d'après moi. Et des centaines qui les copient! Mais ce n’est pas un phénomène typiquement britannique. En Angleterre, la scène musicale est saturée par la house, que je trouve très, très casse-pieds. La jungle y est aussi de plus en plus stylisée et ennuyeuse. En plus, il y est très facile de faire parler de toi, même quand tu n'as absolument rien à dire. Pour l'instant, je crois que c'est le hip hop qui bouge le plus, sous une certaine influence américaine. On y retrouve beaucoup de samples classiques, des éléments plus sombres... Quant à l'électronique, le meilleur vient pour l’instant du continent, et d'Allemagne surtout. Un groupe que j'aimais beaucoup était presque belge : Tuxedomoon. A mon, avis, ils ont composé une des plus belles musiques jamais réalisées ; et quasi personne n'est arrivé à les égaler, sauf peut-être The Aphex Twin. Lui, je l'admire parce qu'il se moque de l'avis des gens et ne s'excusera jamais pour aucun de ses disques.

(Article paru dans le n°69 du magazine Mofo de décembre 1998)