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Frank Biner

Fixin to jam

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Frank Biner est originaire de Milwaukee, dans le Wisconsin. Sa famille avait émigré dans l'Illinois en 1965 ; et c'est là, aux portes de Chicago, qu'il a découvert le blues. Fin des années 60, il part s'installer sur la côte Ouest, à San Francisco très exactement, dans le sillage de son maître, le merveilleux Mike Bloomfield, ex-Paul Butterfield Blues Band et Electric Flag.

Frank aime par dessus tout le R&B. Il collabore régulièrement avec des membres du brass band, Tower of Power. Biner est un superbe chanteur guitariste. Il écume d'ailleurs toujours aujourd'hui les clubs de la West Coast avec son band, Soul Patrol. En Europe, le label allemand Acoustic nous l'a fait découvrir. " Fixin' to jam " constitue déjà son 4ème album. Il fait suite à "The First Class Blues Band proudly présents… Frank Biner", "Time to move on" et "Frank B. is back in town". Frank vient de traverser l'Atlantique une fois de plus pour mettre cet album en boîte, en compagnie de musiciens allemands.

"Oil and water" est une ouverture soul. La mélodie est bien sentie, la voix s'exprime déjà à travers quelques cris, poussés à la James Brown. Mais le blues est bien présent. Un blues de classe ! "Lonesome highway" et "Rebel" sont dépouillés à l'extrême. Le célèbre beat de Bo Diddley permet à tout le band de s'éclater sur "Down on Santa Pablo Ave". Evadé de sa Virginie, l'américain Doug Jay souffle dans l'harmonica. Une guitare aux accents métalliques annonce le rythmé "Down on Broadway". Ce rythme appuyé fait ressortir admirablement la puissance naturelle de la voix. Armé de sa slide acoustique, l'Allemand Jan Hirte vient teinter de country la ballade "Little Miss behaver". Frank vient déclamer son histoire en introduisant le somptueux "Don't answer the door". Un blues velouté, tendre, écrit par Jimmy Johnson, et dont l'interprétation est si proche de B.B King. Un moment merveilleux! Coupure d'électricité pour "You ain't all that". Les cordes de Hirte et de Biner épousent celles (vocales cette fois) du chanteur et font mouche. Une quiétude qui perdure au retour de Doug Jay sur la plage titulaire. Cet excellent album se referme sur une longue supplique jazzy, baptisée "Brandy".