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Frog Eyes

Paul’s Tomb : A. triumph

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Trois années après avoir pondu l’excellentissime « Tears Of The Valedictorian », Frog Eyes nous propose son septième opus. Drivée par Carey Mercer, la formation canadienne appartient à cette nouvelle scène, au sein de laquelle on multiplie les projets. Tous les musiciens se connaissent et leur créativité débordante les pousse à tenter de nouvelles expériences. Donc des aventures en parallèle. Pensez à Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Swan Lake. Un Swan Lake au sein duquel Carey milite, et qui implique Dan Bejar et Spencer Krug. Mercer (NDR : c’est la tête pensante du combo) et sa femme Melanie Campbell constituent la base de Frog Eyes. Et au fil des albums, les collaborateurs circulent. Trop occupé par ses projets alternatifs, Spencer Krug (Sunset Rubdown, Wolf Parade) n’a ainsi pas participé à la confection de « Paul’s Tomb : A. triumph ». Mais malgré ces chamboulements, le style musical est toujours aussi intense et torturé… Une intensité entretenue par le timbre vocal bouleversant de Mercer. C’est même parfois beau à en pleurer. Chaque parole prononcée est vécue comme si c’était sa dernière. La palette d’émotions  explorée par le Canadien est d’ailleurs vraiment impressionnante.

Musicalement, Frog Eyes privilégie les cordes de guitares saturées, stridentes ainsi que les mélodies déstructurées. Pas question ici d’un format couplet-refrain. Trop simple. D’ailleurs les morceaux atteignent régulièrement les 5 minutes. Dont trois, dépassent même les sept ! Mercer déteste les critères préétablis. Il préfère l’aventure. Dans ces conditions, plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir s’imprégner complètement de cet elpee. Et de les apprécier à leur juste valeur. Malheureusement, si « Paul’s Tomb : A. Triumph » s’inscrit dans la lignée de la discographie de Frog Eyes, il faut reconnaître que la musique a quelque peu perdu de sa superbe. Seule la voix de Carey parvient à faire la différence. Mais elle est de taille…