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Fucked Up

Dose Your Dreams

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Il est venu le temps du double album concept pour le très énervé et novateur Fucked Up, un groupe issu de la scène hardcore/punk de Toronto. Cinquième LP, « Dose Your Dreams » succède à « Glass Boys », gravé en 2014. Il est publié chez Merge et recèle 18 titres qui apportent une variété infinie de couleurs à son hardcore. Dans ce style, peu de formations sont d’ailleurs capables d’embrasser autant d’amplitude. Le long playing nous réserve ainsi un zeste de dream-pop (« How To Die Happy »), de la pop, du krautrock et même du disco, au sein d’un univers sonore peuplé d’interventions de saxophone, bien entendu. Lors des sessions, le combo canadien a reçu le concours d’une floppée d’invités, dont Owen Pallett aux arrangements et J. Mascis à la gratte (« Came Down Wrong »). Peut-être tiré en longueur (18 titres pour plus de 80 minutes, quand même !), « Dose Your Dreams » nourrit la belle ambition de devenir le premier opéra hardcore de l’histoire du rock tout en ayant passionné, votre serviteur, du début à la fin… 

Fucked Up

Glass Boys

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Outre son patronyme plutôt accrocheur, Fucked Up, peut se targuer d’être parvenu à s’extraire du milieu punk-hardcore, sans pourtant le trahir. Dix ans déjà que l’imposant barbu, Damian Abraham, déverse toute sa rage dans le micro. En 2009, son elpee « The Chemistry of Common Life» décrochait le Prix Polaris (récompense attribuée au meilleur album de l’année, au Canada), au nez et à la barbe de Feist, Arcade Fire, Godspeed ! You Black Emperor ou encore Caribou.

Son nouvel opus s’intitule « Glass Boys ». Il s’agit du quatrième. Fucked Up reprend les choses là où il les avait laissées, trois ans plus tôt, lors de la sortie de l'excellent « David Comes to Life ». Certes, leur musique ne surprend plus, mais elle est toujours aussi efficace et jubilatoire.

Après trente secondes paisibles qui servent d’intro, place à la tempête sonore. Abraham se met à grogner et les guitares à crisser. Les premiers morceaux adoptent –et c’est une surprise– un ton plus rock que punk. « Sun Glass » s’ouvre sereinement par des accords de gratte acoustique, avant de libérer toute son énergie. Mais le combo torontois a toujours le bon goût de ne pas sombrer dans le punk rudimentaire. Non seulement, il ne se contente pas du format couplet/refrain, mais les vocaux sont repris en chœur. En outre, les riffs de guitare sont recherchés et, après quelques écoutes, deviennent accrocheurs.

Bref, « Glass Boys » recèle tous les éléments d’un bon album de punk/hardcore et permet aux aficionados du style de se défouler un bon coup. Que demander de plus ???

 

Fucked Up

David comes to life

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Telle une limace baveuse traçant sa route aux commissures de mes lèvres, une grimace hideuse fige mon rictus alors que je me tortille frénétiquement sur le carrelage humide.

A l’intérieur du compartiment Cd, le rayon laser balaye méticuleusement les équations binaires qui savamment orchestrées s’agencent en de multiples essaims venant se heurter par vagues successives sur les récifs abrupts de ma réticence dubitative.

Un sourcil paresseusement levé interroge en vain.

« David comes to life » est un album concept, idée qui à elle seule soulève tant le cœur que la curiosité.

Quelques vagues réminiscences nauséeuses qui effacent le souvenir du meilleur du genre. Argh ! Scabreux défi mis en perspective en quatre actes imaginé par le groupe de Toronto.

Le genre de projet foireux et absolument fou que d’aucun n’oserait relever.

Et par ailleurs, absolu contre-pied débonnaire dans le plus pur style Punk, puisque prenant justement le parti d’user d’un précepte à l’encontre de l’esprit Punk (vous me suivez ?), cet Opéra Rock moderne se fout royalement des conventions, et prend un malin plaisir à se jouer des codes en vigueur.

Nous voici contées les affres de David, parabole sur l’Amour, la guerre, la folie humaine, et nombre de ramifications possibles. Le décor est planté dans les ruines fumantes d’une ville industrielle britannique, à la fin des années 70. L’histoire débute par la perte de l’être cher lors d’un bombardement. Les pièces du puzzle se mettent en place, tandis que la raison de David Eliade, elle, se morcelle. Alors qu’un dialogue interne s’instaure entre lui et le narrateur, une nouvelle approche est mise en lumière sous les projecteurs blafards de la relativité.

Quand le Punk se fait cérébral.

Mais quid de la musique, me direz-vous ?

Indépendamment de la structure et de la narration, l’album peut très bien s’écouter comme un brûlot foldingue à l’énergie décadente. « David comes to life » tient la route d’un bout à l’autre et procure son quota d’excellents morceaux.

Encore plus recherché musicalement que son prédécesseur (« The chemestry of common life »), ce troisième album des protégés du label Matador ose l’improbable avec aplomb et une sacrée dose de second degré.

Les vociférations de son leader, Damian Abraham, parfois un rien lassantes, sont contrebalancées ici et là par de charmantes voix féminines, donnant une aura plus Pop à l’ensemble, un peu comme si par moment on entendait Arcade Fire jouant sur des charbons ardents.

Alors, bien sûr, au long de ces 78 minutes, on n’évite pas toujours la  lourdeur de quelques guitares grassouillettes et quelques poncifs du genre Glam, propres à toute mise en scène grandiloquente de ce type. Mais qu’importe, car au final, ces malins iconoclastes finissent de donner une belle leçon d’inventivité et de radicalité à l’industrie musicale moribonde.

Fucked Up, but happy!

 

Fucked Up

Couple Tracks

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Depuis la publication de leur elpee, « The Chemistry Of Common Life », en 2008, Fucked Up est probablement l’une des premières formations hardcore punk à jouir d’un buzz équivalent à celui d’un combo plus ‘mainstream’. Une attention que les Canadiens doivent non seulement à la richesse et l’hétérogénéité de leurs mélodies acérées ; mais également à la présence de leur leader, l’énorme et charismatique Damian ‘Pink Eyes’ Abraham. Le sextet, véritable machine de guerre scénique, propose une séance de rattrapage pour celles et ceux qui n’ont succombé que dernièrement aux rugissements de Pink Eyes. Entre 2002 et 2009, Fucked Up s’est empressé de commercialiser, en quantité plus ou moins limitée, un bon paquet de singles en vinyle. Les Canadiens en ont réuni une partie sur leur second ouvrage, « Epics In Minutes », et en proposent aujourd’hui la suite sur « Couple Tracks », un doublé gagnant pour les fans de la troupe.

« Couple Tracks » est partagé en deux disques, résumant une partie de la carrière du combo, en quelques singles et faces B. Une parfaite illustration de l’ascension et de l’évolution de Fucked Up. Point de départ : « No Pasaran ». Un premier single noyé dans ses arrangements. En guise de chute, des versions inédites de « Crooked Heart » et « No Epiphany », deux plages affichant des subtilités rarement rencontrées sur le terrain musical occupé par la formation originaire de Toronto.

La seconde galette est, quant à elle, entièrement consacrée aux flips sides et autres inédits dont des « Anorak City », « Magic Kingdom », « I Don’t Wanna Be Friends With You » et « I Hate Summer » terriblement accrocheurs. Condensé survitaminé, « Couple Tracks » devrait sans doute faire baver de plaisir les fans de Fucked Up, mais aussi fuir à toutes jambes les allergiques au genre. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi.

 

Fucked Up

Déglingue totale

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Tandis que la plupart des organisateurs de concerts ont d’ores et déjà clôturé leur saison pour laisser place à l’été des festivals, le VK* persiste et signe. Avant de fermer ses portes jusqu’en septembre, la salle molenbeekoise a lancé un dernier appel au vacarme ce lundi 29 juin, en accueillant les impétueux Fucked Up.

La formation Punk Hardcore originaire de Toronto, bien connue pour ses prestations ‘live’ déjantées, s’est produite devant un VK* n’ayant rallié qu’une petite soixantaine de fans et de curieux. Mais ce n’est pas la fréquentation relativement faible du public qui allait rebuter l’énorme leader au surnom volontairement ridicule. Dès son entrée en scène, ‘Pink Eyes’ dévoile sans pudeur un bide de bon vivant, soigné à la bière et aux cheeseburgers. A côté, le reste de son équipe paraît bien frêle. Fucked Up est bien décidé à faire trembler l’auditoire et le fait savoir dès les premières notes. Il fait chaud sur Bruxelles et, à l’intérieur de la salle, la température ne cesse de grimper tandis que les Canadiens enchaînent les morceaux de leurs Eps et de leur premier scud paru l’an dernier chez Matador, « The Chemistry Of Common Life ».

Très vite, ‘Pink Eyes’ tombe également le short et décide de se mêler au courageux public, uniquement vêtu de son caleçon gris, imbibé de sueur. Il dégouline du crâne aux pieds mais n’en a rien à foutre. Entre deux hurlements bien placés, il met le grappin sur quelques spectateurs et les enlace brièvement ; assez longtemps cependant pour les contraindre à prendre une bonne petite douche après le concert ! Les hymnes fulminants du combo, de « Son The Father » à « Crusades » en passant par « Vivian Girls », se suivent et arrachent les tympans. Le son surpuissant des baffles du VK* communique une profondeur encore plus agressive aux tirades de la troupe tandis que son leader continue sa petite promenade dans l’assistance. Il n’hésitera pas à aller faire un petit tour rapide du côté du merchandising à l’entrée de l’auditoire. Après une bonne heure de bruit, de fureur et, surtout, de sueur, Fucked Up se retire tranquillement. Veni, Vidi, Vici.   

Organisation : VK*