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G3

G3 = 3 + 1

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Joe Satriani a décidé de remonter son G3, un projet à géométrie variable, fondé en 1996. Une quinzaine de musiciens ont déjà transité par le trio, dont les plus notoires sont Steve Vai, Brian May, Robert Fripp, Eric Johnson et Steve Lukather. Ce sont tous des guitaristes. La nouvelle mouture implique celui de Dream Theater, John Petrucci (NDR : ce n’est pas sa première collaboration), et l’ex-Scorpions (NDR : il a quitté la formation allemande, en 1978, quand même), Uli Jon Roth. Six concerts ont été programmés dans l’Hexagone, y compris celui de ce soir, qu’accueille le Zénith de Lille, et un en Belgique, au Stadsgebouw d’Anvers (voir les photos ici). Le spectacle est divisé en quatre parties, dont trois sont réservées à chaque gratteur et la dernière fédérant la triplette. La salle n’est pas comble, mais bien remplie d’une foule dont la majorité est constituée de quadras, quinquas et sexagénaires.

Habituellement logée dans les gradins, la console des jeux de lumières a été déménagée dans la fosse afin de laisser place à trois énormes projecteurs vintage qui vont se focaliser sur les membres du G3. Et ce sont trois malabars qui les manipulent. La mise en scène est dépouillée : une estrade centrale pour le drummer et une autre, à droite pour les claviers. Enfin, un écran est placé à l’arrière-plan, sur lequel seront projetées des vidéos. Petite précision, un bassiste va se placer sur la même ligne que la ou les têtes d’affiche…

Uli Jon Roth fait cavalier seul depuis qu'il a quitté les Scorpions. Il a cependant participé à une partie de la tournée du band allemand. Guidé par une certaine forme de spiritualité, il reconnaît pour influence majeures, Jimi Hendrix et la musique classique. Yngwie Malmsteen et Edward Van Halen le considèrent comme un de leurs maîtres…

Bandana pour retenir sa longue chevelure, son look rappelle celui des artistes glam rock du début des seventies. Sur les planches, il est flanqué, outre le batteur et le claviériste, de trois gratteurs. Il dispose de trois guitares ornées de plumes sur le haut du manche. Dès « Sky Ouverture », il démontre toute sa virtuosité sur le manche. On est en admiration devant ses doigts qui y glissent, avec une aisance remarquable. Il dédie « Sun In My Hand » à son frère, Zéono Roth, décédé en février dernier. Les cinq morceaux proposés sont issus du répertoire des Scorpions, mais il prend soin de les revisiter à sa sauce personnelle. Et le résultat est épatant. Dommage que sa voix ait tant perdu de son éclat…

Setlist : « Sky Ouverture », « Sun In My Hand », « We'll Burn The Sky », « Fly To The Rainbow », « The Sails Of Charon ».

John Petrucci débarque en compagnie d’un préposé aux fûts et d’un bassiste. Il s’agit de Dave LaRue. Faut croire qu’au cours de sa tendre enfance, John avait une Gibson à la place d’un hochet. Physiquement, il ressemble à Sébastien Chabal, le célèbre rugbyman français et pourrait servir de modèle au dessin animé les Pierrafeu. Bref, il a une bonne bouille et est particulièrement interactif. Ses interventions aux cordes sont sauvages, nerveuses, huileuses, graisseuses même. Sur le podium, ce véritable guerrier des temps modernes se transforme en bête de scène ; et ses acolytes ne sont pas en reste. L’expression sonore varie entre métal mélodique et black métal. Le volume des grattes domine l’instrumentation, mais les compos prennent littéralement aux tripes. Les projos accentuent le climat mystérieux, parfois ténébreux du concert. Du pain béni pour les photographes ! Bref, c’est la partie du set qui a le plus botté votre serviteur.

Setlist : « Wrath Of The Amazone », « Jaw Of Life », « The Happy Song », « Damage Control », « Glassy-Eyed Zombies », Glasgow Kiss ».

Ancien professeur de guitare –il compte parmi ses anciens élèves, Steve Vai, Kirk Hammett (Metallica), Alex Skolnick (Testament) et Larry Lalonde– Joe Satriani puise essentiellement ses sources chez Jimi Hendrix. Pourtant, il pratique une forme de hard rock instrumental. Pour l’anecdote, il a également été le soliste de Mick Jagger.

Dans le cadre du G3, la setlist de Joe Satriani est alterne invariablement reprises et compos personnelles. Il n’est laissé guère de répit à l’auditoire, qui va encaisser un déluge de décibels et assister à une multitude de soli administré par Joe, à la six cordes. 

Sur le podium, il est soutenu par un drummer, un claviériste/gratteur (NDR : il est coiffé d’un Stetson) et d’un bassiste. Joe change de gratte avant d’attaquer chaque nouvelle compo. Sous le feu des projecteurs, sa silhouette brille de milles éclats. Crâne rasé, chaussé de grosses lunettes noires, cool, il fait son show. Suivant les sonorités de son instrument, il agite tous les membres de son corps et adopte des mimiques différentes, suivant son feeling. Il fait corps avec sa gratte et accompagne ces exercices de style de déhanchements. Il ne chante pas, et n’ouvre la bouche que pour respirer ou s’adresser à la foule, notamment pour la remercier. Il nous réserve de larges extraits de son dernier opus, « What Happens Next ». Et ne concède qu’un seul titre plus calme, dispensé dans l’esprit de Carlos Santana. Le second gratteur s’installe derrière les claviers pour aborder « Cherry Blossoms » ; le natif de Westbury (NDR : c’est dans l’Etat de New York) le talonne à la note près. Il est totalement hanté par Hendrix quand il mord dans ses cordes. « Catachysmic » est le cataclysme attendu. Debout comme un seul homme, le public jubile. Les riffs sont dévastateurs. Une déferlante qui va s’achever par « Summer Song », au bout d’une heure…

Setlist : « Energy », « Catbot », « Satch Boogie »/ « Cherry Blossoms », « Thunder High On The Mountain », « Super Funky Badass », « Catachysmic », « Circles », « Always With Me, Always With You », « Summer Song »

Maintenant, les maîtres sont au  nombre de 3 : le G3 ! Le grand père Uli, le grand frère Joe et le petit frère John. 30 minutes de pure jouissance traduite par 3 reprises. Tout d’abord le « Highway Star » de Deep Purple, au cours duquel un chanteur débarque pour se consacrer au micro. Mais c’est Petrucci qui tire ici son épingle du jeu. De quoi en attraper des frissons partout, alors que l’histoire du rock défile dans votre imaginaire. La cover du « All Along The Watchtower » de Dylan, ensuite. Cuisinée à la mode Hendrix, elle est caractérisée par un crescendo opéré à tour de rôle sur un même riff, avant que les trois ne l’exécutent ensemble. Et enfin une version d’« Immigrant song » de Led Zeppelin. Et c’est Uli qui se consacre au chant. Pour avoir eu la chance d’assister au concert du célèbre dirigeable en 1979 et Plant à plus d’une dizaine de reprises, un sentiment de douce nostalgie commence à envahir l’esprit de votre serviteur. Mais quel bonheur d’avoir pu assister à un tel show !

(Organisation : Gérard Drout Productions et Verone productions)

 

 

 

G3

Live in Tokyo

Écrit par
Pour les aficionados de G3, ce projet est une véritable fête, une pluie de décibels et une démonstration de virtuosité par des acrobates de la six cordes. Encore faut-il adhérer au style ‘guitar heroes’, très en vogue dans les années 80, mais qui a notamment trouvé une seconde jeunesse depuis l’avènement de Dream Theater. En mai 2005, le public japonais - particulièrement friand de ce genre d’exercice - a eu droit à un set alignant les prestations du grand Steve Vai, de l’indétrônable Joe Satriani et du magicien John Petrucci (Dream Theater).

La parole est d’abord donnée à ce dernier. Deux titres extraits de son album solo, pas enthousiasmants outre mesure, même si « Damage control » s’avère toutefois plus vivant que l’ennuyeux « Glasgow Kiss ». Petrucci ne sera jamais aussi bon que flanqué des autres membres du Théâtre du rêve. En voici une preuve supplémentaire. Vient ensuite le set de Mister Vai, autre virtuose du manche, mais dans un registre totalement différent. Steve nous accorde trois compositions, dont le magistral « The audience is listening » en guise d’ouverture. On sent une réelle excitation dans la salle ; et les Nippons reconnaissent d’emblée les deux fragments issus du dernier album studio de l’ex gratteux de David Lee Roth. Rien à dire, le bonhomme est un grand professionnel. Satriani y va lui aussi de ses trois titres. Pas de grande surprise. Le « Satch », fidèle à lui-même, délivre un fulgurant « War », une compo issue de « The Extremist », son œuvre la plus ambitieuse et variée. Les versions de « Up in Flames » et « Searching », deux titres commis sur l’elpee « Is There Love in Space », sont des répliques parfaites calquées sur les originales, donc sans véritable intérêt. Mais ce qui fait la réputation du G3 - depuis sa création il y a plus de dix ans - ce sont les fameuses jams de fin de concert. Pour la circonstance, elle est entamée par un une cover du « Foxy Lady » d’Hendrix renforcé par la présence de Mike Portnoy à la batterie, se poursuit par une version survitaminée de « La Grange » des trois barbus texans, et se boucle sur un « Smoke on the Water » chanté par Matt Bissonette. G3 aurait pu faire preuve d’un peu plus d’originalité, mais Satriani et consorts savent bien que les Japonais sont toujours en attente des grands hits qui ont forgé l’histoire du rock.