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Galahad

Year Zero

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Cet elpee fait figure d'OVNI dans le paysage prog de l'an de grâce 2002. Franc-tireur anachronique et singulier, Galahad n'en est pas moins l'auteur d'une œuvre 'originale', séduisante et captivante. Comment oser qualifier d'" original " un album qui, telle la madeleine de Proust, évoque tant de souvenirs ? Il est indéniable que ses concepteurs ont beaucoup écouté des groupes aussi variés que Yes, Asia, Porcupine Tree, Hawkwind, Tangerine Dream et j'en passe… Mais il faut saluer leur capacité à réinventer la syntaxe d'un vocabulaire emprunté, à assembler des mots antagonistes en alexandrins chatoyants, puis en poèmes puissants et longs en bouche.

Après une introduction composée d'errements électroniques espiègles, la deuxième plage lance les hostilités avec panache. La magistrale combinaison d'une rythmique irrésistible et de riffs synthétiques superbement distribués nous plonge dans un espace sonore immense. Et même si la suite n'est pas intégralement à la hauteur, elle réserve suffisamment de moments de bravoure pour mériter une mention spéciale. En fait, la référence la plus évidente, dans l'architecture d'ensemble, consacre Alan Parsons Project, dont Galahad conserve aussi la prédilection pour les morceaux chantés à tempo lent et richement orchestrés. Mais l'APP des meilleurs jours, avant qu'il ne devienne insipide. Et avec cette réserve que Galahad ménage quelques ponctuations très énergiques, transitions facétieuses et cassures pertinentes telles qu'on n'en a jamais entendu chez APP. Par ailleurs, le CD offre de longs soupirs romantiques ou expérimentaux aux notes de synthé aussi capricieuses que le vol d'un papillon. Le chanteur possède une voix fragile mais bien expressive. A deux reprises, il reçoit l'aide d'un John Wetton en colère. Les sonorités sont variées : du hautbois à la trompette, de l'orgue d'église à la flûte, sans oublier les bidouillages électroniques très nombreux. Le souci du détail ainsi qu'une production valorisante finalisent cet ouvrage comme une dentelle de Bruges. Galahad a ainsi le mérite de parcourir de vieux sentiers peu fréquentés, leur restituant une bonne praticabilité grâce aux techniques modernes et un brin d'ambition personnelle, mais sans en trahir le décor naturel. Il ne manque vraiment qu'un morceau phare pour que cet album soit absolument incontournable. N'empêche, on en redemande !