Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Gamma Ray

Master Of Confusion

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Pionniers et leaders incontestés (tout comme Helloween) de la scène power metal allemande, Gamma Ray mérite amplement son statut. Les années ont toutefois quelque peu usé les rouages de la machine, et le nouvel album des Teutons se fait cruellement attendre. Car non, « Master Of Confusion » n’est pas la nouvelle fournée du groupe Empire Of The Undead, attendu plus tard cette année, mais le single qui donne son titre à l’album. Une chanson tout en puissance, limite thrash (on n’est pas loin du Metallica des débuts), relativement réussie, même si elle risque de désappointer les fans les plus hardcore. « Master Of Confusion » adopte davantage le registre du groupe. Ce titre propose un condensé de la recette Gamma Ray. Les deux pistes suivantes sont des reprises. Soit le joliment heavy « Death Or Glory » d’Holocaust et le « Lost Angels » de Sweet. L’Ep est enrichi de 6 plages immortalisées ‘live’ totalement anecdotiques pour ceux qui possèdent le DVD « Skeletons & Majesties live », mais elles illustrent bien l’efficacité du groupe sur les planches. Un os à ronger un peu maigre pour celles et ceux qui attendent impatiemment le long playing. En attendant, il faudra se contenter de cet Ep, qui demeure quand même agréable à l’écoute…

 

Gamma Ray

To the Metal

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Dixième album studio des Teutons de Gamma Ray, « To the Metal » se révèle comme une authentique relique pour tout amateur de heavy germanique qui se respecte. Pas besoin de traduire le titre, on sait dans quel univers cet elpee va nous entraîner.

L’œuvre s’ouvre pourtant dans un registre moins speed que d’ordinaire. Caractérisé par ses nombreux changements de tempo, « Empathy » prend toute sa dimension dès le premier refrain. Puissant et épique, il rentre dans la caboche pour ne plus en sortir. Un zeste d’orientalisme sur un solo classieux pimente le titre qui possède toutes les qualités pour devenir un classique du combo de l’ex Helloween Kai Hansen. Il n’existe plus aucune tension entre les membres de la plus célèbre citrouille de l’histoire du rock. Pour preuve, c’est un Michael Kiske en pleine forme qui vient pousser la chansonnette sur un « All You Need To Know » furieusement power metal, rappelant l’époque « Walls of Jericho ». Les ‘vieux’ fans sont projetés 25 ans dans le passé. Une deuxième plage assurément vintage à souhait. Le titre maître navigue sérieusement sur le terrain de Judas Priest, dont Hansen n’a d’ailleurs jamais caché la forte influence sur ses compos, que ce soit chez Helloween ou Gamma Ray. Tempo lent, guitares d’acier et énorme groove provoqué par la basse de Dirk Schlächter. Un hymne auquel se greffe des « Hail to the Metal » et autre « Heavy metal » scandés par des chœurs à faire pâlir de jalousie les membres de Hammerfall. Des chœurs tout aussi puissants sur « Rise », un titre qui semblerait banal s’il n’était pas rehaussé de quelques relents folk communiquant à l’ensemble un air plutôt sympa. Old school dans l’esprit, « Mother Angel » fait quelque peu tomber la pression. La similitude avec Iron Maiden est bien trop évidente ; et ce ne sont pas les jolies nappes de clavier sensées soutenir un solo en demi-teinte qui parviennent à sauver la mise. Dominé une fois de plus par la basse slappée de Schläter, « Shine Forever » s’inscrit dans la pure tradition allemande. Du bon gros speed metal doté d’un chant agressif et d’une double grosse caisse martelée par un Dan Zimmermann métronomique. L’enchaînement est aisé. « Deadlands » défile à grande vitesse et ne fait pas particulièrement dans la dentelle, malgré un refrain hyper mélodique taillé pour le live. « No Need To Cry » conclut de façon plutôt ambitieuse cette plaque typiquement germanique dans son ensemble. Piano, cordes, guitare acoustique, tout a été mis en œuvre pour réussir la ballade qui tue. Le break légèrement ‘queenesque’ et le chant posé de Hansen contribuent à en faire une réussite, et à donner l’envie au mélomane de revenir sur la première plage pour entamer une écoute plus approfondie.