Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Ganglians

Still Living

Écrit par

Ganglians est de retour près de deux années après avoir publié « Monster Head Room », un premier disque Rock d’excellente facture mais manquant d’accessibilité. Les quatre gaillards de Sacramento ont depuis lors revu leurs ambitions à la baisse. Un travail sur eux-mêmes qui leur est fort profitable tant « Still Living », leur second LP, semble plus réfléchi que le prédécesseur. C’est principalement au niveau de la production que la différence entre les deux disques est palpable.

En invitant Robby Moncrieff (Dirty Projectors) à prendre place aux manettes, Ganglians s’est offert un emballage plus affriolant, une production bien léchée et des morceaux presque radiophoniques (« Jungle », « Faster », « The Toad »). Ils ne conservent du disque précédent qu’un certain psychédélisme appuyé par ces mêmes réverbérations qui parcouraient « Monster Head Room ». Le quatuor use et abuse de ces dernières mais celles-ci ont cependant l’avantage de servir les nouveaux morceaux à meilleur escient (« Evil Weave », « That’s What I Want »).

« Still Living », honnête amalgame entre un Surf Rock à la Wavves (« Faster »), un Folk à la Fleet Foxes (« California Cousins ») et une pop estivale à la Beach Boys (« Good Times »), souffre peut-être encore de quelques longueurs et d’une uniformité qui devient lassante après quelques écoutes. Allez, encore un petit effort et le troisième Ganglians sera peut-être celui que tout le monde s’arrachera…

 

Ganglians

Monster Head Room

Écrit par

Ganglians est un combo originaire de Sacramento. Remarqué lors du prestigieux festival South By Southwest (SXSW pour les intimes), qui s’est déroulé en mars dernier, le quatuor s’est empressé de publier un premier Ep éponyme, suivi de très près par une première œuvre complète, « Monster Head Room ». Ganglians marche sur les traces de Wavves, Vivian Girls, Thee Oh Sees, Kurt Vile et autres formations néo-psyché ayant bouffé du Beach Boys toute leur enfance. Mais Ganglians tire son épingle du jeu grâce à sa propension à faire évoluer des morceaux à priori inoffensifs en déclaration de guerre assassines (« 100 Years », « Blood On The Sand », « The Void », « Voodoo » et surtout « Valient Brave »).

« Monster Head Room » n’est pas de ces disques qui s’appréhendent en une seule écoute. Il faut savoir le caresser dans le sens du poil, l’apprivoiser petit à petit et avec patience. Car derrière ses airs d’animal indomptable, Ganglians cache une certaine vulnérabilité qu’il expose, l’air de rien prudemment, sur des morceaux tels que « To June », « Modern African Queen » ou « Cryin’ Smoke ». Il est clair que « Monster Head Room » n’est pas le genre de plaque qu’on uploade dans son intégralité sur son lecteur MP3 ou qu’on écoute en boucle dans sa voiture (quoique…) Mais il est certainement de ceux vers lesquels on revient, quelques années plus tard, un large sourire au visage et plein de souvenirs dans la tête.