Ganglians est un combo originaire de Sacramento. Remarqué lors du prestigieux festival South By Southwest (SXSW pour les intimes), qui s’est déroulé en mars dernier, le quatuor s’est empressé de publier un premier Ep éponyme, suivi de très près par une première œuvre complète, « Monster Head Room ». Ganglians marche sur les traces de Wavves, Vivian Girls, Thee Oh Sees, Kurt Vile et autres formations néo-psyché ayant bouffé du Beach Boys toute leur enfance. Mais Ganglians tire son épingle du jeu grâce à sa propension à faire évoluer des morceaux à priori inoffensifs en déclaration de guerre assassines (« 100 Years », « Blood On The Sand », « The Void », « Voodoo » et surtout « Valient Brave »).
« Monster Head Room » n’est pas de ces disques qui s’appréhendent en une seule écoute. Il faut savoir le caresser dans le sens du poil, l’apprivoiser petit à petit et avec patience. Car derrière ses airs d’animal indomptable, Ganglians cache une certaine vulnérabilité qu’il expose, l’air de rien prudemment, sur des morceaux tels que « To June », « Modern African Queen » ou « Cryin’ Smoke ». Il est clair que « Monster Head Room » n’est pas le genre de plaque qu’on uploade dans son intégralité sur son lecteur MP3 ou qu’on écoute en boucle dans sa voiture (quoique…) Mais il est certainement de ceux vers lesquels on revient, quelques années plus tard, un large sourire au visage et plein de souvenirs dans la tête.

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