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Girls Against Boys

Des souvenirs, il ne faut garder que les meilleurs...

Les New-yorkais de Girls Against Boys ont sorti un excellent album cette année : « You Cant Fight What You Can't See ». C'était donc le moment pour eux de revenir sur le devant de la scène. Faut dire qu'après la débâcle de « Freak*On*Ica » et les changements de labels, beaucoup de groupes se seraient cassé les dents. Pas Girls Against Boys. Scott McCloud reste d'ailleurs ce chanteur exceptionnel, à le voix grave et sexy, entouré d'un duo de bassistes (Johnny Temple et Eli Janney) toujours aussi percutant. C'est ça, Girls Against Boys : des basses qui vous vrillent le ventre, une voix qui vous charme, des refrains qui balancent. Encore une fois, le groupe fera l'impasse sur la période « Freak… », sans doute un trop mauvais souvenir (pensez donc : un groupe indie sur une major !), pour privilégier les intouchables « Cruise Yourself » et « House Of GVSB ». De « Kill The Six Player », classique indétrônable, à « The KindaMzkYouLike », Girls Against Boys revisitera toute sa carrière avec plaisir, allant même jusqu'à reprendre, furieusement, « She's Lost Control » de Joy Division. Après deux rappels, c'est avec « Let It Breathe », chanson « douce » qui clôture le dernier album, que les New-Yorkais disparaîtront, satisfaits. Nous aussi, même s'il est clair que la grande époque, celle des trois premiers albums, semble quand même bel et bien révolue.

Girls Against Boys

Coup de barre…

Écrit par

Non, non, vous ne rêvez pas : Girls Against Boys existe encore et nous revient, après 11 ans de mutisme ; il a même sorti un Ep 5 titres. Intitulé « Ghost List », il est disponible sur le site de téléchargement légal Epitonic. Une bonne occasion pour le quatuor noise-rock américain de rejoindre la longue liste des groupes ‘dinosaures’ sortis de leur longue retraite pour nous rebalancer leurs vieux tubes assaisonnés et relevés de quelques ‘nouveautés’. Par nouveautés, vous entendrez, bien évidemment, nouveaux morceaux et non révolution sonique et structurelle.
Une légère parenthèse (certainement lucrative) pour Scott McCloud dans son projet personnel « Paramount Styles » et une démarche sans prise de risque pour le leader du band. Car cette formule continue de réunir une masse considérable de nostalgiques venus écouter une musique familière, celle qu’ils connaissent et aiment déjà. Bref, il ne fallait pas s’attendre à de grandes surprises ou de grandes révolutions sonores ce jeudi soir à l’Atelier 210 lors du set livré par GVSB face à un public d’amateurs conquis d’avance.

En effet, alors qu’une tempête sévère s’abat sur la capitale, le public ne se prive pourtant pas de venir physiquement et chaleureusement remplir le parterre du 210 pour s’agiter sur les tubes décennaux du groupe de Washington. Un quatuor identique à l’original, chant/guitare, 2 basses (plus un clavier additionnel pour Johnny Temple) et une batterie.                                                      

Une setlist généreuse de 12 morceaux (+ 2 rappels) qui va déballer rapidement sa discographie classique, réchauffer la salle dès le deuxième titre « Super-Fire », et confirmer ces excellentes dispositions par « Cash Machine » ainsi que le toujours très énergique « Bulletproof Cupid », excité d’un clavier plutôt furieux.
 

Pourtant, l’intensité baisse assez rapidement. La voix grave, fatiguée de Scott McCloud devient progressivement monotone et glace l’auditoire d’une certaine lassitude. Un band en crise de fatigue ? Un son parfois hasardeux et étouffé ? Soit. Un concert en perte de vitesse et d’énergie pendant son voyage sonore. Soulignons que GVSB enfile les concerts sur une longue durée et ne peut humainement garder un dynamisme perpétuel et au beau fixe. Avant-hier, excellent dans la mythique salle Electric Ballroom de Londres ; hier, au 4AD de Diksmuide et demain à Zagreb. Ce soir, il faut l’avouer, il manque parfois de mordant.

Néanmoins, le band relève la tête en fin de parcours lors de l’efficace « Diamond Life » issu de son dernier Ep. Et jette un dernier coup de nerf sur le très bon « Kill The Sex Player ». Dernier effort enfin destiné aux aficionados, l’inévitable « She Lost Control » de Joy Division et « Rockets Are Red », morceau vieux de plus de 20 ans, en rappel.

Un retour inattendu de Girls Against Boys, sans grand éclat, plutôt réservé aux fans de la première heure. 

Autumn Falls

(Organisation Atelier 210 + Toutpartout) 

 

Girls Against Boys

You Can´t Fight What You Can´t See

Depuis plus de trois ans, on était sans nouvelles des Girls Against Boys (si ce n'est via la BO de " Series 7 "). Sans doute trop occupé à vouloir redorer son blason suite au bide de " Freak*On*Ica ", le groupe de Scott McCloud était donné pour mort, mangé tout cru par l'industrie du disque. Et voilà qu'il est de retour, plus en forme que jamais : finis les détours électro de ce " Freak " assez tiède, envolés les doutes existentiels et les remises en question (major oblige), Girls Against Boys est reparti pour un tour en première division de l'Internationale noisy. Produit par Ted Niceley, déjà responsable du son ravageur de leur " House of GvsB ", " You Can't Fight What You Can't See " sonne monstrueux : les deux basses de Johnny Temple et d'Eli Janney martèlent des lignes d'enfer (" Basstation ") et la voix de Scott est toujours aussi sexy… " Pussycat, what's new ? ", chante-t-il sur " All The Rage " : ce qui change ici, c'est justement ce retour aux sources, cette marche-arrière des influences que l'on aurait redouté chez les autres mais que l'on accueille avec joie chez les GvsB. Car leur rock écorché, hypnotique et moite n'a jamais mieux sonné que dépouillé de toute production trop léchée, comme c'était malheureusement le cas avec " Freak*On*Ica ". Ici, on retrouve le GvsB des guitares folles, pétant de jeunesse sonique et de mélodies magiques (" Kicking The Lights " et ses chœurs à la Pixies, le langoureux " Let It Breathe ", " Tweaker " et ses rythmes affolés). Parrain de toute une génération abonnée aux montées d'adrénaline (Mogwai, Six By Seven,…), Girls Against Boys ranime encore une fois la flamme d'un rock mature mais sans concession. Grand!

 

Girls Against Boys

Serie 7

Écrit par

Bande originale d'un film-docu-soap-fiction-reality-show-real-world américain (qui l'eût cru ?), "Serie 7" est essentiellement composé par les troublions noisy/pop Girls Against Boys. Selon les dires du réalisateur, le groupe était parfait pour illustrer son film musicalement. Au delà des ces simples considérations contextuelles, pas de quoi se taper la tête contre les murs avec ce faux album. Les fans retrouveront leurs petits; les autres risquent de découvrir quelques morceaux relativement bien sentis. Comme il se doit, des interludes dispensables, quoique censés rappeler le caractère filmique de l'objet, ponctuent l'ensemble. De ce qu'il reste, la moitié est composée d'instrumentaux, de "collaborations" (les acteurs y vont de leur chansonnette) ou encore d'une reprise (Joy Division, "Love Will Tear Us Apart"). A ce sujet, il est intéressant de noter l'influence très nette de la new wave sur les compos. A plusieurs reprises, j'ai même espéré me mettre dans le tuyau acoustique un (bon) vieux Cure ("Kiss me" surtout). Mais il n'est jamais arrivé… Résultat des courses, cet opus peut être qualifié d'honnête mais pas indispensable ; surtout si c'est un prix plein.

 

Girls Against Boys

Freak*on* ica

Dans le monde de la pop et du rock, peu de formations sont capables d’insuffler autant de sensualité dans leur musique. Est-ce dû à l’ossature de la section rythmique, composée de deux basses et d’une batterie ? De la voix d’Eli, aussi rocailleuse et passionnée que celle de Richard Butler (Psychedelic Furs, Love Split Love) ? Des riffs de guitares malsains, funkysants, qui se lovent lascivement dans les claviers ? De la nature des lyrics, empreints de désir et d’interdit ? Enfin, du patronyme du groupe ? Produit par Nick Launey (PIL, Killing Joke, Birthday Party) " Freak*on* ica" semble en tout cas, viscéralement attaché à ces critères, libérant un groove hypnotique, obsessionnel, sur un lit de bruitages électroniques…

 

Girls Against Boys

House of GVSB

Quatrième album pour cet ensemble yankee plongé depuis ses débuts dans la thématique de la vie nocturne à New-York. "House of GVSB" s'intéresse plus particulièrement à ses aspects les plus malveillants, les plus pervers. Les compositions suintent lentement, dangereusement, de sexualité lubrique. Tant les backing vocaux d'Eli. Le gémissement de feedback de la guitare de Scott. Le rythme chancelant, obsessionnel. Les mots. La perspective féminine des compositions. Tout est imprégné d'érotisme venimeux. Pourtant la musique est toujours aussi âpre, sinistre, blême, minimaliste, lancinante, viscérale, écorchée par la voix vulnérable de Scott Mc Cloud. La ligne de basse glacée fouette le groove sableux de ce blues urbain, métallique, instinctif, dont ont abusé à leurs débuts, tour à tour, Richard Butler (Psychedelic Furs) puis Mark E Simth (The Fall). Les sonorités des guitares et des claviers pénètrent au cœur même des mélodies. Des mélodies susceptibles d'exploser à tout instant dans un tourbillon de douleur et de délice...

 

Girls Against Boys

Cruise Yourself

Fruit de son environnement urbain à Brooklyn, Girls Against Boys propage une musique âpre, sombre et difficile. Sorte de lo-fi (Sebadoh, Swell) revue et corrigée par Fall, Fugazi et Joy Division. Pourtant, au fil du sillon les compositions s'infiltrent insidieusement dans votre subconscient pour fatalement vous envoûter. Comme sur les deux derniers fragments  "My martini" et "Glazed eye". Un disque qui macère dans un climat malsain, claustrophobe, angoissant. Projetant des images à la fois sinistres et fascinantes comme les écrans de pollution, la densité des autoroutes, les enseignes lumineuses au néon ou les rames de métro qui grondent avec une brutalité paroxystique. Riffs de guitare effilés, viscéraux, orgue de série B ou vibraphone hanté, basses jumelées, sourdes, sinueuses, jazzyfiantes, constituent la texture de ce blues métallique qui entre en fusion lentement, implacablement, suivant un code secret, distordu, malveillant décrypté par la voix laconique, menaçante de Scott McCloud. Impressionnant!