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Glorytellers

Current Resident

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Initié en 2005, Glorytellers est un des nombreux projets de Geoff Farina, l'ancien leader des regrettés Karate. Le propos est sans doute moins audacieux que le légendaire groupe de Boston qu'il a dû arrêter la même année pour cause de problèmes auditifs après 6 albums studios et 700 concerts en 12 ans d'activité.

« Current Resident » constitue le troisième album de ce groupe et propose à nouveau des compositions acoustiques qui sentent bon l'Amérique profonde. En effet, on retrouve l'americana des précédentes réalisations même si les musiciens aux côtés de Geoff ont changé. Cette fois, il s'est entouré de brillants instrumentistes de Chicago, ville dans laquelle il a récemment emménagé et où il dispense des cours d'histoire de la musique à l'université quand il ne tape pas le bœuf dans des bars proposant du ragtime et du contry-blues d'avant-guerre. On citera notamment, au sein du quatuor qui l'accompagne sur ce disque, le virtuose de la mandoline P.W. Rainey et le violoniste Jean Cook, connu pour avoir apporté sa collaboration à John Langford, Ida et William Parker. Sans doute influencé par sa nouvelle vie, Farina revisite les racines de la musique américaine sans réelle originalité ni prise de risque mais ce n'est évidemment pas le but. On sent juste qu'il avait envie de se faire plaisir en proposant de jolies mélodies à l’orchestration raffinée. De gentilles comptines countrysantes parsemées de brillants solos racontées par un grand frère qui n'est sans doute pas le meilleur chanteur du monde, mais dont le ton sévère quoique rassurant donne envie de connaître la fin de l'histoire. Néanmoins, ce classicisme assumé pourrait un peu décevoir les fans de ses œuvres plus imaginatives ; et si vous n'êtes pas féru de ce genre de musique traditionnelle, vous ennuyer au bout de quelques minutes. Sorte de version roots des Secret Stars (un de ses projets les plus intéressants) ou de son excellent premier album solo « Usonian Dream Sequence », « Current Resident » est sans doute une œuvre mineure dans la discographie de Geoff Farina, une parenthèse un peu trop conventionnelle mais certainement pas un échec artistique.

 

Glorytellers

Glorytellers

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Glorytellers conte de jolies histoires posées sur des arpèges passionnés et des mélodies délicates. Une évolution surprenante pour qui s’est consacré pendant douze ans à fusionner le jazz et le post-rock. A des foulées de ses projets précédents (Karaté et Secrets), Geoff Farina délaisse ici les sons saturés pour une orchestration réduite à sa plus délicate expression. Sans regrets, puisque les ballades sont enchaînées sans heurts, comme peut le faire un écoulement de jours et de semaines au toucher peau de pêche. De l’une à l’autre, le sourire ne s’effiloche pas ; on frissonne de cette pop-folk acoustique et épurée, puisant tantôt chez Nick Drake, tantôt chez Belle et Sébastien. Parfois, le morceau est acheminé aux confins de l’improvisation type free jazz, rappelant le passé du songwriter. Mais le plus souvent, la sécurité l’emporte sur la surprise. S’en plaindront peut-être les zappeurs consommateurs qui voudraient voir exploser la dentelle par pure volonté d’expérimentation ou d’imprévisible. Pour les autres, Glorytellers séduit, non par la surprise ou le cataclysme mais par la chaleur d’une voix de velours et d’une guitare frissonnante d’émotion. L’album est soutenu par quelques envolées solos déchirantes de beauté ; des interludes qui sonnent comme autant d’actes de dévotion, tant l’instrument est mis à l’honneur par la virtuosité du musicien. En filigrane, ce premier album de Glorytellers déroule doucement le fil de la vie à travers ses petits plaisirs et ses mélancolies; mais toujours la nonchalance achève de dédramatiser, la guitare gracieuse, d’enivrer. Aucun reproche à cette narration toute en courbes, si ce n’est que sa douce simplicité ne s’apprivoise pas avec autant d’aisance au quotidien.