Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

GrandGeorge

Une chorale à vous laisser sans voix…

Écrit par

C’est en 2015 que Benjamin Grandgeorge, ingénieur de formation, alors âgé de 30 balais, fait son apparition dans le paysage musical francophone, en gravant le futur tube « So Fine ». Ce single, véritable succès diffusé sur toutes les ondes durant l’été 2016, est rapidement suivi par son premier elpee, « So Logical ». À la clé : un D6Bels Music Award et une tournée de plus de 100 dates en Belgique suivie par une armée de fans.

Ce soir, le Versaillais se produit à la Ferme du Biéreau de Louvain-la-Neuve, et il va bénéficier du concours d’une chorale de luxe : la Patshiva Cie. Bonne nouvelle, le show est sold out.

Coline et Toitoine, c’est-à-dire Coline Debry (chant, guitare, ukulélé) et d’Antoine Jorissen (synthés, machines) assurent le supporting act. Un duo que votre serviteur avait découvert dans le cadre de la finale de l’Envol des Cités, au Manège de Mons. Un couple fort sympathique qui propose une électro/pop sautillante, rafraîchissante et dansante. 

Judicieusement intitulé, « Opéra » permet à Céline d’afficher ses capacités vocales. Finalement, dans ce registre, elle pourrait postuler au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles. Tout au long d’« Alicia », dont le dernier clip affole les compteurs, Coline semble montée sur ressorts. L’avenir de ce duo est franchement prometteur…  

Setlist : « OAEOA (version longue) », « Tossed But Not Sunken », « Anxiously Me », « Opera », « Write A Song », « Alicia », « North ».

Sur les planches, Grandgeorge est soutenu par son backing group ; en l’occurrence le bassiste Nicolas L’Herbette, sa choriste (NDR : sa voix est vraiment puissante !) Stefy Rica, le drummer Samuel Rafalowicz et le claviériste Xavier Bouillon (Mister Cover, Lemon Straw, Antoine Hénaut). Benjamin se consacre à la semi-acoustique et au chant. Et ce soir, la formation va bénéficier de la participation de la Patshiva Cie, une chorale féminine constituée, ce soir, de 9 vocalistes (Dounia Depoorter, Camille Lanet, Manuela de Tervarent, Dorothée Dassy, Marie Caillou, Stéfanie van Leemput, Nelliyú Gutiérrez, Valeria Garre et Amélie Dieudonné).

Chez les Tziganes, le Patshiv' est célébré lorsque plusieurs collectivités du même groupe ethnique se retrouvent lors d'escales de voyages. Ces fêtes propices à la musique et à la danse exaltent des amitiés durables, invitent au partage et la mémoire de la culture, des gens et de leur histoire (NDR : suivant le site web de la troupe)

Les pompiers sont prévenus car Benjamin avait annoncé qu’il allait mettre le feu dans la salle pour ce concert unique et le dernier de l’année. Benjamin et Rafi débarquent pieds nus. Le très beau « Fading Away » nous emmène au Mali. Souriant, comme toujours, Benjamin joint le geste à la parole et mime une petite dance africaine en utilisant ses mains comme un volatile qui prend son envol. Cette entrée en matière, talonnée par les percus et les claviers, est vraiment magique. Rafi pousse ses cordes vocales dans ses derniers retranchements tout au long de « Sunny Anyway ». On ne reconnaît pas immédiatement la chanson, mais bien les paroles. D’ailleurs l’auditoire chante le refrain en chœur, bien soutenu par la chorale. Faut dire que si les titres s’enchaînent, ils bénéficient ce soir de nouvelles versions, et très souvent elles sont dynamisées par des rythmes exotiques. Benjamin et ses musicos quittent la scène pour laisser le chantier libre à la Patshiva Cie qui se lance alors dans un exercice de polyphonie à vous laisser sans voix…

En rappel, on aura droit à 4 morceaux dont « Petit Dje», qui va transporter l’auditoire jusque la Nouvelle Orléans. Un concert exceptionnel sublimé par la conjugaison entre les voix de la chorale, de Benjamin et de Stefy…

Setlist : « Fading Away », « Sunny Anyway », « Easy Emotion », « Dancing », » Warmer », « Go For A Ride », « So Cold  », « Patshiva et Cie seule », « Men Should », « Intro+ Spondo », « Just In Time », « I’ll Be Traying»

Rappel 1 : « Another Day », « Losing You », « So Fine », « Petit Dje ».

Rappel 2 : « Sunny Anyway », « So Logical ».

(Organisation : Ferme du Biéreau et UBU Productions)

GrandGeorge

Face To Faith

Écrit par

Il y a 3 ans, Benjamin avait quitté sa carrière d’ingénieur pour se lancer dans la musique et ce choix lui a plutôt réussi. C’était en 2015. Depuis lors, il a fait du chemin. « Face to faith » constitue son second elpee,

Après avoir engagé de nouveaux musiciens en 2014, en l’occurrence le bassiste Nicolas L’Herbette et le batteur Sam Rafalowicz, tous deux issus de l’univers du jazz, il a enrichi le line up de son backing group, en engageant la choriste Stéfy Rika (NDR : elle a notamment prêté sa voix à Akro, Starflam, Axel Red, Selah Sue et Zap Mama) et le claviériste Xavier Bouillon.

Mais venons-en à l’album. Les mélodies sont toujours chargées d’énergie, mais la musique intègre davantage d’éléments, pop, funk et électro. En Ben joue davantage de sa gratte en picking.

« Radical Bourgeois » ouvre la plaque, un morceau qui donne le ton, puisqu’il affiche déjà ce changement d’orientation musicale. Il y chante d’ailleurs aussi bien en anglais qu’en français ; et ce mélange est bien équilibré. On y entend, cependant des applaudissements, en début de parcours, laissant supposer que ce titre a été enregistré en public.

Single qui a précédé l’album, donc compo radiophonique, « Sunny Anyway » est destiné à nous entraîner sur le dancefloor.

Percutant, « I'll Be Trying » bénéficie d’une mélodie accrocheuse.

D’abord chargé de spleen, « Easy Emotion » finit par s’emballer lorsque l’électro s’en mêle…

Nonobstant la voix vocodée, le plus funky « Warmer » semble hanté à la fois par Jackson 5 et Nile Rodgers. Une voix triturée de la même manière sur « Stay With Me », avant qu’elle ne s’envole dans les aigus, alors que les cordes délicates de Ben émergent d’une expression sonore tapissée de claviers. Des claviers qui s’imposent encore tout au long de « Space Odyssey (Losing You) », une autre plage funkysante et également taillée pour le dancefloor.

Benjamin étale tout son talent en picking, sur sa semi-acoustique, tout au long d’« Another Day In Heaven », une piste paisible au cours de laquelle la voix talonne parfaitement les cordes. Un climat qu’on retrouve sur « Men Should Never Fall In Love », même si la piste finit par décoller, grâce au concours des claviers…

Caractérisé par ses harmonies vocales atmosphériques, « Go For A Ride » est une jolie ballade sucrée/salée. 

Cap sur l’Afrique pour les deux bonus tracks et tout particulièrement le Burkina Faso. Tout d’abord « Just In Time », mais surtout « Dancing In The Morning », qu’illumine Stéfy de sa belle voix.

Grandgeorge se produira à l’Eden de Charleroi le 15 mars prochain et la veille au Reflektor de Liège.

 

GrandGeorge

Grandgeorge dans les petits papiers des fans…

Écrit par

L’univers de Benjamin GrandGeorge vogue entre Paris, Londres et Bruxelles, où il vit actuellement. Il reconnaît pour influences majeures Paul Simon, Jeff Buckley, Mozart, Sting et Richard Bona. Il aurait pu devenir trader à Londres. Il a choisi d'être chanteur. Une chose est sûre, vu les nombreux pays qu'il a visités, ce joyeux trentenaire est parvenu à conserver le meilleur, au fil des rencontres : un regard au Brésil, un rythme en Afrique ou une humeur en Asie ; soit autant de sources d'émotion et donc, d'inspiration. Il doute cependant de tout, sauf de son amour immodéré pour la musique. Et on le ressent particulièrement en ‘live’. Ce vendredi 7 décembre, il se produisait donc à La Madeleine de Bruxelles, date de la sortie de son second elpee, « Face to faith ». Compte-rendu.

Le supporting act est assuré par le duo Ebbène. Echappé des Tellers et de Paon, Ben Baillieux-Beynon s’est associé à Jérôme Magnée (Dan San, Gaëtan Streel, Yew) pour fonder ce duo qui a publié un premier Ep 4 titres, en octobre dernier. Un album est en préparation.

 Les deux compères grimpent sur l’estrade. Et déjà le charme opère auprès du public féminin. Ben se sert d’une gratte semi-acoustique, Jérôme cumule claviers, boîte à rythmes et guitare électrique. « Début De Soirée » ouvre le set. Chargée de spleen, la voix de Ben est douce, attachante et harmonieuse. Elle évoque parfois celle de Jean-Louis Aubert ou de Raphael. Elle s’épanche sur des textes poétiques, parfois empreints de désespoir. Jérôme piaffe déjà d’impatience, derrière ses claviers, sa 6 cordes en mains, alors que quelques sonorités électro émanent du MPD placé devant lui. Le tandem nous réserve deux nouveaux titres, « Vert » et le paisiblement atmosphérique, enrobé de chœurs, « Un » ; probablement des compos destinées au long playing. « Tout oublier » nous invite à se détacher des tracas de la vie quotidienne. Les cordes semi-acoustiques illuminent « Barcelone », un morceau imprimé sur un beat subrepticement électro, alors que la voix vaporeuse de Ben est bien soutenue par les  chœurs de Jérôme. Faut dire que c’est lorsqu’elles sont conjuguées que les harmonies vocales passent le mieux la rampe, un peu comme chez Dan San. Bien équilibré, le concert va cependant proposer autant de compositions empreintes de sérénité que nerveuses…

Setlist : « Début De Soirée », « Vert », « Un », « Tout Oublier », « Barcelone », « Ne Penser À Rien », « Tout Change », « Nuit Américaine ».

Particulièrement chaud, le public attend impatiemment la tête d’affiche. La responsable du fan club a distribué des papiers que les spectateurs sont invités à élever lors de la seconde partie du titre, « Sunny Anyway ». Le set s’ouvre sous un light show de couleur rouge. Aux drums, Sam Rafalowicz vient se placer à droite sur son estrade et le claviériste, Xavier Bouillon, à gauche. C’est toujours Nicolas Lherbette qui se charge de la basse. Stéfy Rika (NDR : elle a notamment prêté sa voix à Akro, Starflam, Axel Red, Selah Sue et Zap Mama) se plante derrière son micro, se retourne et applaudit. Benjamin GrandGeorge débarque enfin, sa gratte semi-acoustique à la main. Les applaudissements fusent. Le concert débute par « Fading Away ». Le refrain est déjà repris en chœur par l’auditoire. Trépidant, Benjamin semble heureux d’être là, ce soir. Avant d’attaquer ce fameux « Sunny Anyway », le premier single du long playing, censé emprunter une nouvelle direction musicale, il se désaltère, puis confesse modestement : ‘Ce second album n’était pas une mince affaire ; j’ai bien cru qu’on ne se retrouverait pas’. Il remercie le public pour sa présence. La voix de Stefy s’envole, bientôt rejointe par Benjamin, qui sans guitare, gigote de droite à gauche, et inversement. D’une durée de 6 minutes, cette version est pourtant plutôt paisible. Les fans soulèvent alors ces petits papiers. L’auditoire reprend le refrain. Emu, Ben lui manifeste sa reconnaissance. La guitare haute, l’oreille tendue vers celui-ci, il embraye par « Stay With Me », une chanson tendre mais complexe. Il doit d’ailleurs la reprendre à zéro et l’interprète d’une voix aiguë. Dominé par les claviers, « Losing You » est davantage électro et surtout dansant. La fosse se transforme d’ailleurs en dancefloor. Stéfy y apporte son grain de voix soul, alors que Benjamin s’applique sur les cordes de sa sèche. Avant d’aborder « Radical Bourgeois », plage d’ouverture du nouveau long playing. Benjamin signale que l’on doit rire, mais que cette chanson n’est pas marrante. Les voix sont parfaitement conjuguées. Au cours de ce titre électro/funk, il invite la foule à lever les bras et à jumper. On passe ensuite à « Dancing In The Morning », le premier bonus de l’album. Benjamin s’adresse à l’assemblée et demande si elle souhaite danser jusqu’aux petites heures, puis embraie par « Dancing in the morning », une compo qui nous entraîne à travers l’Afrique de L’Ouest, et plus exactement le Burkina Faso. Le light show est discret mais efficace. Tout au long de « Warmer » la voix du Grand Ben est vocodée. Pendant « Go For A Ride », Benjamin invite la foule à chanter avec lui. Il interprète seul et unplugged « Just In Time », un titre qu’il entame sous les applaudissements nourris de l’auditoire. Il n’en oublie pas pour autant « So Fine »… mais pas de trace de « How long » ; et c’est vraiment dommage. Opérant un dernier crochet par l’Afrique, « I’ll Be Trying (Comptez Sur Moi) » clôt le show.

On aura cependant encore droit à deux rappels ; et au cours du second, « Petit Dej » va nous plonger au cœur de la Nouvelle-Orléans.

GrandGeorge se produira le 14 mars 2019 au Reflektor de Liège et le lendemain à l’Eden de Charleroi.

Setlist : « Fading Away », « Sunny Anyway », « Stay With Me », « Losing You », « Radical Bourgeois », « Dancing In The Morning », « Warmer », « Go For A Ride », « Just In Time », « So Fine », « I’ll Be Trying (Compter Sur Moi) »

Rappel 1 : « Another Day In Heaven », « Easy Emotion »

Rappel 2 : « Petit Dej »

(Organisation : UBU Productions)

 

GrandGeorge

Moins mathématique qu’il n’y paraît !

Écrit par

C’est le jour ‘J’ (NDLR : le point G ?) pour Benjamin GrandGeorge, puisqu’il publie aujourd’hui son premier elpee, « So Logical » ; une sortie qu’il ponctue d’une ‘release party’. Et le concert programmé à la Rotonde du Botanique est sold out depuis un bon mois. Une bonne nouvelle pour l’artiste qui, jusqu’alors, avait bénéficié de quelques résidences au sein de l’institution. 

StevN alias Steven Codfert assure le supporting act. Chanteur, guitariste et compositeur, ce Franco-britannique est âgé de 23 ans. Puisant ses influences dans la soul, le blues, le jazz et la pop, il reconnaît pour influences majeures, John Mayer, Led Zeppelin, D’Angelo et James Brown.

Dès qu’il monte sur l’estrade, il prend le temps d’expliquer le fonctionnement de sa loop machine, un dispositif qui lui permet d’enregistrer des sons, de les reproduire en boucle tout en les incorporant à une trame instrumentale. Le tout à l’aide de pédales. Un traitement qu’il réserve à sa gratte semi-acoustique ou électrique. Le peuple commence à débarquer, et les spectateurs assis sur les marches sont invités à se lever.

« This Thing » ouvre le set. Steven se lance dans un exercice de human beat box, avant de libérer ses riffs de gratte électrique. Il chante également, d’une voix soul puissante et incantatoire. Un petit riff de guitare loopé balise « Itch ». Steven embraie en frappant des mains et le public applaudit dans la foulée, au grand étonnement de l’artiste, qui semble cependant apprécier. Il s’autorise une légère pause pour réaccorder sa semi-acoustique. Pas de boucles pour « Fired up », un titre plus roots, plus classique, hanté par l’esprit de Joe Bonamassa, qu’il interprète en mode voix/guitare. Un moment au cours duquel l’auditoire est fasciné par sa dextérité sur le manche. Et le concert s’achève en force, par « Somewhere » et « Clap », morceau de blues/roots/soul au cours duquel Steven va se vider les tripes sous le regard épaté de l’auditoire. A revoir, c’est une certitude !

GrandGeorge est un artiste de grande taille. Son nom n’est pas usurpé. Tiens, curieux, il revêt des t-shirts identiques, mais de couleurs différentes, selon qu’il se produit en ‘live’, est représenté sur la pochette ou placardé sur les affiches. Humble, le sourire constamment aux lèvres, il bénéficie d’un fameux capital sympathie. Il va accorder une prestation de 90 minutes ; ce qui est rare pour un artiste qui ne compte qu’un album et un Ep à son actif.

Benjamin se réserve le micro et se consacre à la guitare (acoustique ou électrique), au piano, ou au djembé. Il est soutenu par le fidèle bassiste Nicolas L'Herbette et le drummer Samuel Rafalowicz (NDR : il cache quelque chose sous le bonnet, c’est sûr…)

Dès les premières notes de guitare électro-acoustique, on reconnaît la mélodie de « Come Along ». On est alors invité à traverser les grandes étendues désertiques du Burkina-Faso. Tirant le plus souvent sur le jaune, le light show est à la fois discret et efficace. Benjamin sautille sur place. L’auditoire lui emboîte le pas, applaudissements à la clé. Le courant passe 5 sur 5 entre l’artiste et le public. C’est mathématique ! Caractérisé par sa mélodie contagieuse, le savoureux « How Long » est découpé rigoureusement dans les cordes acoustiques.

Benjamin nous fournit l’exégèse de « Little Boy ». Il était haut comme trois pommes quand ses parents l’ont emmené voir un concert. Le halo de lumière qui se focalisait sur la chanteuse était tellement puissant que son regard restait scotché sur elle. Il pensait qu'elle le regardait et il en est tombé amoureux… Tout au long de ce morceau jazzyfiant, les percus sont discrètes, les accords de basse vaporeux, et les accords de gratte limpides. Des accords qui adoptent un profil flamenco –parfois improvisé– sur « So Fine ».

« Fading Away » nous replonge en Afrique. L’ambiance est particulièrement chaleureuse. Davantage de percus pour « Old Friends », une compo qui lorgne vers… le Who ! Il n’en oublie pas pour autant le titre maître de son long playing, « So Logical ». Mais surtout nous propose un tout nouveau titre, une chanson d’amour qu’il interprète au piano. Il confesse avoir pris des cours pour pouvoir en jouer et explique que c’est sur cet instrument ou sa guitare qu’il a réalisé ses premières compositions.

Benjamin passe du dejmbé à la gratte en transitant par les ivoires pour exécuter « Good Old Money », un titre qui adopte également un tempo ska/reggae, tout en adressant un petit clin d'oeil aux traders. Avant « A Better Dance », Benjamin présente ironiquement son drummer, qu’il a baptisé Hocus Pocus. Et pour cause, ce dernier extrait une basse de son bonnet. Ce qui déclenche un fou rire général dans l’auditoire. Nico en a profité pour piquer la gratte électrique de Benjamin. Et les changements d’instruments se poursuivent, puisque Ben reprend celle de Nico pour attaquer le funk incendiaire « Petit Dej Au Lit ». En fait, tout simplement une invitation à servir de repas aux alligators du Mississipi. Et manifestement, le festin était… « So Fine » ! Puisque GrandGeorge nous le rappelle…

De ce show, on n’en oubliera pas les petites touches d’impro glissées parcimonieusement, mais judicieusement dans les morceaux ; ce qui s’explique, puisque tous ces musicos sont issus de l’univers du jazz. Suivant une logique moins mathématique qu’il n’y paraît ! Et puis la voix de Benjamin, qui me fait de plus en plus penser à celle de Charlie Winston… 

(Organisation : Le Botanique et Ubu Production)

 

 

GrandGeorge

La preuve par six !

Écrit par

GrandGeorge se produit dans la Rotonde ce vendredi 5 février, un concert destiné aux pros du spectacle. Il y a un peu plus de monde que les deux jours précédents.

Né à Versailles, Benjamin GrandGeorge est âgé de 34 ans. Il s’était établi à Bruxelles, à cause de son job (NDR : il est ingénieur). Et avait pris une année sabbatique pour se consacrer à la musique. C’est un de ses potes qui va transmettre une de ses maquettes chez PiaS, où il signe en 2013. Il rencontre le producteur/mixeur américain Mark Plati (David Bowie, Bashung, Puggy), sous la houlette duquel il publie son premier Ep « So Fine », dont le titre maître l'a fait connaître au grand public. Il vient de publier son premier  album, « So Logical ». Depuis, il a tout lâché pour vivre sa passion. Et ce choix lui réussit apparemment très bien.

Sur les planches, Benjamin –armé de sa sèche– est soutenu par le bassiste Nicolas L'Herbette et le drummer Samuel Rafalowicz, deux musiciens chevronnés qui viennent de l’univers du jazz. D’une durée de 30 minutes, le set proposera 6 morceaux. La preuve par six ?

Et s’ouvre par le titre maître du nouvel opus, « How Long ». La mélodie est tellement contagieuse, qu’une fois enregistrée dans la boîte crânienne, on n’arrive plus à s’en débarrasser. Place ensuite à son tube de l'été 2015, « So Fine ». Il y injecte une belle dose d’énergie et y met tout son cœur. Son entrain et sa bonne humeur sont communicatifs.

GrandGeorge signale que la prochaine chanson synthétise bien son projet. Il adore les mathématiques, la musique en général et tout particulièrement celle qui vient de l’Afrique. Une chanson tout au long de laquelle, il s'est amusé à faire côtoyer des rythmes et des mesures qui ne sont pas sensées être compatibles. Et c’est le batteur qui amorce ce « Fading Away ». Habité par son chant, GrandGeorge se balance. Il tâte du djembé. Puis de ses cordes, entame un duel avec le bassiste. Les manches des instruments se frôlent. On ressent les vibrations au sol et on a envie de danser. Mais par respect pour le public, on reste collé à son banc. La gratte s’impose naturellement tout au long de « So Logical », le morceau maître du dernier elpee ; une plage à la jolie mélodie. GrandGeorge signale que réserver un titre qui ne figure pas sur l’album aux prestations ‘live’ est plutôt sympa. Son titre ? « Good Old Money ». Une compo ska/pop sautillante et sucrée qui adresse un petit clin d'oeil aux traders, puis opère une petite incursion dans la soul et le Delta.

Avant de terminer le set, il présente ses musicos. Et reconnaît être devenu un hôte régulier de la Rotonde (NDR : résidence et concerts). Et y revient d’ailleurs ce 18 février. Il troque sa sèche contre une électrique. Et achève la prestation par un morceau de funk incendiaire, « Petit Dej ».

(Organisation : ProPulse)