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Bénabar les regarde danser…

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Gregor Hilden

In phase

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Gregor Hilden est de nationalité allemande. Un guitariste de blues qui jouit d’une belle expérience, puisqu’il a déjà publié une dizaine d'albums. Il ne chante pas ; aussi, très souvent, il sollicite le concours de collaborateurs. Et quand ce n’est pas le cas, il se contente d’une œuvre exclusivement instrumentale. Pour enregistrer "In phase", il a bénéficié de la participation de son backing group, constitué d’un claviériste, d’un bassiste et d’un drummer.

"Mr Magic" ouvre la plaque. Un funk très clean. Alors que Dieter Steinman imprime le tempo, l'orgue Hammond tapisse l’expression sonore au sein de laquelle la guitare se libère simplement, clairement, dans une tonalité proche de celle si chère à Carlos Santana. "In phase" baigne au sein d’un climat atmosphérique qui me rappelle un autre esthète des cordes, l'Anglais Snowy White. Une plage empreinte de délicatesse et vraiment belle. Blues rythmé, "On blues" vire à la musique d'ambiance, une piste qui met l'accent sur le piano électrique de Thomas Hufschmidt. Le long playing recèle quelques morceaux qu’on pourrait qualifier de fusion entre rock, jazz, funk et blues. A l’instar de "Rock-Zabern" et "Desert song". "Springtime" est illuminé par sa très jolie mélodie. Parmi les titres les plus purement blues, on épinglera "Blues from the outer side", au cours duquel le piano électrique est bien mis en exergue, l’indolent et superbe "Naylor's blues', le trop bref à mon goût "63", et "Fleetwood Mac", une compo qui réverbère des tonalités très proches de celles dispensées à l’époque par Peter Green. La guitare est d'ailleurs une Gibson Les Paul Gold Top! Il s’agit d’une des deux reprises du long playing recèle. La seconde est consacrée au "Chitlins con carne" de Kenny Burrell. L’opus s’achève par "Farewell blues", un morceau sculpté dans la pureté cristalline. Gregor Hilden est un excellent musicien qui ne quitte guère l'Allemagne. Il se produit régulièrement en compagnie d’un autre remarquable gratteur teuton, Richie Arndt, ou encore des UK All Stars de Sam Kelly!

 

Gregor Hilden

Blue in Red

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Malgré son jeune âge, ce guitariste allemand a déjà un fameux vécu ; et sa discographie en est la plus belle illustration. A ce jour, il doit avoir concocté pas moins de huit elpees sous son patronyme, sans compter la confection de son superbe dernier DVD, "Live at the Luna Bar". L'artiste aime les couleurs. Il a d’ailleurs intitulé cet opus "Blue in Red". Quand on pense que son gratteur favori n’est autre que Peter Green, la palette de couleurs n’en devient que plus ample. Si le blues constitue son inspiration majeure, il faut avouer qu’elle concède de larges touches de jazz, et plus subtilement de rock. Gregor ne chante pas. Et pour cet album, il n’a pas invité de vocaliste. Son œuvre est donc exclusivement instrumentale. Il est épaulé par les musiciens de son band : le bassiste Sascha Oeing, le drummer Bjorn Puls et le claviériste Horst Bergmeyer. Peu de guests.

La cover du "Breezin'" de Bobby Womack est largement teintée de jazz. La trompette de Christian Kappe est très ‘classe’. Malgré ses accents généreux, elle entretient un climat intimiste. Les nuages bleus de "Blue clouds" planent majestueusement. C’est manifestement ce que Hilden fait de mieux. Sa Gibson Les Paul emprunte la tonalité de Peter Green. Le Green des meilleurs jours. Très subtil, son jeu repose sur une ligne mélodique imparable. Ce titre figurait déjà sur le « Live au Luna Bar ». Et comme je l'avais déjà souligné, il évolue dans un registre fort proche d’un autre guitariste anglais : Snowy White! Belle et atmosphérique, sa musique embrasse un swing élégant. Un swing entretenu par la chaleur de l'orgue Hammond B3 ; mais une nouvelle fois la trompette de Kappe, le sax ténor de Volker Winck et les cordes lumineuses du maître de cérémonie. La sonorité des cordes est tellement généreuse et réverbérée sur "Daydream", qu’il est impossible de ne pas penser à Carlos Santana. Pourtant l’orgue et le piano de Thomas Hufschmidt invitent au cabaret, alors que la richesse de la mélodie est bien présente! L’indolent "CD-Special blues" est de toute beauté. Grégor y conjugue puissance et dextérité, pendant que l’orgue Hammond tapisse l’ensemble de ses sonorités caractéristiques. Hilden vit sa musique. Et il parvient à communiquer ses sentiments de désespoir, même lorsqu’ils sont éphémères. "Zak" baigne dans un jazz pur et dur. La basse est versatile. Les balais graciles entretiennent un swing qui inspire les solistes aux cordes et à l'orgue. "Trading time" constitue la surprise de l’opus. Une compo judicieusement intitulée. A cause des échanges opérés entre les cordes en picking de Hilden et celles de son ami américain Tom Principato, dans un style franchement inspiré par Albert Collins. "Way baxk home" nous replonge dans un climat paresseux et atmosphérique. Ce qui permet au saxophone de Winck de prendre la clef des champs. Plus dansant, "Listen here" évolue quelque part entre le R&B (NDR : fluidifié par l'orgue Hammond, façon Booker T) et jazz plus complexe (NDR : pensez au Ramsey Lexis Trio). Le sax et l'orgue servent encore de rampe de lancement aux cordes étincelantes de Gregor. On n’oubliera pas le titre maître gorgé de swing ; et puis la finale "Shades of gold". Un morceau au cours duquel Hilden tient à cœur de nous quitter sur une touche mélodique et empreinte de charme…

 

Gregor Hilden

Live at the Luna Bar - Dvd

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Ce guitariste allemand jouit d’une notoriété de plus en plus conséquente. Brillant sur sa gratte, il privilégie la Gibson Les Paul, dans un style rappelant le plus souvent le grand Peter Green de naguère et un certain BB King. Le label Acoustic édite régulièrement ses albums. Son dernier, "Golden Voice blues", remonte à l'année dernière. Ce DVD fort intéressant a été immortalisé au Luna Bar de Munster, les 24 et 25novembre 2006. Il est soutenu par un quartet composé du claviériste Horst Bergmeyer, du bassiste Sasxha Oeing et du batteur Dirk Brandt. Aucun de ces musiciens ne chante. Ce qui explique pourquoi, ils sont régulièrement invités à accompagner des chanteurs américains, lorsqu’ils tournent en Allemagne. 

Le film nous invite à passer plus d'une heure et demie dans ce petit club germanique. Le son est impeccable et la musique de bonne facture. Le chanteur noir américain Big Daddy Wilson B occupe le devant de la scène. Bien qu’originaire de Caroline du Sud, il vit le plus souvent en Allemagne. Il aborde "Stick with me", un blues lent très mélodique. Sa voix est grave. Toute en relief, elle est faite pour chanter le blues. Gregor joue sur sa Les Paul Standard de 1959. Le son est bien gras et réverbéré. Son blues n’est pas pur, mais il prend soin de garder en permanence une ligne mélodique sûre. Dans le style, il me fait ici penser à un musicien anglais qui avait lui aussi beaucoup écouté Peter Green : Snowy White. A une certaine époque, il a rencontré un certain succès en compagnie de son blues band, le Blues Agency. Il avait même décroché un hit : "A bird of Paradise". En outre, la sonorité trahit de nombreuses similitudes. Horst se distingue à l'orgue. Wilson chante aussi "Shufflin", un titre imprimé sur un tempo enlevé, proche du Chicago Westside. Bergmeyer est passé opportunément au piano électrique. Le quartet de base se réserve alors trois plages instrumentales. Tout d’abord l'atmosphérique "Ocean breeze Motel". "Golden Voice blues", ensuite. Un blues lent classique inspiré par BB King. "Zak", enfin. Un titre rapide, aux accents très jazzy. Gregor étale sa dextérité en alignant une multitude de notes, pendant que Dirk se libère aux percussions. Johnny Rogers est également un chanteur noir américain basé en Allemagne. Sa voix est d’une grande pureté pour chanter le blues et la soul music, un style qu’on appelle encore soul blue. Il chante "One more time", soutenu par la trompette de Christian Kappe, un jeune jazzman de 35 ans, alors que Gregor a empoigné sa Fender Telecaster! Il chante aussi d'une voix remarquable et poignante "Leaving this town". Sous sa forme instrumentale, le quartet de base accueille sur les planches l'harmoniciste noir Keith Dunn. Cet excellent musicien insuffle beaucoup de feeling dans son jeu. Et il en fait la plus belle démonstration tout au long de "Mature blues", en empruntant le riff du célèbre "Help me". Puis en élevant le tempo, sur "Jammin". Et manifestement, Bergmeyer pète la forme derrière son piano! Le trompettiste allemand Christian Kappe fête son retour en apportant son soutien à "New York blues". L’interprétation baigne au sein d’un climat jazz fin de soirée. Les échanges s’opèrent en toute intimité. Les musiciens s’autorisent de l’impro tout au long de "Little funky thang".  La suite est royale. L'harmoniciste Thomas Feldman fait son apparition. Il y a de l'électricité dans l'air. Il allie puissance et talent. Il vit sa musique. Et se révèle véritablement sur ce "Beale street strut". Thomas n’est pas né de la dernière pluie. Il a déjà accompagné les artistes les plus notoires et participé à la confection d'au moins trente albums! Il est également un brillant saxophoniste. Et le démontre aussitôt en épaulant la chanteuse noire de blues et de jazz, Harriet Lewis. Originaire de la Côte Est des USA, cette militaire de carrière est demeurée en Allemagne pour y poursuivre sa vie d'artiste. Elle chante superbement "In the heart of the City". Gregor s’y révèle formidable à la guitare. Véritable réincarnation du Peter Green des meilleurs jours, il aligne ses notes parcimonieusement. Magique! Thomas pratique aussi le zydeco au sein de la formation teutonne, the Swamptones! Ce concert s’achève par "Blue clouds", une magnifique mélodie instrumentale fort proche du déjà cité Snowy White. Mais le spectacle n'est pas terminé, car trois bonus tracks ont été ajoutés. Trois versions alternatives de plages figurant sur l'album. Gregor Hilden et ses musiciens peuvent franchement être crédités, pour la circonstance, d’une excellente prestation.

Gregor Hilden

Golden voice blues

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Très prisé par la critique, ce jeune guitariste allemand (NDR : issu de Munster très exactement) n'est plus un inconnu puisqu'il compte déjà plus de vingt ans de métier. Particulièrement doué, ce gratteur présente de sérieux atouts et de solides références. Et pour cause, ce disciple de Peter Green et de Larry Carlton synthétise sa propre fusion de blues, de jazz et de soul. Son premier album, "Guitar deluxe", remonte à 1994. Depuis, il aligne régulièrement des albums sous son patronyme ou flanqué du Johnny Rogers Band. A l’instar de "Soul serenade", paru en 2001. Commis en 2004, "Blue hour", son précédent opus, relevait du Gregor Hilden Band. « Golden voice blues » est un disque instrumental. Il recèle onze plages issues de sa plume, pour lesquelles il est soutenu par son trio de base : Horst Bergmeyer aux claviers, Erkan Özdemir à la basse et Klaus Schnirring aux drums ; autrement dit, la très réputée section rythmique des Bluescasters de Memo Gonzales. Deux souffleurs ont collaboré à la confection de quatre plages : Tommy Schneller au saxophone et Keith Dunn à l'harmonica.

"Shuflfin" met directement le feu aux poudres. Gregor reproduit immédiatement la tonalité chère au Peter Green de la grande époque (NDR : celle de la fin des 60s). Il détient une Gibson Les Paul Goldtop de 68 et un ampli Fender Deluxe Reverb de 64. Pour ce Chicago shuffle, Horst est au piano et Tommy aux saxophones. Le niveau technique de Gregor est très élevé. Pourtant, il ne dispense que les notes nécessaires, des notes concédées à l'économie comme le faisait si bien le grand Green. Il embraie sur "Golden voice blues". Un morceau imprégné par le style de T-Bone Walker. Un blues fin de soirée particulièrement agréable au cours duquel sa complicité avec le pianiste est un plaisir pour les oreilles. Mr Hilden persévère dans le swing. La section rythmique se fait légère pour aborder "Off beatin". Un excellent jump imprimé sur un tempo modéré. Une compo qui marque une nouvelle fois le retour de Schneller au saxophone ténor. Décidément versatile, Gregor prend la direction de la Louisiane en empruntant des accents nonchalants. Le swamp blues devient le théâtre de son nouvel essai tout au long de "Smack Bertha's shuffle" ; une plage enrichie par l'harmonica de Dunn et le piano de Horst. "Late rent shuffle" nous plonge dans le monde du blues et du swing. La rivalité entre les cordes, le sax baryton et l'orgue Hammond est tonique. "Mature blues" est un slow blues fort classique. Tout est bien mis en place. La guitare se divertit face au piano et à l'harmo de Keith Dunn. Du bon travail ! Proches de Mike Bloomfield et de BB King, les cordes évoluent derechef dans un registre fort proche de l’univers de Peter Green, bien sûr ! Gregor saisit sa Danelectro Baritone pour s’enfoncer dans un Memphis R&B très séduisant. Intitulé "Baritone boogaloo", ce fragment est éclairé d'un solo de saxophone. Débordant de groove, "Jammin" constitue un exercice instrumental à la texane, proche de Freddie King. Les différents musiciens accomplissent impeccablement leur rôle. Gregor, Horst, Keith, Erkon et Klaus sont unis voire soudés pour le meilleur ! Autre blues lent, "Sweet 'n'sour" réverbère un son puissant, saturé d'écho. La Gibson de Gregor nous flanque des frissons partout, tant son toucher est à fleur de peau et sa sensibilité exacerbée. Slow blues classique, "Earth blues" est soutenu par la section rythmique. Cette compo aurait pu servir de bande sonore pour un Chicago Blues Band. Mississippi Heat, par exemple. Le champ est d’abord laissé libre au brillant pianiste Horst Bergmezyer, à Dunn et Hilden enfin. Cet excellent album s’achève par "Greg's boogie", un boogie au cours duquel chaque musicien met un point d’honneur à donner le meilleur de lui-même pour atteindre un excellent résultat d’ensemble. A écouter absolument !

 

 

Gregor Hilden

Blue hour

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Gregor Hilden nous vient d’Allemagne. De Munster pour être plus précis. Il comptait déjà six albums à son actif, dont le dernier, "Sweet rain", est paru en à 2002. En métissant son blues et en s’ouvrant au R&B et surtout au jazz, Hilden s’ouvre dorénavant un spectre sonore bien plus large. Et on s’en rend compte dès la première plage, "Flying home", un instrumental coécrit, dans les années 40, par Benny Goodman et Lionel Hampton. C'est tout dire ! La guitare ici purement jazz, disserte avec la trompette de Christian Kappe et le piano électrique de Thomas Hufschmidt. Gregor ne chante pas ; mais pour ne pas se limiter à un exercice uniquement instrumental qui pourrait être qualifié de nombriliste, il a invité deux chanteurs noirs américains : Johnny Rogers et Stevie Woods. En 2001, il avait d'ailleurs déjà commis un album en duo avec Rogers, "Soul senerade". Un opus paru chez le même label. Johnny chante "Who's makin' love" d’une voix parfaitement adaptée au style soul blues. Mais Rogers peut aussi interpréter magistralement le blues. A l’instar de la reprise du "I loved another woman" de Peter Green. Un pur bonheur ! Très parcimonieux de ses notes sur sa Gibson Les Paul, Hilden a parfaitement assimilé la technique et le feeling du grand Green. Même la tonalité réverbérée y est! La cover du "Love and hapiness" d'Al Green est également impeccable. Mais que Mr Rogers possède d’une belle voix ! Thomas est à l'orgue. Tommy Schneller au sax. Le solo de Hilden démontre à nouveau toute l’étendue de son immense talent. Stevie Woods est un chanteur qui évolue dans un registre purement soul. Il emprunte à ce style pour colorer "Joy & pain" de jazz mélodique et le rendre très dansant, légèrement exotique. Je préfère nettement son intervention lors de la reprise légèrement funky du "Inner City blues" de Marvin Gaye. Constituée de Sascha Oeing à la basse et surtout de Dirk Brand aux percussions, la section rythmique imprime bien le tempo. Une fois encore, Gregor se réserve une excellente sortie sur sa Telecaster, en écrasant et en torturant le son. Excellent ! Le niveau instrumental ne trahit jamais la moindre faiblesse. Nouvelle démonstration, le "Milestones" de Miles Davis dévoile, dans son ambiance feutrée, de petits trésors ciselés par la guitare et le piano électrique. Longue plage jazz, "Jam" adresse précisément un clin d'œil à Miles Davis. La trompette de Christian Kappe y est talonnée par le piano électrique et la guitare. Dernière plage instrumentale, "Blue hour" se révèle très mélodique. Le style de la guitare y est assez proche de Peter Green, ou plus exactement d'un de ses adeptes, Snowy White. En finale, Rogers revient chanter le classique "Fever", une adaptation ‘live’ immortalisée l'année dernière, lors de la "Gregor's Blues Night…