Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Gush

Everybody’s God

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La pochette d’un album peut parfaitement correspondre à la musique dispensée tout au long d’un opus. Et celle d’« Everybody’s God », le nouvel elpee de Gush, en est une parfaite illustration. En fait, la solution sonore de cette formation française fait l’effet d’un bon jet d’eau dans la tronche… En écoutant « Everybody’s God », on a l’impression d’être réveillé, un peu comme lorsqu’on prend une bonne douche le matin, juste avant de se rendre au boulot ! « Back Home » et l’irrésistiblement gospel « P.nis » sont de véritables brûlots mélodiques. De chouettes claques pop qui vous donnent la pêche, avant d’entamer une journée pénible. En outre, le patronyme du combo correspond au reste du tableau, car Gush signifie ‘jaillissement’ ! La joyeuse bande compose, en effet, des morceaux dont les jaillissements rafraîchissent nos tympans…

Yan, Xavier, Mathieu et Vincent sont frères ou cousins. Teintée de soul et de folk, tout en cherchant à faire la synthèse du pop-rock américain des sixties, leur musique devrait faire des ravages, dans un futur proche. Fait assez rare pour le souligner, les quatre joyeux lurons participent tous à la fête. Ils se refilent chacun leur tour, le lead vocal, au cœur de délicieuses harmonies vocales. Pensez aux Beatles et à Crosby, Stills, Nash et Young, des références de choix pour la formation. Et « Everybody’s God » en est certainement la plus belle illustration. A l’instar de Phoenix, les lignes de basse sont caoutchouteuses. Un feeling contemporain, réminiscent de Kings of Leon, revient régulièrement à la surface. Sculptées dans le folk, les guitares évoquent Coming Soon. Ce qui n’empêche pas l’ensemble de se révéler original. Gush convainc néanmoins sur les compos les plus allègres ; car si les ballades ne sont pas de mauvaise facture, elles semblent procéder d’un exercice de style imposé. Bref, revivalisme et originalité semblent faire ici bon ménage. Une exception qui confirme la règle : « The Big Wheel », un titre qui fait injure à TV On The Radio. Et pas la peine d’insister, vous risqueriez l’écœurement…

Gush se produira dans le cadre du festival Main Square, à Arras, le 3 juillet prochain.

Begushkin

Nightly Things

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Jeune, intelligent, plein d’allant, Dan Smith, le jeune prodige caché dans l’ombre de Begushkin, regarde la vie droit dans les yeux pour en soustraire toute la misère du monde. Sur « Nightly Things », son premier essai, il délivre huit complaintes, petits télégraphes mélancoliques chantés d’une voix fragile. En vingt minutes l’affaire est bouclée et le message est passé. Empruntant la tessiture de Will Oldham, Dan Smith brasse les ténèbres sous un éclat lunaire. Là, sous les astres, l’Américain convie l’héritage de Neil Young sans jamais oublier d’élargir ses horizons, toujours plus à l’est. Rencontre improbable entre traditions yankees (country, folk ou rock) et folklore soviétique (écoutez « Stroll With Mine », ses incursions d’accordéon et de violon), cet album pourrait être le préféré de Zach Condon (Beirut). Voilà donc une bien belle rencontre. Crépusculaire et inattendue.