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Halford

Halford IV - Made Of Metal

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Un chroniqueur ne devrait jamais consulter la prose de ses collègues avant de se forger une opinion personnelle. Quelques avis glanés au hasard de la grande toile m’avaient convaincu : le nouvel album du ‘Métal God’ était décevant, mollasson, bourré à craquer de ballades et de titres commerciaux sans intérêt. Affaire classée. Et j’en serais probablement resté à ce stade si ‘Rough Trade’ (NDR : qui à pris en charge la distribution du label de Rob Halford, ‘Metal God Records’) n’avait pas jugé opportun de faire parvenir un exemplaire de l’objet décrié à la rédaction de Musiczine. Surprise totale : « Halford IV – Made Of Metal » est excellent et votre serviteur a bien failli passer à côté d’un très bon disque.

Je ne vous ferai pas l’affront de vous présenter Rob Halford. Et si, par le plus improbable des hasards, vous n’avez jamais entendu parler du gaillard, sachez simplement que Monsieur Halford est le hurleur de Judas Priest, depuis 1973. Son influence sur le développement de la communauté métallique a été si importante que celle-ci le désigne désormais sous le sobriquet respectueux de ‘Metal God’.

Contrairement à certains de mes éminents collègues chroniqueurs, je n’ai que deux reproches à formuler à ce nouvel opus. Premièrement, j’abonderai dans le sens des autres scribouilleurs en affirmant que « Made Of Metal », n’est pas un titre judicieux, car il induit le fan en erreur. Bien qu’incontestablement métal, la nouvelle offrande du légendaire vocaliste est loin d’être aussi rageuse que « Resurrection », publié en 2000 et « Crucible », en 2002. Ce qui pourrait décevoir les amateurs des riffs brutaux et du chant haut perché des deux premiers efforts du groupe (NDR : c’est volontairement que je ne cite pas ici l’album « Winter song », paru en 2009, qui n’était, après tout, qu’une collection de chansons de Noël cuisinées à la sauce métal). La seconde erreur stratégique commise par Halford est probablement son choix d’ouvrir les hostilités par l’un des titres les plus faibles de l’album. Car si « Undisputed » recèle un bon riff métal classique, il est terriblement difficile d’adhérer à ce refrain peu chantant : ‘He Is The Heavyweight Champion Of The World’.

Pour le reste, il apparaît que toutes les critiques dont souffre la galette soient largement injustifiées. Certes, « Halford IV - Made Of Metal » présente Halford sous un jour beaucoup plus mélodique que ses deux premiers opus. Cependant, nous sommes bien loin de la succession de ballades et de titres pop-métal décrits sur le net. Et, si l’on serait probablement en droit de réprouver un tel abus de mélodies et de titres accrocheurs sur un album de Judas Priest (NDR : un constat vérifié en long et en large lors de la sortie de « Turbo », en 1986), il faut bien admettre qu’après plus de trente-cinq années passées à défendre la cause du métal pur et dur, le père Rob a le droit de faire ce qu’il veut au sein du groupe qui porte son nom !

On ne rencontre d’ailleurs qu’une seule véritable ballade (« Twenty-Five Years ») sur « Halford IV ». Un slow, pour quatorze plages, avouez que ce n’est pas exagéré. Pour le reste, les compositions oscillent entre un métal mélodique qui rappelle le Judas Priest des eighties (« Speed Of Sound », « Undisputed », « We Own The Night », « Hell Razor », « Matador ») et un hard rock relativement plus commercial (« Heartless », « Thunder And Lightning », « We Own The Night »). Le titre le plus surprenant (et sans doute aussi le plus réussi) est sans conteste « Till The Day I Die », un hard rock bluesy au cours duquel la guitare slide nous entraîne dans les marécages de la Louisiane. « The Mower », le power métal au chant haut perché qui clôture l’album en puissance, réconciliera Halford avec les fans de ses deux premiers opus.

« Halford IV - Made Of Metal » est une réussite. Vous pouvez me croire sur parole. Ou plutôt non ! Ecoutez-le et faites vous votre propre opinion.

Rob Halford

Ressurection

Écrit par

Depuis son divorce avec Judas Priest, deuxième institution du métal anglais juste derrière Iron Maiden, le légendaire vocaliste Rob Halford s'est essayé au néo hard core en publiant " Fight ", puis au métal indus en gravant " Two ", dont l'unique album avait été produit par Trent Reznor de 9 Inch Nails. Dans les deux cas, l'échec commercial s’est révélé cuisant.

Après avoir défriché d'autres territoires musicaux, puis galéré dans les clubs, le grand chauve tatoué a décidé de s'entourer de jeunes musiciens et de revenir à ses amours d'autrefois : le heavy métal pure souche. Histoire de reconquérir les fans du Priest et de ne pas sombrer dans un total anonymat. " Ressurection " fait vibrer notre fibre nostalgique, tant il respecte les règles de l'art et évoque un passé glorieux époque " Screaming for Vengeance ". Mais là où certains échouent en s'évertuant à recycler un métal embaumé à la naphtaline, en grand professionnel, Halford emporte la mise et balaie tous les préjugés sur son passage. Chaque titre dévoile son lot de surprises découpées dans des riffs diablement jouissifs. Soulignons la présence guest-star de Bruce Dickinson sur le puissant " The one you to love hate " et la production canon d'un certain Roy Z. Un ex collaborateur de Bruce qui officiait encore en solo avant de rejoindre la Vierge de fer…