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Hancox

Vegas lights

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Hancox est un quartet drivé par le chanteur/guitariste Pip Hancox. Il a longtemps été le leader de The Guana Batz, un groupe anglais né en 1982, réputé pour son psychobilly. Une véritable référence dans le style ; à cause de son style énergique, fruit de la rencontre entre punk et rockabilly. Au cours de l'été 2010, il s’est retranché quelque part en Californie, du côté de San Diego, non loin de la frontière mexicaine, pour monter ce nouveau projet. Au sein duquel on retrouve quand même le bassiste Johnny Bowler, un ex-Guana Batz. Le line up implique également deux Californiens, soit le guitariste Gino Meregillano et le drummer Alex Pappas. Le band est donc partagé équitablement entre Britannique et Yankees.

"London streets" ouvre la plaque. Le chant adopte un phrasé punk, mais l’attitude emprunte au blues. Mais finalement la structure de ce titre s’avère plutôt raffinée et la production soignée. Le psychobilly reste l'épine dorsale de Hancox. Toute la sauvagerie de l'attitude punk est bien présente au cours des premiers titres. Et en particulier "Toxic twins", "Sally" et "Back door city". "Beautiful creature" marque un tournant dans l’opus. Excellente compo, elle est imprimée sur un tempo plus lent. L’instrumentation est irréprochable et les sonorités de cordes évoquent tout bonnement les Stray Cats. On reste dans le rockabilly tout au long de "7th daughter", une piste très énergique mais parfaitement construite. Gino, le gratteur américain, apporte manifestement ici toute son expérience. Bien rythmé, "Ellinore" constitue une autre réussite de l’elpee. On est même ici plus très loin de la pop. C’est la conjugaison des deux guitares qui crée la spécificité du son Hancox. Et sur ce morceau, l’envolée dans l'univers surf est remarquable. "Carburetor" fait encore la part belle au surf, même si ici les cordes sont débridées et sonnent plus métalliques. Et à partir de "Bleed", le doute n'est plus permis, Hancox pratique du 'surfabilly', pour la circonstance sur un thème hispano-mexicain. Les guitares sont irrésistibles. Tout comme sur "Shake". Un véritable mur du son est érigé, mais émaillé de petits effets sonores bien créatifs. Le titre maître est une ballade qui ne manque pas de charme. Plutôt lent, mêlant subtilement cordes électriques et acoustiques, il bénéficie de nouveau d’interventions vocales très soignées. Et Hancox se retire en attaquant une cover du hit de Blondie, "Call me". Surprenant ! Si l’album a bénéfice d’une mise en forme parfaite, je me demande quand même pourquoi il démarre par toute une série de plages psychobilly?