Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Happy Mondays

Call The Tops – Live in New York 1990

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Quoique mythique, The Happy Mondays est une formation qui a brûlé la vie par les deux bouts. L’abus de drogues a carrément détruit le groupe qui s’est séparé en 1992. L’aventure de Black Grape ayant tourné court, Les Mondays vont se reformer circonstanciellement, pour accorder quelques concerts, et même enregistrer un nouvel album en 2007, « Uncle Dysfunktional », un disque qui n’a cependant guère convaincu. Ils sont depuis repartis en tournée…

Mais revenons à la période dorée vécue par le band. Que l’on situe entre la fin des 80’s et le début des 90’s. Une époque à laquelle, il va faire les beaux jours du club l’Haçienda en dispensant un mélange détonnant entre rock, house et funk. Mais aussi publier quelques superbes opus, comme « Squirrel And G-Man Twenty Four Hour Party People Plastic Face Carnt Smile (White Out) », « Bummed » et surtout « Pills 'N Thrills And Bellyaches », ce dernier en 1990. C’est de cette année que datent les prises « Live in New York ».

Précurseur du mouvement Madchester, né évidemment à Manchester, The Happy Mondays va ouvrir la voie au ‘raves’ et aux collaborations entre groupes et Djs. Ce qui explique sans doute la présence de producteurs aussi notoires que Martin Hannett, Paul Oakenfold ou Howie B pour mettre en forme leurs disques (NDR : on n’oubliera cependant pas que c’est John Cale qui s’est chargé de produire leur premier essai).

Shaun Ryder, Gary Whelan, Rowetta Satchell et consorts, sans oublier le danseur insolite Mark ‘Bez’ Berry étaient apparemment en forme lors du (des) set(s) accordés à New York, en 1990. Ils étaient sans doute moins pétés que d’habitude. Ce qui a ainsi permis d’immortaliser ce ‘live’ ; un concert plutôt réussi (NDR : pas parfait, mais chouette) au cours duquel ils ont balancé quelques uns de leurs hits les plus notoires, tels que « Kinky Afro », « Hallelujah » ou « Wrote for luck ». Et à ce titre, c’est un document…

 

Happy Mondays

Uncle Dysfunktional

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Alors que le pauvre Tony Wilson vient de passer l’arme à gauche, ses poulains les plus ingérables sont de retour. « Yes Please ! », le pas très inspiré dernier album des Happy Mondays, était paru en 1992 et avait précipité la faillite du label « Factory » (allez voir « 24 Hour Party People » pour en savoir plus). Entre-temps il y a eu Black Grape, Shaun Ryder a sorti un album solo et collaboré avec les Gorillaz tandis que Bez participait à un ‘reality show’. Sans oublier que les Mondays ont tenté (et raté) un come back sur scène il y a quelques années.

Ryder, Bez et Gaz Wheeler ont reçu le concours d’Howie B et Sunny Levine, petit fils de Quincy Jones, pour concevoir « Unkle Dysfunktional ». Les premières écoutes donnent une impression peu flatteuse : les programmations rythmiques sonnent datées et Shaun Ryder, dont la voix semble être le fruit d’un croisement improbable entre Bob Dylan et Lee Scratch Perry, braille comme un vieux fou. Le disque révèle progressivement ses charmes et on finit par entrer dans ce cocktail graisseux qui mélange électro, disco, funk ‘clintonesque’, reggae, guitares à la Stones et … country. Certes, rien d’indispensable ou qui puisse accéder au rang de classique mais pas la débandade artistique annoncée par certains. Au fil du temps, le très crunk « Deviants » (un duo partagé en compagnie du emcee de L.A. Mickey Avalon), l’amusant et bien nommé « Cuntry Disco », le très Primal Scream « In The Blood », l’électro-hip hop « Anti Warhole On The Dancefloor » et le très ‘clintonesque’ (NDLR : encore !) « Weather » se forgent une appréciation de plus en plus en plus favorable. A l’image de leur affreuse pochette, ces papys de la défonce sont donc toujours des sales gamins et des vrais punk-rockers !

Happy Mondays

Loads

Sous-titré ‘best of’, "Loads" propose en 16 titres un aperçu de la discographie du défunt Happy Mondays. Si on y retrouve bien le second single "Tart tart", "24 hour party people", "Lazytis", semi cover des Beatles", les reprises de "Step on" et "Tokoloshe man" de John Kongos, "Kinky Afro", "Hallelujah" dans un mix de MacColl, on regrettera l'absence du premier single "Delightful", et surtout de "Freakin' Dancin'", considéré comme la composition la plus percutante des Mondays. Bref, hormis ces quelques réserves, cette compile constitue un testament assez intéressant du mythe mancunien.

Responsable de la naissance de la scène rave et du mouvement baggy, antithèse du mouvement glamour, réputé pour ses rythmes épileptiques, nés du pillage de la soul des seventies et des catalogues funk de Motown et de Stax, le combo mancunien était parvenu à se construire un style tout à fait personnel, redoutablement hypnotique, au groove irrésistible. Malheureusement, l'abus de drogues aura raison de la bande à Shaun Ryder et de Bez. Deux personnages qui tomberont même dans la déchéance la plus totale, avant de revenir, après désintox et rachat de bonne conduite sous la forme de Black Grape. Mais là, c'est une autre histoire...