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Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Harold Martinez

Dead Man

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Ce « Dead Man » porte bien son titre ! Il baigne en effet dans une ambiance particulièrement poisseuse, si caractéristique de la ‘Bible Belt’ du Midwest américain, magnifiquement décrite par le film éponyme de Jim Jarmusch sorti en 1995, qui mettait en scène Johnny Depp.  Toutefois une référence saute immédiatement aux oreilles, en écoutant le second opus de Harold Martinez : David Eugene Edwards. Et tout particulièrement sur « The Killers Crow ». Car, non seulement cet elpee baigne dans un ‘swamp rock’ aux ambiances sombres et aux guitares distordues (« Dead Man »), mais les compos sont traversées par une voix écorchée, à la limite de la rupture. Saturée d’émotion, elle vous prend même aux tripes, dans un registre qui rappelle manifestement celui du cow-boy aujourd’hui actif au sein de Wovenhand. Flanqué du batteur Fabien Tolosa, le Nîmois Harold Martinez s’aventure sur les terres du sud des Etats-Unis depuis ses Cévennes natales ; et malgré un manque de personnalité propre, il parvient à nous bluffer. La cérémonie consacrée à ce « Dead Man » réveille en tout cas les fantômes du 16 Horsepower ! Un bien bel album…

 

Harold Martinez

Birdmum

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Mieux vaut avoir le moral au beau fixe pour écouter cet album sorti en mai 2011. Il nous plonge dans une ambiance suffocante, qui met presque mal à l’aise.

Ancien bassiste du Clan Edison, un groupe rock issu de Nîmes, Harold Martinez nous invite à découvrir son univers original au gré des neuf morceaux portés par sa voix éraillée, presque désespérée. On adore ou on déteste. Mais l’émotion passe. L’ensemble est marqué par des rythmes lancinants, répétitifs, comme un martèlement de tambours, une longue marche dramatique. Le périple est allégé par des accords celtiques et des chants d’oiseaux, et entrecoupé par les plages 6 et 9, les seules à associer uniquement voix et guitare bluesy.

Classé dans le genre folk-rock, « Birdmum » a quelque chose d’écorché vif. Il sent la souffrance, le spleen. On est écrasé par la torpeur qu’il dégage. Il y a un petit goût du « Ciment sous les plaines » de Noir Desir, en moins rock. Et ici les textes sont chantés en anglais, avec un accent français à couper au couteau.

Harold Martinez a le grand mérite de proposer un style unique et des morceaux reconnaissables entre tous, dans lesquels certains prendront plaisir à s’enliser. Le crayonné de la pochette –entre Grande Faucheuse et poor lonesome cow-boy, sur fond de tête de mort– traduit bien le côté torturé de cet elpee, qui ne laissera personne indifférent.