La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Hayseed Dixie

Free your mind… and your grass will follow

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Hayseed Dixie est issu du fin fond du pays de l’Oncle Sam. Et son patronyme –né d’une prononciation yankee d’AC/DC–ne trompe pas : il pratique du bluegrass. Il s’est d’ailleurs fait connaître, début du millénaire, en publiant un album constitué de reprises du band australien…

Quinzième elpee de la formation, « Free your mind… and your grass will follow » recèle à nouveau des covers, preparées dans le même esprit, mais de combos ou artistes différents. Ainsi, l’opus s’ouvre par une adaptation très rythmée du « Buffalo soldier » de Bob Marley. A contrario, « Oliver’s Amy » est beaucoup plus proche de la version originale d’Elvis Costello. Faut dire que le leader affiche un timbre vocal très proche du Londonien. Et tout au long du « Black or white » de Michael Jackson, l’afro pop et le folk américain font paradoxalement bon ménage… 

Cependant, ce sont les compos signées par le band qui se révèlent les plus intéressantes. Parce qu’originales. A l’instar de « So quickly we forget » ou du final « Ain’t no country big enough », deux véritables hymnes à l’ouverture. Sans oublier les ballades qui sentent bon le Tennessee natal, des pistes au cours desquelles le rockgrass se distingue par ses chœurs, alors qu’un banjo catalyse l’ensemble, en arrière-plan…

Hayseed Dixie se rapproche du cap des 1 500 dates de concerts à travers le monde. Il s’était déjà illustré lors d’un passage remarqué, dans le cadre du festival Roots & Roses, à Lessines, en 2011, et celui de Dranouter, en 2016…

Hayseed Dixie

Killer Grass

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Pour comprendre le jeu de mots qui se cache derrière le nom ‘Hayseed Dixie’ il faut savoir qu’au départ, ce groupe se consacrait exclusivement à des reprises d’AC/DC en version country/hillbilly/bluegrass. Paru en 2001, « A Hillbilly Tribute to AC/DC » (NDR : vivement conseillé à tous les fans d’Angus & Co) a permis au monde entier de découvrir le ‘Rockgrass des montagnes Appalaches’. Au cours des neuf dernières années, bien d’autres disques de reprises (mais aussi de titres originaux) ont complété la discographie de ces quatre rigolos. Citons par exemple l’excellent « Kiss My Grass » qui en 2003 revisitait à la sauce bluegrass dix compos issues du répertoire du célèbre quatuor maquillé new-yorkais ou encore « A Hot Piece Of Grass » responsable d’avoir fait rocker le pays des cow-boys, grâce à ses versions country du « War Pigs » de Black Sabbath ou des « Black Dog » et « Whole Lotta Love » de Led Zeppelin.

Pour son huitième opus, « Killer Grass », Hayseed Dixie a vu les choses en grand et propose, en plus du Cd, un Dvd bourré de surprises toutes plus hilarantes les unes que les autres. Parlons de la galette musicale en premier lieu. Comme il en a pris l’habitude depuis quelques années, le gang mélange ses réinterprétations de classiques du rock et du hard rock à ses compositions originales. Celles-ci sont d’ailleurs plutôt désopilantes. Sur « Alien Abduction Probe »,  par exemple, Barley Scotch (chant, guitare et violon) raconte les douleurs récurrentes dont souffre son fondement depuis qu’il s’est fait enlever par des extra-terrestres. Sur « Underneath the Bed », il demande des explications à sa compagne à propos d’un préservatif retrouvé sous le lit dans l’une de ses chaussures. Sur « Tolerance » il explique qu’il aimerait donner un peu de sa ‘tolérance’ à son prochain. Et surtout à ceux qui imaginent qu’elle est insuffisante dans le monde ; car il est devenu si tolérant à l’alcool et aux drogues douces, qu’il n’arrive plus à s’envoyer en l’air.

Si tous ces titres originaux nous font bien rire, c’est surtout sur les reprises que les quatre Yankees parviennent à nous faire prendre notre pied. Autant vous dire que le ‘rockgrass’ 2010 est une excellente cuvée. Une fois de plus, Hayseed Dixie s’est attaqué à du lourd. En premier lieu, une version géniale du « Bohemian Rhapsody » de Queen dont le clip hilarant (qui pastiche la célèbre vidéo originale des Anglais) figure aussi sur le Dvd. Ensuite, les relectures bidonnantes du « Sabbath Bloody Sabbath » de Black Sabbath et du « Won’t Get Fooled Again » des Who ainsi qu’un « Rambling Man » du Allman Brothers Band comme vous ne l’avez jamais entendu. Pour terminer, le combo qui, en général se cantonne aux covers de rock plutôt classique, opère deux incursions jouissives dans des univers musicaux littéralement différents. La première en adaptant à sa sauce « Omen », titre signé par les Anglais industrieux de Prodigy ; l’autre, en opérant une petite incursion dans la musique classique, lors d’un « Eine Kleine Nachtmusik » de Mozart, rebaptisé pour la circonstance en « Eine Kleine Trinkmusik », mieux adapté à la philosophie du groupe.

La rondelle digitale et versatile quant à elle contient six clips vidéos, réalisés il est vrai, avec des moyens limités, mais tellement bourrés d’humour que l’on prend un réel plaisir à les regarder. Hayseed Dixie, nous gratifie aussi de quelques ‘tutoriels’ sympathiques : une époustouflante leçon de banjo accordée par le Reverend Don Wayne Reno et une autre de basse acoustique dispensée par Jake ‘Bakesnake’ Byers. Ce dernier explique d’ailleurs aussi, dans une autre vidéo instructive bourrée (on l’espère en tout cas) d’humour noir, comment se débarrasser d’un cadavre encombrant (NDR : souvenez vous que l’album s’intitule « Killer Grass »). Quelques petites vidéos amusantes ont aussi été ajoutées à l’objet, comme par exemple, une publicité filmée par le groupe pour une grande marque de préservatifs ou une jam sympathique exécutée en compagnie d’un percussionniste africain.

Signalons pour terminer que, si les musiciens aiment se donner des airs de ‘bouseux du sud profond’, leur Dvd est à la pointe de la technologie. En effet, Hayseed Dixie a eu l’excellente initiative de faire plaisir aux ingénieurs du son et aux producteurs en herbe en proposant l’intégralité de son album en fichiers audio multipistes permettant à tout un chacun de remixer les titres à sa guise, pour peu qu’il soit en possession d’un logiciel comme Pro-tools, Garage Band ou Logic.

Que vous soyez cow-boy, camionneur ou fan de rock, « Killer Grass » est l’album indispensable si vous voulez vous payer une bonne tranche de rigolade. Merci Dixie !