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High Tone

Le VK hausse le ton!

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C'est en compagnie de High Tone, groupe de référence dans l’univers de la vague electro-dub française que Bruxelles avait rendez-vous ce samedi. Une vague née au début des années 2000, alors que la scène dub était alors principalement sous hégémonie anglaise ; mais c'était sans compter sur la créativité, l'ouverture et le métissage sonore de formations d'outre-Quiévrain telles que Brain Damage, les excellents Kaly Live Dub et bien évidemment High Tone…

Votre serviteur a débarqué pendant le set de Wonky Clock ; il n’a donc pu assister à celui de  Nö-Mad, qui assurait la toute première partie.

Wonky Clock est un duo qui réunit un ‘machiniste / scratcheur’ (virtuel?) et une charmante flûtiste. Ils ont revêtus leurs habits de soirée (NDR : comprenez robe et smoking). Leur objectif demeure assez simple : coller à des morceaux de musique classique, des arrangements modernes et electro à tendance ‘dubisante’.

Si le principe est assez ludique et inattendu, le résultat n'en est pas pour autant passionnant et laisse un peu dubitatif. En effet l'exercice de style auquel ils se livrent conviendrait probablement à merveille aux animations des Jeunesses Musicales afin de faire découvrir, de manière originale, les oeuvres de Schubert, Tchaïkovski et leurs pairs aux jeunes oreilles. Mais de là à animer le dancefloor de clubs enfumés... Pourtant quelques dizaines de spectateurs semblent apprécier et se lassent moins vite que le reste de l’auditoire. Perso, je ne suis pas mécontent quand la paire annonce son dernier morceau.

Les Lyonnais commencent ensuite à s'installer. On remarque la présence d’une batterie, basse et guitare, mais également de nombreuses machines. Mais pas d'ordi visible pour ce véritable groupe de dub live. Pour ceux qui préfèrent les triturations de boutons propices aux gestes amplement exagérés, les mains en l'air, faudra repasser!

On comprend assez vite qu'ils sont attendus. Et pour cause, certains fans commencent déjà à se positionner dans la salle ; et finalement je décide d'en faire autant, histoire d'en profiter à fond. Mais après 2 ou 3 morceaux cette tactique s'avère assez peu efficace, le gros des troupes rappliquant dare-dare pour se masser dans la chaleur qui commence à monter (aussi bien au sens propre que figuré). Rapidement, l'ambiance devient tropicale et les corps se serrent, je choisis alors de battre en retraite, histoire de bénéficier de davantage de liberté de mouvement et d'un peu d'oxygène.

Le groupe tient son public et ne le lâche plus, revisitant son répertoire à l’aide de vieux classiques tels "The Orientalist" –qui figurait sur "Bass Temperature"– ou encore les imparables "Freakency" et "Driving Fast", issus de ce que je considère comme son meilleur LP, "Underground Wobble". Dire que les basses sont rondes et puissantes serait un euphémisme. Le son est très bon sans être assourdissant (NDR : petit détail amusant pour ceux qui aiment les chiffres, un ordi communiquait le niveau de db à la régie ; et ce soir il s’élevait à 102.9 de moyenne).

Et dans ces conditions tout invite à la transe. L'ambiance monte d'ailleurs encore d'un cran quand High Tone entame l'hymne "Rub A Dub Anthem" reboosté dans une version du plus bel effet! Le "Dirty Urban Beat" fait mouche lui aussi grâce à sa rythmique lourde aux accents post-industriels. Ce qui me dérange un peu, c'est quand cet aspect musical est exagérément mis en avant au détriment de celui envoûtant, que j’apprécie davantage. On a alors l'impression d'être au milieu d'une free party dans un hangar désaffecté plutôt qu'à une soirée electro-dub ; ce qui plaît bien sûr à la frange la plus jeune du public mais laisse les vrais dub addicts un peu perplexes.

Hormis ce détail, ce très bon live s’est conclu par 1 ou 2 morceaux en rappel sous les applaudissements d'une foule ravie, mais qui en aurait souhaité encore un peu plus.

(Organisation : Hold Dub Party & VK concerts)

 

 

 

High Tone

Underground Wobble

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Les week-ends de ce mois d’octobre n’ont pas fini de nous ravir, et le soleil présent nous réserve sans doute un hiver rigoureux. Afin de s’y préparer, dès lors, on en profite pour emmagasiner une tonne de rayons qui réchauffent. On peut commencer à se calfeutrer, ressortir les petites laines ou écouter « Underground Wobble » de High Tone. Apparu à la même période que les rayons du soleil de ce mois, la chaleur diffusée par cette plaque peut amortir, voire même sublimer cette descente irrémédiable vers le froid. Les cinq résidents lyonnais se sont remis à l’ouvrage, produisant à nouveau une galette dub/electro nickel chrome. De scratches en gimmicks, de batterie envoûtante en clavier organique, les éléments s’enchaînent et se superposent, telle une famille qui se réunit après sa dispersion. Suivant son habitude, DJ Twelve (Lionel Dumas) ne se contente pas de se frayer un passage à travers les musiciens, il est carrément le sherpa de l’équipe qui emmène sur des hauteurs enivrantes basse, guitare, clavier et batterie. Hauteur, où les artistes semblent parfaitement à l’aise pour lancer vers l’écho infini, un dub hypnotique. Ce dernier elpee du club des cinq Français, sonne résolument l’heure de la maturité, et prouve tout le bienfait des précédentes sorties emmagasinées. Bariolé aux sons arabisés, africanisés voire urbanisés, « Underground Wobble » dépeint un univers riche en sons, effets, et mixes aiguisés. Certains morceaux beaucoup plus dépouillés comme « Ask The Dust » ou « Soundscape » (qui s’affuble d’un texte qu’I Am avait déjà utilisé pour une intro) viennent poser un tempo plus calme proche de leurs compagnons d’armes, Zenzile. Ces moments ponctuent parfaitement l’intensité d’autres pistes, conférant à l’album un cachet bien cool, varié et délicieusement ‘peace’. Galette vivement conseillée, pour ma part.