Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Holly Golightly

Sunday run me over

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Holly est anglaise. Chanteuse, guitariste et compositrice, elle a milité au sein d’un garage band féminin, Thee Headcoatees ; mais cette spécialiste du rhythm & blues et du rockabilly a entamé dès 1995 une carrière en solitaire, une aventure ponctuée de pas moins de 13 albums. Depuis 2007, son nom est associé aux Brokeoffs. En réalité, il s’agit de son compagnon, Lawyer Dave qui forme un duo avec elle. Ensemble, ils vivent dans une ferme baptisée Camp Esco, quelque part en Georgie, au milieu des oies, canards, poules, chèvres, chiens et chevaux ; et ils y ont aménagé un studio dans lequel a été réalisée cette collection de douze chansons personnelles.

Et dès le départ, la musique rocke, même si la touche de Delta blues est profonde. Les voix se conjuguent à l'unisson. Elles nous entraînent dans ce "Goddan Holy roll", dynamisé par de fort bonnes guitares aux accents métalliques. Les harmonies vocales de Holly et Dave sont parfaites face à cette instrumentation qui fleure le climat poisseux du Sud, celui du Mississippi. Le bottleneck glisse au sein de ce décor d'une autre époque. Quoiqu’adoptant le même style, "Tank" accélère le rythme. Et ce sont les percussions presque tribales qui l’alimentent. Ballade roots country, "I forgot more" est une adaptation d’un hit des Davis Sisters, décroché en 1953. Nous sommes ici plus proches de Nashville. "One of the road" poursuit son parcours dans l’Americana. Banjo et slide alimentent cette valse allègre. Parfois le timbre de Holly devient nasillard et emprunte celui d’une fillette ; à l’instar de "Turn around", une autre plage particulièrement country au cours de laquelle Dave est passé à la pedal steel. "A whole lot more" est tiré d'un chant gospel de Wayne Raney. Il date de 1960. Vu le recours au dobro et au violon, cette version est encore plus proche des racines. "Hand in hand" opère un retour au blues. Les accents sont dramatiques. Les voix échangées par le couple sont superbes et bouleversantes. Cordes acoustiques et interventions de slide électrique aux sonorités primaires entretiennent un climat très singulier tout au long de "The future's here". Une forme d’euphorie envahit le "Hard to be humble" de Mac Davis, une valse colorée de blues primaire. "Goodnight" est un autre blues à la sauce Golightly. Sa voix nasillarde fait le ménage face aux grattes de plus en plus menaçantes. "This shit is gold" accomplit un dernier détour par le Delta. Une finale imprimée sur un tempo âpre, rappelant que dans le passé, Miss Holly a déjà apporté sa collaboration aux White Stripes et à Mudhoney.

 

Holly Golightly

Long Distance

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Vous ne connaissez peut-être Holly Golightly qu’à travers son duo opéré en compagnie de Jack White, pour le morceau « It’s True that We Love Another », qui figurait sur l’excellent album « Elephant ». Pourtant, cette Anglaise ne s’est pas limitée à cette participation. En fait, après avoir milité au sein du trio féminin Thee Headcoatees, elle a publié pas moins de 13 albums en solitaire, dont la BO du film ‘Broken Flower’ réalisé par Jim Jarmusch ! Holly Golightly est responsable d’une musique garage, rockabilly et R’n’B comme on la pratiquait, il y a 50 ans. Sa voix est à la fois étrange, swingante et nasillarde. Elle n’a pourtant pas été enregistrée à une autre époque. Très vintage, ce concept !

Ses Brokeoffs se résument au seul Lawyer Dave. Ensemble, ils pillent l’héritage américain avec classe (NDR : mais sans faire preuve de beaucoup d’originalité ; ce qui apparemment n’est pas le but de leur démarche…) Quoique née en 1966, l’artiste est aujourd’hui considérée comme une doyenne de la scène musicale anglaise. Faut dire qu’elle compte quand même plus de 20 années de carrière. En publiant « Long Distance », elle a voulu jeter un coup d’œil dans le rétroviseur, car l’elpee réunit ses 10 titres en solo préférés, proposés dans des versions davantage country et dansantes. Un flashback plus que condensé qui ne signifie pas pour autant la fin d’une aventure. Surtout vu la qualité et la fraîcheur des reprises (« My Love is » ou encore « You Ain’t No Big Thing, Baby » de Sam and Dave). D’ailleurs, un nouvel opus est annoncé pour le mois d’octobre prochain.

 

Holly Golightly

You can’t buy a gun when you’re crying

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Dans l’imaginaire collectif, Holly (Holiday) Golightly restera à jamais cette sulfureuse ‘voyageuse de commerce’, mangeuse d’hommes virevoltante et émouvante, qui sonnait chez ses voisins à trois heures du matin sans se soucier des lendemains. L’héroïne de Truman Capote (dans le magnifique « Petit déjeuner chez Tiffany ») trouve aujourd’hui un écho retentissant dans nos vies : Holly Golightly, de son vrai nom, demeure certainement le secret londonien le mieux gardé des Etats-Unis. Car, bien qu’Anglaise, Holly possède la voix d’une Amérique imagée, fantasmée (même Jim Jarmusch s’est laissé prendre au jeu au moment de concocter la bande originale de son « Broken Flowers »). En fait, le jour où elle s’est glissée sur scène en compagnie des flexibles Headcoatees de Billy Childish, miss Golightly n’imaginait certainement pas qu’elle rencontrerait un jour les White Stripes et autres phénomènes internationaux de la culture rock indépendante.

En 2007, Holly Golightly s’accompagne des Brokeoffs (un drôle de patronyme pour ce qui ressemble à un homme orchestre, répondant au joli nom de Dave Lawyer ) pour sortir « You can’t buy a gun when you’re crying », douzième album (solo) d’une discographie alléchante. D’un chant chaleureux comme une bougie dans l’obscurité, la dame nous conte quelques nouvelles histoires endimanchées de légers arrangements : jeu de cordes dépouillé mais enjoué, kit de batterie minimaliste et autres petites notes de piano. Du folk au blues, en passant par la country, tout le répertoire de la musique traditionnelle US se voit ici sublimé. Que ceux qui sont tombés amoureux de la pureté des White Stripes et de l’honnêteté d’une chanson comme « In the cold, cold night » se jette dans les bras de ce disque ! 

Le nouvel album d’Holly Gollightly nous emmène à l’aventure, dans des rêves d’Amérique profonde. On se voit déjà pénétrant dans un troquet où le seul client accoudé au comptoir est cet infâme glandeur de Lebowski, les yeux mi-clos devant une Budweiser mi-pleine. Au mur, des peaux de croco et quelques photos souvenirs des plus belles prises de la dernière grande chasse aux alligators. Du rêve par procuration, des images plein la tête. Bienvenue dans l’univers d’Holly : bande-son parfaite de tous les Tarantino à venir et des fonds de bouteilles à finir, « You can’t buy a gun when you’re crying » ne fait que confirmer le talent exacerbé d’une artiste dont l’apparente facilité d’écriture et le sens mélodique pourraient bien devenir une référence pour les générations futures.