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Holy Fuck

Latin

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L’attente aura été interminable. Trois années qui ont semblé une éternité. En cause, l’énorme « LP » publié en 2007 et qui tourne probablement encore aujourd’hui inlassablement dans les lecteurs MP3 de toutes celles et tous ceux qui ont eu la bonne idée d’y jeter une oreille. Et, avec un scud comme celui-là, t’es forcément attendu au tournant. Les quatre virtuoses du bidouillage se sont donc démenés pour offrir à « LP » un successeur digne de ce nom. « Latin », le résultat de leurs dernières expérimentations soniques, est-il à la hauteur ? Une chose est sûre, les Canadiens n’ont certainement pas tenté un « LP » bis. Ce troisième labeur est tout simplement différent. D’aucuns se plaindront de ne pas y retrouver l’insolence et la spontanéité du prédécesseur, mais Holy Fuck s’évertue ici à dévoiler un nouvel aspect de son talent, plus en retenue.

Ainsi, « Latin » s’ouvre sur « 1MD », une plage noise tout en crescendo qui cède sa place à « Red Lights » et sa ligne de basse à faire bander un Nic Offer (!!!) L’œuvre embraie par des morceaux beaucoup plus atmosphériques (« Latin America », « Silva & Grimes » et un « Stay Lit » évoquant un Explosions In The Sky qui se mettrait à l’electronica), plus proches de l’ancienne formule du Holy Fuck. La garde rapprochée « SHT MTN » et « Stilettos » s’impose comme le climax de « Latin ». Deux tueries qui te fouettent les fesses jusqu’au sang. Et si tu danses pas, mec, c’est que t’as un sacré problème de motricité. Après l’incantation diabolique de « P.I.G.S. », Holy Fuck referme à nouveau son labo pour une durée indéterminée. « Latin » ne laissera certainement aucun fan indifférent. Et peu importe que le verdict soit positif ou négatif car, y’a pas à dire, c’est sûr scène que Holy Fuck fédère. Et là, les râleurs en prennent pour leur grade.

Holy Fuck

Magistral

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Ce vendredi s’achevait la partie bruxelloise du projet ABClubcircuit. Baptisé ‘Weizigers naar nieuwe muziek’ (Dénicheurs de Talents), le projet concrétise un échange entre l’AB et onze salles néerlandophones participantes. En gardant Holy Fuck pour la fin, la salle bruxelloise s’était incontestablement gardé la meilleure part du gâteau. C’est le moins que l’on puisse dire.

It Hugs Back ouvre le bal devant un parterre dispersé. Inspiré par Stereolab voire Belle & Sebastian, le rock plutôt commun du quatuor britannique ne parviendra jamais à faire avancer un public tapi dans l’ombre ou adossé au bar, à l’arrière de la salle.

Ils n’auraient pas pu trouver meilleur patronyme. Chez les Canadiens de Holy Fuck, les onomatopées fusent, les bouches sont grandes ouvertes et les pupilles se dilatent. Le quatuor débute à peine son set que l’on est happé par la puissance de leurs bidouillages inclassables. L’énergie déployée au sein de leur éponyme et du splendide « LP » est ici décuplée par 100. Derrière ses claviers ‘cheap’, le combo ne s’essouffle pas une seule seconde, gratifiant l’assistance de grandioses et frétillants « Super Inuit », « The Pulse », « Safari », « Milkshake » ou encore un « Royal Gregory » alimenté d’un light show à faire exploser la cervelle d’un épileptique ; et, surtout, ponctué d’un climax carrément orgasmique. Sans parler des nouveaux morceaux. Une succession de gifles en pleine poire qui annonce un prochain recueil au-delà des espérances. Holy Fuck s’est livré ce soir à un set exemplaire, car parfait en tous points. Tout simplement magistral. 

Organisation ABClubcircuit

Holy Fuck

LP

Écrit par

Diantre ! En français ça le fait tout de suite moins bien. Si on retranscrit la même expression dans un anglais des rues, on obtient Holy Fuck ! Fichtre, misère et ventre saint-gris n’ont qu’à aller se faire voir. Ici ça cause entres hommes, les pincettes sont rangées au placard. « LP » débarque l’arme entre les dents, prêt à tout massacrer sur son passage, aidé dans la bagarre par un certain !!! (pour ne citer qu’eux). L’écoute de l’album est déconseillée à toute âme sensible, aux personnes fragiles à la dépendance, aux cardiaques et femmes enceintes. Ici c’est du sérieux, du gros calibre que l’on n’affronte pas la tête légère et l’esprit vagabond. Pas de chichis. Les Canadiens d’Holy Fuck » n’ont jamais si bien porté leur nom. Pfff quel massacre !

« LP » met le plus naturellement possible, tout le monde KO en neuf rounds. Neuf plages seulement et c’est la domination absolue du beat sur nos frêles individus. Il ne faut pas attendre longtemps pour comprendre la puissance développée par la plaque, et le mal que nous aurons à lui résister. Dix-huit secondes pour être précis. Dix-huit secondes seulement et c’est l’escalade, la montée incessante. Electronisée à l’extrême. Et c’est par un truchement de claviers et de beats déments que s’opère la manœuvre. Le combat se déroule comme suit : « Super Inuit » et c’est d’abord un genou à terre où l’on pense pouvoir encore se relever. « Milkshake» sous ses airs d’Herbie Hancock, et le deuxième genou cède et plie. « Frenchy’s » et le dos est courbé, le buste s’affaisse. Plus loin « Royal Gregory » et c’est la gifle, la claque, qui ponctue ; celle qui pique une heure après encore après infliction. Démantibulé et mal en point, on termine l’album en se prenant encore quelques coups dans les côtes au passage.

Quand on prend conscience du côté bricoleur de l’album, qui ne transpire absolument pas le long des 9 plages, à l’affront du KO doit s’ajouter la gêne d’avoir plié si vite. Enregistré ça et là en live et à l’arrache, on n’ose imaginer la correction inoubliable que l’on se serait pris si les malades mentaux de Holy Fuck avaient peaufiné leurs coups. A frémir d’avance. Arrivé sur le tard dans l’année, « LP » est mon album 2007, c’est ma ‘cherry on the cake’ des douze dernier mois écoulés. Je vais finir par croire que je suis maso. Fais moi mal Holy, oh oui fais moi mal !!