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Hot Club de Paris

Live at Dead Lake

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Les Hot Club de Paris sont des margoulins ! Et pour plusieurs raisons. Prenez le titre de l’album par exemple : « Live at Dead Lake ». Il n’est ici, nullement question d’un quelconque enregistrement live. Toute la plaque a été réalisée en studio. C’est un leurre ! Le nom du groupe ensuite : Hot de Club de Paris. Si ces jeunes gens viennent de Paris, alors je suis originaire d’Ouagadougou. Quand on apprend qu’ils sont issus de Liverpool, on comprend mieux mon teint de peau blanchâtre, dû au soleil bruxellois. La pochette ensuite. Elle traduit tout autant l’arnaque. En affichant un cercueil. Nous n’avons pourtant reçu, aucun faire-part de décès. Ou alors, la pochette fait office d’annonce nécrologique anticipée, suite à une longue maladie déclarée ultérieurement lors de la sortie du premier elpee « Drop it Till it Pops », que le combo nous avait déjà courageusement balancé. A cette époque, nous étions en droit de penser qu’il leur suffirait d’acquérir un peu d’expérience, pour atteindre leurs objectifs. Sans oublier d’affûter les médiators. Dans ces conditions, les albums suivants allaient tout naturellement se bonifier.

Vaste blague et coup fourré à nouveau, ce deuxième elpee est une mascarade à l’état pur. Plutôt que d’avancer en expérimentant des sons nouveaux, on tombe dans une facilité sonore très ‘cheap’. On éprouve même le sentiment que l’on se fout de notre gueule. Vide de toute émotion, et financé à l’aide de trois sous, six centimes, « Live at Dead Like » n’arrive jamais à nous accrocher. Il nous laisse même en plan, évaporant les derniers espoirs que nous mettions en lui. Après écoute, c’est donc le sourire en berne, que nous rangerons cette triste galette sans saveur. Ni fleurs, ni couronnes : nous passerons d’ici peu, faire la quête pour les veuves éplorées.

 

Hot Club de Paris

Drop It 'Til It Pops

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Hot Club de Paris. Qu’on le veuille ou non, ce patronyme décalé a de la gueule. D’abord, c’est tellement parisien pour des Anglais. Ensuite, si un guide des noms de groupes racoleurs devait être publié, Hot Club de Paris constituerait certainement une référence de premier ordre. Musicalement, on nous annonçait un album ouvertement post-punk, un concurrent direct pour Maxïmo Park, The Rakes et autres Futureheads. Il n’en est rien. Le squelette des morceaux d’Hot Club de Paris est fondamentalement instrumental. Nous sommes ici en présence d’un punk-math rock azimuté à l’envi.

Paul Rafferty (basse), les frères Matthew (guitare) et Alasdair (batterie) Smith aiment à chanter à l’unisson, raconter de petites légendes urbaines scotchées sur des orchestrations faussement pop, vraiment speedées. Hot Club de Paris apprécie la vitesse, se contrebalance des excès et évite les contraventions de justesse. Et ce, pour plusieurs raisons : une originalité assumée jusque dans le choix imprononçable du premier single, le bien intitulé "sometimesitsbetternottostickbitsofeachotherineachotherforeachother". La formation liverpuldienne a également le bon goût d’alléger la complexité rythmique de ses compositions par de joyeuses trouvailles sonores (« Bonded By Blood »). Hot Club de Paris signe donc un premier album hyperkinétique, truffé de riffs alambiqués et de bonnes intentions.