Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Howe Gelb

Algerias

Écrit par

Certains artistes transpirent la classe. Peu importe ce qu’ils entreprennent, ils atteignent leur objectif. Et très peu d’entre eux peuvent se targuer de réussir ce qu’ils entreprennent. Pas nécessairement d’un point de vue commercial, mais sous l’aspect de la création. Et Howe Gelb appartient clairement à cette catégorie de personnages inspirés.

Faut pas vous faire un dessin pour vous rappeler toutes les expérimentations qu’il a menées au sein de Giant Sand. Et en solo, elles sont tout aussi intéressantes. On se souvient d’ailleurs que dernièrement, il avait enregistré un album en compagnie d’une chorale gospel, au sein d’une église. Mais pour concocter ce nouvel elpee, il a tout simplement fait appel au groupe de flamenco, Band of Gypsies. Un disque dont les sessions se sont déroulées près de Cordoue, en Espagne. De cette escapade ibérique, est donc né cet « Algerias ». Son Arizona natal n’a jamais été aussi proche de l’Andalousie. Le rock et l’americana, du flamenco, non plus. Maintenant, ce n’est pas le meilleur opus commis par Howe, à ce jour. Mais ses 13 compos tiennent parfaitement la route. On ne lui en demande pas plus !

 

Howe Gelb

The listener

Écrit par

Au cours de l'année 2002, Howe Gelb a séjourné au Danemark. Il en a profité pour poser les jalons de l'enregistrement de ce nouvel album. Et a ainsi reçu le concours du groupe local Under Byen ; et puis de Thoger T.Lund ainsi que de Peter Dombernowsky, qui ont joué un rôle majeur dans le processus de développement du disque. De retour à Tucson, il a remis les bandes sur son ouvrage. Puis fait appel à de nouveaux collaborateurs. Mais aussi aux fidèles John Convertino et Joey Burns, parmi quelques autres. Première surprise, le piano a supplanté la guitare. Enfin, une demi surprise, puisque " Cover magazine " donnait déjà le ton. Un ton confirmé par les deux premiers fragments de cet elpee : " Glisten " et " Felonius ". Même si on y retrouve des arrangements de cordes filmiques. Maintenant, je dois avouer que la première audition de cet elpee ne m'a pas laissé une impression trop favorable. En fait, il a fallu que je l'écoute à plusieurs reprises pour commencer à m'en imprégner. Parce qu'il s'agit, avant tout, d'une œuvre d'ambiance. Tango, jazz cool, salsa, country et blues alimentent un univers sonore relativement paisible, à la limite minimaliste. Mais souvent et paradoxalement complexe. Au sein duquel Howe croone à la manière d'un Lou Reed. Ou alors de Kevin Ayers. A l'instar du remarquable " Lying there ". Une ballade dont le rythme est aussi allègre que syncopé. Mais j'ai surtout flashé sur " Blood orange ". Une pop song poussiéreuse, balayée par le sable du désert mexicain, pour laquelle il partage le chant avec Mary Frank, un peu à la manière de Lee Hazlewood et de Nancy Sinatra. Et puis le prog/blues/rock/boogie torturé " B4U (do do do) ". Aussi déconcertant qu'inventif. Mais si l'état d'esprit de Gelb est toujours aussi ironique, si pas cynique, un état d'esprit qu'il reflète à travers ses lyrics, je dois avouer que l'ensemble manque quand même singulièrement de pêche. Maintenant, si vous êtes un inconditionnel de Giant Sand, il n'est pas nécessaire de se poser de questions. Cet album ne peut vous décevoir. Si vous êtes un inconditionnel, j'ai dit, hein !

Howe Gelb

Hisser

Howe Gelb est quand même un drôle de personnage. Après avoir défendu, pendant plus d’une décennie, la cause du garage rock urbain, déjanté et sulfureux, à la tête de Giant Sand, puis tâté avec beaucoup de bonheur, au psychédélisme atmosphérique, chez OP8, il nous balance aujourd’hui un album solo minimaliste. Au fait, c’était déjà un exercice de style qu’il avait opéré pour son Géant de Sable sur " Backyard barbecue broadcoast ", en 1996. " Hisser " se révèle cependant plus intéressant, plus expérimental aussi, un peu comme si Tom Waits et Vic Chesnutt avaient eu le bon goût d’unir leurs talents. Pour enregistrer cet opus, Howe a quand même reçu le concours de quelques amis. Entre autres Grandaddy, John Convertino, Lisa Germano et Joey Burns. Qui n’interviennent cependant que très circonstanciellement, Howe assumant la quasi totalité de l’instrumentation, réduite le plus souvent, il est vrai, à la guitare, souvent sèche, parfois légèrement électrifiée ou au piano, en plus du chant. Un exercice qu’il accomplit de sa voix chaude, fatiguée ; confidentielle, si vous préférez…