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I might be wrong

Circle The Yes (2)

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Serions-nous en présence d’une version féminine de Notwist ? A l’instar des parrains de l’électro-rock teuton, les membres d’I Might Be Wrong sont de nationalité allemande. Et à première écoute, leurs compos devraient séduire les fans des auteurs de « Neon Golden ». Langoureux et détaché, le chant féminin de Lisa von Billerbeck irrigue des plages mi-rock mi-électro, sises aux frontières d’un monde imaginaire. Particulièrement réussies, « A Propos » et « Chekov » baignent même au sein d’un océan de douceur. A cet instant, on a l’impression que Cat Power rencontre The Album Leaf… Malheureusement, le reste du tracklisting n’est pas de la même trempe. Trop vaporeuses, les compos sacrifient la mélodie et négligent l’émotion. Un peu à la manière d’Angela Merkel, lorsqu’elle décide d’instaurer ses fameuses mesures d’austérité.

Fondé en 2004, I Might Be Wrong s’est inspiré d’un titre de l'album « Amnesiac » de Radiohead, pour choisir son patronyme. Un quintet berlinois responsable de deux elpees à ce jour. Et « Circle The Yes » en constitue le second. Pas de quoi pavoiser cependant à l’écoute de ce dernier opus, car hormis les deux morceaux dont question dans le premier paragraphe, leur musique –quoique agréable à l’oreille– a trop souvent tendance à laisser le mélomane sur la touche…

I might be wrong

Circle the yes (1)

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Est-ce un hasard si le jeune groupe berlinois I might be wrong a choisi pour nom le titre d’une chanson de Radiohead ? Si une anxiété similaire à celle du groupe anglais habite leur univers, c’est avec bien plus de retenue qu’elle s’exprime ici. Leur nouvel album « Circle the yes » s’écrit comme une boucle, une marche sur place, dans un espace rempli de questions et d’hésitations. ‘We circle the yes, we strike the no, we struggle for maybe – we do nothing at all’ était l’un des chœurs repris en boucle, dans un disque précédent.

Lisa von Billerbeck, songwriter et chanteuse du groupe, également illustratrice de talent, a intitulé l’un des morceaux « Salomon », en référence à cette artiste juive berlinoise qui, en pleine Grande guerre, entreprit de peindre sa vie entière par de très nombreuses petites gouaches étonnement contemporaines. De manière similaire, et pourtant sans narcissisme, I might be wrong butte sur l’impossibilité d’être. La douceur et le bruit des doigts glissant sur les cordes rappellent par moments les Kings of Convenience, l’économie d’effets exprime la tension retenue, la mélancolie tragique.

La répétition de courts thèmes musicaux et textuels (chantés ou presque parlés) évoque cet objet insolite mais néanmoins fascinant où deux boules de métal suspendues à des fils s’entrechoquent et perpétuent le mouvement inlassablement. Joli mais… On aimerait que cette linéarité décolle un peu, que les sages Berlinois osent prendre une direction un peu plus franche, car l’hésitation devient, à la longue, légèrement ennuyeuse.

I might be wrong

It tends to flow from high to low

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« I might be wrong », c’est le titre de l’une des chansons de Radiohead. C’est également le patronyme d’une formation allemande. Une formation qui a expérimenté diverses formules avant de trouver sa propre voie. Constamment à la recherche de la pureté sonore, elle vient ainsi de commettre un premier opus intitulé « It tends to flow from high to low », un disque qui a reçu le concours de Tobias Siebert à la production. Paru sur le label Sinnbus Records (Troy Von Balthazar), il bénéficie, en outre d’un graphisme et d’un design particulièrement accrocheur.

Responsable d’une pop/electro riche, mais également empreinte de douceur, de charme et de mélancolie, le groupe semble manifestement influencé par Notwist ou encore Lali Puna. Son efficacité instrumentale et lyrique est surprenante. Splendide et chaleureux, le timbre vocal de Lisa von Billerbeck coule à merveille sur les ondes sonores balayées de beats electro et d’arpèges.

Après quelques notes de cuivres ternes et froides, « Always North » glisse naturellement vers l’énergie naturelle et les ondes positives du groupe. Une ligne de beat electro balise « Repeat Rewind », une compo où vient se suspendre une guitare déterminée. Et ce n’est pas parce que « We don’t wear colours » que ces Teutons broient du noir. Paradoxalement, cette plage dont la jolie mélodie est mélangée à la voix touchante de Lisa von Billerbeck, suscite la vision d’un univers peint aux couleurs de l’arc-en-ciel. Et tout au long des 10 plages de l’elpee, la formation manifeste une grande sensibilité qui ne demande qu’à s’évader, à explorer et même à exploser.

Bien que très influencé par ses pères spirituels (NDR : les mauvaises langues diront que le combo manque d’originalité), I might be wrong ne peut laisser indifférent. Personnellement, j’estime que pour un premier essai, “It tends to flow from high to low” est une réussite. Espérons maintenant que le temps des incertitudes et des tergiversations soit révolu pour l’ensemble germanique ; histoire enfin de pouvoir se frotter à d’autres cordes sensibles et nous faire partager des petits moments de bonheur !