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Ian McLagan

R.I.P. Ian McLagan

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Ian McLagan, connu pour avoir été le claviériste des Small Faces et ensuite, des Faces, est décédé ce 3 décembre, d'une défaillance cardiaque chez lui, à Austin, au Texas. Il avait 69 ans.

Cet Anglais était né à Hounslow en 1945. Il intègre les Small Faces en 1965, auprès de Steve Marriott, Ronnie Lane et Kenny Jones. Les 45trs du band décrochent pas mal de succès à l'époque : "Sha la la la lee", "All or nothing", "Itchycoo Park", etc.

Après le départ de Marriott fin 1968 pour monter Humble Pie, les Small Faces changent de patronyme en Faces. Mac reste cependant fidèle à Rod Stewart, avant de tourner régulièrement en compagnie des Rolling Stones. En 1979, il participe à l'aventure des New Barbarians, auprès de Keith Richard et Ronnie Wood. En 1984, il tourne avec Bob Dylan!

En 1994, McLagan s'installe à Austin, au Texas. Il monte son Bump Band.

Son dernier album "United States" date de juin 2014.

 

 

Ian McLagan

United States

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Ian McLagan est un claviériste insulaire qui jouit d’une belle notoriété dans l’univers du rock. Il a participé à l’aventure des Small Faces de Steve Marriott entre 1965 et 69 ; puis des Faces de Rod Stewart et Ron Wood, dans la foulée et jusqu’en 1975. Par la suite, il s’est converti en musicien de studio et de tournée. Il a longtemps apporté son concours aux Rolling Stones, mais également à Bob Dylan et Bruce Springsteen. Fin des seventies, il entame une carrière solo, malgré la collaboration d’un backing group. Il publie "Troublemaker" en 1979 et "Bump in the night" l'année suivante. Finalement, il baptise son combo, The Bump Band. Son dernier opus, "Never say never", remontait déjà à 2008. Ian a 69 balais. Il y a déjà un bon bout de temps qu’il s’est fixé à Austin, au Texas. Toute son équipe –soit le gratteur Scrappy Jud Newcomb, le bassiste Jon Notarthomas et le drummer Conrad Choucroun (impliqué également chez NRBQ)– s’est réunie au sein de son studio Doghouse, à Manor (NDR : c’est également au Texas) pour concocter ce long playing. Un disque mis en forme par McLagan en personne.

"All I wanna do" est un excellent roots rock. Au chant, Ian n’a pas le charisme de Marriott ou de Stewart. Mais ses interventions aux claviers sont excellentes. Un orgue qui mène de nouveau la barque tout au long de "Pure gold", une bonne plage rock, malgré la voix fatiguée de Mac. Le piano ouvre la voie à "Don't say nothing", une ballade qui colle parfaitement à la voix du leader, un titre au cours duquel Scrappy tire son épingle du jeu à la six cordes. Des sonorités de slide feutrées introduisent "I'm your baby now", un blues de toute bonne facture. Dans ce contexte, la voix passe ici bien mieux la rampe. "Mean old world" n'est pas le classique du blues composé par Little Walter, mais une ballade empreinte de douceur. Ian se consacre au chant et au piano, avant que, tout en sobriété, la guitare ne vienne mettre son gain de sel. Autre roots song, Love letter" exerce un charme discret. Le tempo est indolent. Les sonorités d’orgue rappellent Booker T et Billy Preston. Pas étonnant, puisque McLagan avoue avoir beaucoup appris de ces deux mythes ! Le début de "Who says it ain't love" se distingue par une mélodie particulièrement riche. Fragile, la voix tente de s’imposer dans un univers balisé par une rythmique quasi reggae! Une rythmique parfaitement structurée par l’orgue et la guitare. Plus soul, "Shalalala" aurait pu figurer au répertoire de Rod Stewart. "How blue" est un titre judicieux. Un boogie blues vaporeux conduit par le piano roadhouse de Mac. Particulièrement agréable à écouter, ce long playing s’achève par une ballade country folk. Ian y susurre ses mots, alors que Leigh Mahoney (David Byrne Band, Tosca String Quartet) vient apporter son concours au violon.