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In Layman Terms

Strong roots

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A l’origine, In Layman Terms réunissait un frère et une sœur. En l’occurrence le chanteur-bassiste Logan Layman et le guitariste Cole. Etablis en Virginie, ils ont monté ce projet, alors qu’ils avaient à peine 20 ans. Le duo publie un premier elpee, intitulé "Tangled". Puis rencontre l’étonnant trompettiste Hamed Barbarji qui rejoint la fratrie. Et en 2017, le batteur Nick Davidson complète le line up. Cette formation représentera le River City Blues Society lors du prochain International Blues Challenge de Memphis, en janvier 2019. En peu de temps, I.L.T. a acquis de l'expérience, de la présence et surtout, depuis l'arrivée d’un trompettiste, sa musique a pris une autre envergure… 

R&b léger et dansant, le titre maître se distingue par les premiers envols des cordes de Cole et les interventions à la trompette d'Hamed. Un échange de voix sur fond de percussions amorce "I'm somebody", une forme de work song séculaire, avant que le rythme ne s'impose. Caractérisé par ses accents métalliques, la cigar box, bientôt soutenue par la trompette aux éclats feutrés, nous entraîne au cœur du Delta. Amorcé par les sonorités primaires de cette cigar box, "Make me yours" est imprimé sur un tempo lent. Si la voix de Miss Logan est sereine, mordante et féline, la trompette s’incruste et finit par s’imposer. Orignal et déconcertant ! Empreintes de douceur, les cordes alimentent "Ain't gonna fake it no more", un autre blues lent, mais plus classique ; cependant c’est une nouvelle fois Barbarji qui tire son épingle du jeu, grâce à ses interventions réservées, mais chargées de feeling. "Heartbroken" emprunte la rythmique à Howlin' Wolf. Harmonieuse, la voix de Logan colle parfaitement au tempo, alors que les solistes en profitent pour prendre leur envol. Une seule reprise, le notoire "Fever" de Cooley et Blackwell, une compo que Little Willie John avait traduite en succès dès 1956. In Layman Terms en réalise une version jazzyfiante parfaitement adaptée à la voix et la trompette. La basse de Logan introduit le funky "Way too far", une plage qui vire à la jam, concédant les ultimes soubresauts des cordes et de la trompette…

 

In Layman Terms

Tangled

Écrit par

‘In layman terms’ se traduit par ‘En d'autres termes’ ou ‘Pour simplifier’. C’est le patronyme choisi par le clan Layman. Issu de Williamsburg, en Virginie. Une véritable affaire de famille, vous vous en doutez ! Cole et Logan Layman, sont frère et sœur. Ils n'ont pas encore vingt ans. Miss Logan chante et joue de la basse. Elle a été élue ‘Blues Kid of the Year’, en 2013. Cole se sert de toute une panoplie de guitares. Et pour couronner le tout, la maman, Sandy Layman, vient parfois leur filer un coup de main, aux drums et percussions. Le premier elpee de Tangled est éponyme. Lors des sessions, le band a reçu le concours de quelques amis, mais également du drummer/multi-instrumentiste Ron Lower Jr. Qui se charge également de la production.

Largement cuivré, le titre maître ouvre l’opus. C’est r&b. Funk même. Une plage au cours de laquelle Brian Kloppenburg siège derrière l’orgue pour en extraire des sonorités chaleureuses. Qui alimentent également "Fake it 'til I make it", un excellent blues lent que chante Logan d’une voix très harmonieuse. Déjà très affûté, Cole en profite pour s’autoriser son premier envol. Il passe à la slide pour le nerveux et séduisant "Don't even try". Dans un style qui rappelle Derek Trucks, musicien qu’il apprécie tout particulièrement. Une plage au cours de laquelle les qualités vocales de Logan sont bien mises relief alors que les interventions à l’orgue de Brian apportent une touche d’authenticité à l’ensemble. Solide compo, "Heartbroken" est imprimé sur un rythme hypnotique familier à Howlin' Wolf. Cole Layman semble hanté par Hubert Sumlin pour épauler sa sœur. Et toute en subtilité, sa sortie est excellente. Le lent "I'm not ready" ainsi que "Don't even try" sont issus de la plume de la chanteuse/bassiste/compositrice Holly Montgomery. La voix de Logan est chargée de passion tout au long de ce titre. "Smokestack lightning", classique de Howlin' Wolf, adopte un profil très roots. A cause des cordes acoustiques, des accès de basse et des frêles percussions. La voix féminine se révèle authentique sur cette piste que conclut brillamment Jack Campbell sur son harmonica. "Won't let it" élève le tempo. Brian est revenu à l'orgue. Cole sort le grand jeu et signe une sortie impeccable. "Karma" est un titre largement inspiré par le Delta. Cole joue de la guitare ‘Cigar box’, dont le son est primaire, sale et ravageur. Superbe ! De toute bonne facture, cet LP s’achève par la reprise du célèbre "Move over" de Janis Joplin. La version déménage. Logan adapte parfaitement sa voix, sans la forcer, alors que Ron Lowder Sr signe une belle envolée sur son sax ténor.