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Iron Maiden

The Final Frontier

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U2 ne publiera plus jamais un “War”. Iron Maiden ne nous offrira plus jamais un « Number of the Beast ». Néanmoins, depuis le retour au bercail de Bruce Dickinson, « The Final Frontier » constitue ce que le combo a pondu de plus passionnant depuis 2000, c’est-à-dire la claque « Brave NewWorld ». On aurait espéré un single plus percutant qu’« Eldorado », mais en prenant du recul, ce titre rivalise aisément avec un « Two minutes to midnight ». Le nouvel opus de Maiden, pour être apprécié à sa juste valeur, exige plus d’une écoute. Certes, le timing de ces nouveaux morceaux, souvent très long, a de quoi décourager les fans de la première heure. Mais le combo de Steve Harris prouve qu’il ne se contente pas de répéter mille fois les mêmes formules et modernise son metal, juste ce qu’il faut, pour ne pas heurter les ‘die hard’ fans, tout en avançant la tête haute. Digne de l’intro de la B.O. d’un « Terminator » la plage d’ouverture, « Satellite15… The Final Frontier » nous plonge dans un monde auquel la vierge de fer ne nous a pas habitués. Déconcertant, mais diablement efficace ! Des expérimentations réussies qui se répètent au fil de dix compos finement ciselées. On apprécie les influences d’Hendrix sur « Coming Home », les relents progressifs, assez proches d’un Rush, tout au long d’« Isle of Avalon », ou encore le lyrisme du superbe « The Talisman », sorte de conte marin façon heavy rock. Le travail de production opéré par Kevin Shirley est bien plus accompli que celui accordé aux deux opus précédents, particulièrement au niveau des guitares. Dans l’ensemble, il y a du très bon, et du moins inspiré, mais Maiden démontre, au moins qu’il ne se repose pas sur ses lauriers en engrangeant des live, best of et autres Dvds. Le groupe va de l’avant, malgré ses trente ans au compteur. L’œuvre suscite, si ce n’est l’admiration, au moins le respect.

Iron Maiden

A Matter of Life and Death

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Le très décevant “Dance of Death”, livré par la Vierge de Fer en l’an 2003, a refroidi plus d’un fan, pourtant à nouveau confiant depuis le retour du sieur Bruce Dickinson derrière le micro. En excellent gestionnaire, Steve Harris, leader incontestable du combo issu de la N.W.O.B.H.M. (New Wave Of British Heavy Metal), a compris qu’il était impératif de redresser la barre et d’offrir aux nombreux aficionados un album digne de Maiden. Non seulement « A Matter of Life and Death » est largement supérieur à son prédécesseur, mais il manifeste davantage d’unité tout en parvenant à surprendre dans sa construction, entre tradition et modernité. Bien entendu, il n’est nullement question ici d’un nouveau « Piece of Mind », mais sans nul doute du meilleur Maiden depuis le come-back de Bruce. La thématique développée est l’absurdité de la guerre, et les amateurs de longues constructions à tiroirs seront enchantés.

« A Matter… » ne recèle que deux titres courts, dont « Different World ». Caractérisée par sa rythmique accrocheuse et son refrain sympa, sans pour autant s’avérer novatrice, cette plage ouvre l’album. Du pur Maiden. Les choses deviennent nettement plus sérieuses dès « These Colours don’t run ». Parcouru de solos, ce titre s’achève par un gros break jouissif ! « Brighter Than a Thousand Suns » est un des fragments à découvrir en priorité. Le faux rythme lancinant, l’alternance du chant clair et hurlé, le son de guitare à la Metallica (inhabituel chez Maiden) et la cavalcade effrénée entretiennent une atmosphère inspirée de « Powerslave ». Probablement un futur classique pour la scène. Autre titre court de l’album, « The Pilgrim » constitue aussi et certainement le plus accessible. Intro celtique talonnée par un tempo à la limite du trash, sonorités arabisantes, le morceau aurait pu se muer en single, si le refrain avait été un chouia plus accrocheur. Il reste néanmoins un excellent moment de l’album.

Tout comme « The longest Day », inspiré par le film « Le Jour le plus Long ». Sombre, grave et solennel à la fois, la musique monte progressivement en force tandis que Nicko Mc Brain frappe ses fûts pour donner l’illusion de rafales de canon. Une réussite incontestable ! Quiconque a flashé sur la semi-ballade « Children of the Damned » de l’incontournable « Number of the Beast » ressentira des frissons dès les premiers accords, exécutés à la guitare sèche, de l’émouvant “Out of the Shadows”, titre surprenant qui rappelle la ‘grande époque’. Lorsque Steve Harris et ses acolytes se mettent à composer des power ballads, l’effet est instantané. Souvenez-vous de « Remember Tommorow », « The Prodigal Son », et surtout de ce chef d’œuvre précité issu du « Numéro de la Bête ». « Out of the Shadows » s’inscrit tout à fait dans cette lignée. Un single potentiel ! C’est pourtant le solide « The reincarnation of Benjamin Breeg » qui a été choisi pour annoncer la venue du nouvel enfant de la Vierge de fer !! Le skeud débute par un long passage quasi narratif, avant de débouler sur une énorme rythmique heavy destinée à faire taper du pied les fans de la première heure. Sur chaque production maidenesque figure un long morceau épique, comme Harris en raffole. Dissertant des religions, le magnifique « For the Greater Good of God » donne forcément un petit air de ‘déjà entendu’, et nécessitera plusieurs écoutes avant d’être bien assimilé. Malgré sa référence à « Where Eagles Dare » (Piece of Mind), « Lord of Light » est la composition la plus faible de la plaque. Heureusement, « The Legacy » redresse la barre et boucle l’album de façon époustouflante ! La longue intro acoustique ne fait qu’accentuer le côté heavy, façon « Sacred Heart » ou « Holy Diver » de Dio.

Notons enfin que « A Matter… » est disponible dans une version CD limited édition avec slipcase et DVD bonus, mais aussi dans un autre format cher aux collectionneurs. Un splendide double vinyle picture-disc, sous un format encore plus limité, c’est de bonne guerre…Iron Maiden est de retour, et Eddie n’est pas spécialement de bonne humeur !

 

 

Iron Maiden

Dance of Death

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Si "Brave new world" avait, à l'époque du grand retour de Bruce Dickinson, provoqué unanimement un sentiment de victoire au sein des fans purs et durs de la Vierge de fer, il n'en est pas de même aujourd'hui. Certes, on savait que la bande à Steve Harris allait devoir viser très haut pour donner un digne successeur à l'album de la reformation, mais on était loin de s'imaginer qu'il aurait fallu des écoutes répétées de ce "Dance of Death" pour en apprécier certaines plages. On n'ose évoquer le titre du très inégal "No prayer for the Dying", car le Maiden nouveau n'est pas aussi catastrophique, bien qu'il donne également l'impression d'avoir été enregistré sans motivation. Des titres trop longs comme la plage titulaire ou "No more lies" sont même dépourvus d'intensité, au point de devenir ennuyeux. Jamais nous n'aurions pensé qu'un jour on parlerait d'un album de Maiden en ces termes, mais de toute évidence "Dance of Death" ne marquera pas la carrière d'un des plus brillants groupes de heavy metal de ces deux dernières décennies. Heureusement, tout n'est pas négatif sur cette nouvelle livraison, et il subsiste quelques titres remarquables typiquement 'maidenesques', à l'instar de l'énorme "Paschendale" et ses superbes orchestrations, de l'épique "Montsegur" taillé pour la scène ou encore du très surprenant "Journeyman", titre acoustique fortement marqué par les influences progressives d'Harris n' co. Mais ce n'est pas suffisant pour Iron Maiden qui est au metal ce que la série télévisée "Le Prisonnier" - qui a donné son titre à un morceau de Number of the Beast - est à la culture british. Une référence absolue! On croise les doigts, et on espère mieux pour la prochaine fois.

Iron Maiden

Edward The Great

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Pour fêter dignement ses 25 années de fructueuse carrière, le plus grand des groupes de heavy metal de tous les temps sort simultanément un très luxueux box renfermant trois doubles CD de raretés agrémentés de quelques gadgets, et un greatest hits qui couvre les singles les plus représentatifs du combo anglais depuis l'indémodable "Number of the Beast" jusqu'à nos jours. Le premier objet, fabriqué à 80.000 exemplaires seulement, plutôt onéreux, s'adresse aux fans hard core du groupe ainsi qu'aux collectionneurs de belles pièces. Le second, disponible en CD et en double picture-disc, cible le jeune public qui ne connaît d'Iron Maiden que l'image de sa célèbre mascotte Eddie. "Run to the Hills", "The Trooper", "Wasted Years", "Holy Smoke", "Flight of Icarus", "Futureal", "Fear of the Dark", figurent parmi les seize standards qui composent "Edward the Great". La compile constituerait la rondelle idéale pour une première approche, si la période Paul Di Anno - notre préférée - n'avait été totalement occultée. Donner une vision globale de la carrière de Maiden en oubliant son premier album et surtout l'incroyable "Killer", c'est un peu comme savourer un vieux Pomerol glacé ou une bonne Duvel bien tiède. Very british !

 

Iron Maiden

Brave New World

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La sortie du douzième album studio d'Iron Maiden affole la terre entière ! Celui-ci marque le retour officiel du chanteur Bruce Dickinson, après sept ans d'absence, et un virage solidement pensé pour permettre à la vierge de fer de passer le cap de l'an 2000, comme si rien n'avait changé depuis le split de 1993. Car Blaze Bailey, malgré sa bonne volonté, n'est jamais parvenu à faire oublier le beau Bruce. Si " Brave new world " ne possède pas la force d'un " Number of the Beast ", il n'en demeure pas moins le meilleur effort de Maiden depuis " »Seventh Son of a Seventh son ". Alternant les titres ultra heavy (« Ghost of the Navigator », « The Mercenary ») et les longues plages épiques, parfois proches du rock prog si cher à Steve Harris (« The Nomad »), la nouvelle plaque bénéficie d'une production énorme qui renforce encore l'impact des quelques vrais classiques qui jalonnent ce ‘meilleur des mondes’. Et même si l'emblématique mascotte Eddie se fait de plus en plus discrète sur les artworks du groupe, l'objet bénéficie d'une somptueuse pochette cosignée par Derek Riggs, géniteur du plus populaire zombie de toute l'histoire du rock. Quant à Dickinson, dont le timbre vocal a influencé toute la nouvelle génération de la scène dite de ‘true métal’, on peut légitimement se poser la question de savoir s'il a déjà aussi bien chanté. Un retour avec panache, sur le plan artistique du moins, sans aucune contestation possible. Le british heavy métal, moribond dans les années 90, sort aujourd'hui la tête haute ! Qui oserait parier que Rob Halford ne rejoindra pas les ‘Gods of métal’ de Judas Priest dans les mois à venir ?

 

Iron Maiden

Ed Hunter

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Pour célébrer la reformation de son line up original, le groupe de heavy métal Iron Maiden a proposé à ses fans un référendum via intemet pour élire leurs 20 morceaux favoris qui figurent aujourd'hui sur la compil Ed Hunter (EMI), doublée d'un jeu vidéo conçu par le groupe. Basé sur l'imagerie macabre des pochettes des albums et des singles de Maiden, le jeu Ed Hunter jouit d'un graphisme spectaculaire et s'adresse prioritairement aux inconditionnels de la vierge de fer. Le joueur incarne un détective privé qui a pour mission de libérer Eddie (mascotte du groupe) retenu dans un hôpital psychiatrique et de le suivre où qu'il aille. Avant d'atteindre le septième niveau et de survivre à une ultime attaque, il faudra traverser une mer de magma, survivre à l’Egypte ancienne, s'aventurer dans un cimetière, et voyager dans le temps à bord d'une machine. Les ennemis sont des voyous, des médecins fous, des momies qui attaquent à coups de bouteilles, de briques ou d'ours en peluches ! Jeu d'action en plan subjectif, Ed Hunter disponible en cd rom version compatible PC (Windows 95/98), est en vente chez les disquaires dans un box qui comprend également le double album compilé...

 

Iron Maiden

Best of the beast

Archétype du groupe hard par excellence, Iron Maiden n'est pas, il faut l'avouer, un groupe que nous affectionnons tout particulièrement. Pourtant, son existence remonte à 1976. Et nonobstant une foultitude de changements de personnel, il est toujours demeuré fidèle à une certaine image. Et quelle image! Puisqu'elle représente un monde peuplé de monstres les plus hideux, les plus odieux que vous hésiteriez même à regarder dans le plus cauchemardesque des films d'épouvante. " Best of the beast " constitue, vous l'imaginez, une compilation. Un double CD présenté sous la forme d'un booklet luxueux, abondamment illustré, enrichi de l'arbre généalogique du groupe, et surtout qui réunit 27 fragments enregistrés depuis 1978 dont quelques raretés et un inédit, " Virus ", composition qui devrait incessamment sortir en single