Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (11 Items)

(Thisis) Redeye

Lay me down live (Ep)

Écrit par

Quatre morceaux sur le dernier Ep de (Thisis) Redeye, dont un excellent titre maître, un inédit, qui ouvre la plaque. S’ouvrant sous une forme psyché/folk, il monte en crescendo avant de libérer toute son intensité électrique, dans l’esprit d’un House of Love.

On retrouve ce même type de construction sur « Faded » et « Old heart », deux morceaux plutôt ‘REMesques’, la voix frémissante de Guillaume Fresneau, plus proche que jamais de celle de Michael Stipe, accentuant cette impression. Et l’Ep de s’achever par « Desert eyes », une piste qui aurait pu figurer au répertoire de Grant Lee Buffalo. Bien vite un nouvel album !

(Thisis) Redeye

Desert eyes

Écrit par

Guillaume Fresneau aime brouiller les pistes. Après avoir sévi au sein du duo Dahlia, en compagnie d’Armel Talarmain, il a fondé son propre projet, qu’il a d’abord appelé Redeye avant de le rebaptiser (Thisis) Redeye. Fasciné par le Texas, ce Français y vit depuis quelques années, et son nouvel opus nous entraîne à travers l’Amérique, ses grands espaces mais aussi les grandes villes, lorsqu’il ne parle pas de la nature ou des tourments de l’existence ; un disque enregistré à Austin sous la houlette de Dan Duszynski, producteur qui a notamment bossé pour Molly Burch et Jess Williamson.

Mêlant pop, rock, folk, americana et/ou psychédélisme, la musique évoque tour à tour REM ou Centro-Matic, la voix de Guillaume campant même un hybride entre celle de Michael Stipe et de Will Johnson. Souvent mid tempo, les compos trempent dans une forme de mélancolie douce. Les cordes acoustiques et électriques entrent parfaitement en osmose, ces dernières, tintinnabulantes ou légèrement acides, se révélant alors davantage ensoleillées. Parfois un filet d’orgue vintage ou un souffle discret d’harmonica vient enrichir l’ensemble, à l’instar du meilleur morceau de l’opus, « Sons & daughters ». Le long playing s’achève par deux plages contemplatives, « The innocent one » et « Don’t you go », deux pistes qui lorgnent plutôt vers Midlake, mais manquent cruellement de relief…

(Thisis) Redeye

The Memory layers

Écrit par

Quand un Français part vivre son rêve américain et se prend pour Sam Beam, il devient Redeye.

Loin de sa marinière et son bonnet Saint James, Guillaume Fresneau coiffe un stetson et fait rutiler les chromes de sa dodge sur « The Memory Layers »

D’un timbre de voix ronflant, mais sans la profondeur d’un crooner, il déclame son attachement à sa nouvelle patrie en lui rendant un hommage touchant. Il y a du piano et de la guitare, mais toutes les cordes ont la part belle, quelles qu’elles soient. Techniquement, l’instrumentation est irréprochable. Les arrangements sont soignés, dans l’esprit yankee. Les compos sont solides. Mais pas inoubliables. Elles ont la couleur et le parfum de l’americana mais ce n’est pas de l’americana.

En fait, il manque à ce « The Memory Lanes » une âme. On aurait apprécié une prise de risque, un moment qui se détache ou décolle. Un geste de travers qui aurait communiqué un zeste d’originalité. Mais au final, « The Memory Lanes » n’est qu’un autre album de folk noyé parmi des tonnes d’autres albums de folk. Redeye est certainement un bon élève, mais parfois un cancre est bien plus créatif…

 

Isis

Wavering Radiant

Écrit par

Bien souvent, lorsqu’un groupe s’efforce d’entamer une démarche artistique un peu différente et que, grâce à son travail, il parvient à créer son propre style ou son propre son, il voit ses idées pompées par une armée de suiveurs sans scrupules, désireux de surfer sur la vague du succès, sans avoir à se creuser les méninges.

Neurosis en est un bel exemple. Après de nombreuses années d’expérimentations, il a créé les bases de ce qui allait devenir le Post Hardcore/Postcore ; et il n’a pas fallu très longtemps pour voir surgir une légion de combos pratiquant un style similaire. Il y a cependant des suiveurs, qui, un peu plus créatifs que les autres, ne se contentent pas de copier la musique inventée par leurs pairs, mais essaient plutôt de s’en servir comme base pour définir leur propre création. C’est assurément le cas chez les Américains d’Isis qui au cours de leurs 12 années de carrière on su s’extirper du moule créé par Neurosis pour façonner leur identité.

« Wavering Radiant » le nouvel album du combo de Los Angeles a été produit par Joe Barresi (Queens of the Stone Age, Melvins, Enslaved), ce qui est déjà un gage de qualité. La musique d’Isis est bien sûr lente, sombre, atmosphérique et épique car le style le veut. Les claviers, discrets mais efficaces et l’alternance de vocaux clairs et hurlés apportent un relief agréablement inattendu. « Wavering Radiant » pourrait très bien convenir aux fans de Neurosis, c’est une évidence ; mais aussi aux amateurs de Tool. Et en poussant un peu plus loin, il se pourrait même que les fans les plus ouverts d’Opeth y trouvent leur compte…

 

Isis

Holy Tears (Maxi)

Écrit par

Pour célébrer les 10 ans d’existence d’Isis, Ipecac vient de sortir ce maxi-single consacré à « Holy tears », compo qui figurait sur le dernier album « In the absence of truth ». Le disque recèle également une version ‘live’, immortalisée au Continental Airlines Arena et une autre vidéo réalisée sous la houlette de Dominic Hailstone. Sans oublier le remix « Not in rivers, but in drops », opéré par les Melvins. Un véritable honneur pour la formation de Los Angeles qui a toujours considéré la bande à Buzz Osborne, comme une des ses influences majeures.

Isis

Le Grand mix béni par la déesse Isis

Soirée événement destinée aux aficionados de doom metal et de post-hardcore, programmée ce mercredi 29 mai, au Grand Mix de Tourcoing, en compagnie du quintette californien d’adoption (la formation est, en fait, originaire de Boston) Isis. Projet d’Aaron Turner, le fondateur du label indépendant Hydra Head Records, Isis en est déjà à son troisième album, « In the ocean of truth », un opus surprenant, complexe, riche en réflexions existentielles, dans lequel le clavier se fait plus présent aux dépens des hurlements ténébreux d’Aaron. Un indispensable de votre discographie de l’année 2006. Et vu la réputation dont ils jouissent sur scène, on s’attendait à une belle claque, place Notre Dame.

 Pour chauffer la salle, le projet qu’Isis souhaitait présenter dans le cadre de cette tournée, n’y est pas allé par quatre chemins. Il a choisi Oxbow. Un combo californien qui affiche déjà 20 années d’existence au compteur. Un groupe ‘culte’ qu’on peut franchement qualifier de ‘schizophrène’ en raison de la double personnalité développée à travers deux styles musicaux différents : le post-hardcore lorsque le combo se retrouve à quatre, le blues minimaliste quand Eugène Robinson et Niko Wenner sont réduits à un duo. C’est d’ailleurs sous cette configuration que Docteur Jekyll et Mister Hide nous ont proposé l’ouverture des festivités. Immense, de corpulence impressionnante, à la couleur de peau café, Eugène, véritable sosie de Michael Clarke Duncan (l’acteur qui endosse le rôle du condamné à mort John Coffie dans le film « La Ligne verte »), monte sur scène, flanqué d’un roman écrit en 1895 par Thomas Hardy, « Jude the obscure », une histoire sombre, pessimiste, triste, teintée de colère et d’injustice. Des sentiments qu’Eugène incarne à merveille sur les planches. Nikko sculpte un relief musical très blues à l’aide de sa guitare sèche. Eugène s’y ancre pour y dispenser un set intense, douloureux, rythmé par des moments de clameur et de silence, d’incantations et de prières. De déhanchements malsains aussi. Sans oublier le petit grain de folie. Quelque part entre un Jesus Lizard ‘unplugged’ et la Nico du Velvet Underground, le duo nous propose une bien belle prestation. La scénographie mêlée au personnage impressionne. Le public est surpris, dans le bon sens du terme. Le temps d’un rappel et d’une petite bière pour enfin vivre l’épilogue de la soirée.

 Le set d’Isis s’ouvre par quelques notes dispensées au piano. Bryant Cliffort, le guitariste/claviériste (Il  collabore également à un autre projet, Red Sparowes, groupe de post-rock qui jouait le même soir à Bruges) en est le responsable. Progressivement, les guitares de Michael et d’Aaron, la basse de Jeff et la puissance du batteur, l’autre Aaron, viennent envahir le public, dans un mur du son décoiffant. Cinq figures charismatiques, montées sur des tapis de pédales à effets sonores multiples, vous prennent alors au fond des tripes durant près d’une heure trente. Atmosphères tantôt pesantes, froides et inquiétantes, tantôt violentes, mécaniques et explosives, les cinq virtuoses nous emmènent dans l’univers de Neuroris, Cult of Luna, Amen Ra, Godflesh, Tool ou Mogwai. Derrière ce génie de technologie, les influences de Pink Floyd et du Led Zep s’imposent dans un tsunami de sons, bien huilé qui frôle la perfection. Le concert atteint des sommets quand « In Fiction », un des titres phares du quintette, fait exploser les décibels. Le moment d’un rappel et déjà le groupe quitte la scène. Le temps semble si court lorsqu’on est si proche du divin…

 Organisation Grand Mix Tourcoing

Isis + Aereogramme

In the Fishtank 14

Quatorzième volume des sessions In The Fishtank, dont l’objectif est d’inviter dans un studio des musiciens d’horizons (plus ou moins) différents, qui se doivent ensuite d’écrire des morceaux ensemble, a priori pour le meilleur (mais parfois pour le pire). On aurait pu croire qu’entre les Américains d’Isis et les Anglais d’Aereogramme le ton allait vite monter et donner naissance à un monstre… Pas de bol : ces vingt minutes de collaboration s’avèrent plutôt mid-tempo, comme si les types de Konkurrent avaient versé du Xanax dans leur thermos pour éviter que l’enregistrement vire au pugilat metal. Les trois titres ici présents sonnent donc comme du post-rock à peine atrabilaire, qui peine à décoller malgré les vocalises de Craig B. (« Low Tide ») et d’Aaron Turner (« Delial »). S’ils n’y allaient pas de leurs envolées quasi lyriques on aurait d’ailleurs beaucoup de mal à discerner qui a fait quoi, tant l’univers respectif de chacun des deux groupes semble s’être effacé au profit du collectif. C’est bien là le principe d’In The Fishtank, et on ne va pas s’en plaindre. Dommage qu’ici le résultat soit si vaseux et l’ennui bien palpable : au lieu de se chercher des poux et de se pousser l’un l’autre dans leurs pires retranchements, Isis et Aereogramme ont préféré opter pour le consensus mou. Dommage.

 

 

Isis

In The Absence Of Truth

On pourrait dire, certes, qu’Isis est un groupe de 'metal' qui pourrait plaire aux filles. Sous cette chape de riffs lourds et d’'harsh vocals' qui plombent gentiment « In The Absence Of Truth », se trame peut-être quelque chose d’étrangement féminin. C’est presque romantique, ce mélange de post-rock épique et de doom 'priapique'. Son écoute peut se révéler, au lit avec une femme, d’une étonnante ductilité. 'Qui peut être allongé, étendu, étiré sans se rompre' : sous la couette les éléments se déchaînent, jusqu’à l’essoufflement post-coïtal. C’est ce qu’on écrivait à propos d’Isis, il y a deux ans. Depuis lors de l’eau a coulé sous les ponts, et l’on se dit que le nouvel album d’Aaron Turner et de ses potes pourrait encore bien davantage plaire aux filles. Parce que les filles aiment Tool quand elles n’aiment pas le 'metal', et que ce disque s’en approche (« 1000 Shards »), tout en sonnant de plus en plus post-rock. « In The Absence Of Truth » pourrait bien être ainsi l’album le plus accessible d’Isis, autrement dit le moins atrabilaire. D’autant que Turner, quand il évite de cracher ses poumons, chante comme… Layne Stanley, l’ex-(feu) chanteur des bouseux grunge d’Alice in Chains. Autant dire que ça vous casse un morceau de la trempe de « Dulcinea », qui malgré sa puissance rythmique et sa furie heavy donne juste envie de ressortir le T-shirt de Cobain en bramant les paroles de « Would ? ».

Certes, chacun des neuf morceaux de cet album (le quatrième) fait montre d’une technicité jamais mise à mal, d’un sens de la construction a priori inébranlable… Mais qui finissent par ennuyer à force d’être sans cesse dupliqués, un peu comme à la chaîne. Chaque titre se voit ainsi divisé en autant de parties calmes/brutales. Turner chante puis hurle, et ainsi de suite : autant dire qu’à la fin on sait d’avance ce qui va se passer, et c’est là que le bât blesse. Le parfait disque anti-climax, puisqu’il sonne comme bloqué sur la touche 'repeat'. Vous avez raté la chanson 2, en plein assoupissement ? Pas grave : écoutez donc la chanson 7 ! Isis, ou le metal Duracell. Que ceux qui le décrivent comme 'progressif' achètent un dictionnaire.

Crisis

Toxic

Écrit par
D’abord, ne soyons pas trop vaches : il reste de la place à prendre dans le créneau metal/fusion/rapisant en France. A bien y réfléchir. Objectivement. Et puis la rengaine est bien dans l’air du temps. Et le restera probablement. Pour longtemps encore. Soyez en sûrs. C’est un conseil d’ami. Ca compte, mine de rien. Et puis le nouvel album de System Of A Down n’est pas encore sorti. Lofofora et toute la clique capitalise. Et pendant ce temps, on regarde les trains passer. Qui n’essaye rien n’a rien.

Isis

Oceanic

Écrit par

Petits compagnons de Cave In et de Botch au sein du label Hydrahead, Isis vient de franchir un pas supplémentaire en signant sur la label de Mike Patton, Ipecac. Tout aussi bien accompagné aujourd'hui (Fantômas, Melvins, Ministry), le groupe est en passe d'attirer l'attention à une échelle plus importante. Tout comme Cave In qui opère un changement musical assez important, Isis accentue de plus en plus l'aspect psychédélique de ses compos, développées tout en longueur et en modifications de tonalités. Des parties plus atmosphériques se font plus présentes au détriment des plus dures. Pratiquement oublié le hardcore ébouriffant de technicité : place à un rock, certes bien burné, répétitif et hypnotique, mais tout de même…. Au contraire de Cave In qui a mon sens perdait de son intérêt dans cette démarche, Isis se maintient malgré tout, mais pour combien de temps ? En tournée européenne dans les semaines à venir ? Qui sait !

 

Isis

Celestial

Écrit par

Dès la plage d'ouverture, le ton est donné. Isis n'est pas ici pour rigoler. Ni faire de la figuration. Que les fans de musique lourde approchent : l'écoute de cette plaque vous est chaudement recommandée par votre humble serviteur. Isis allie de façon magistrale la puissance sèche du hardcore nouvelle génération (Converge, Cave In, Dillinger Escape Plan) et les aspects noirs, tout comme les structures, de Neurosis, Eyehategod ou de The Thrones. Suivant un nouveau rite pratiqué chez ce type de groupe, les breaks sont généralement imprévisibles. Entamés le plus souvent de façon furieuse, les morceaux bifurquent très vite vers des passages plus atmosphériques (j'ai pas dit basculent dans l'ambient !), tout en maintenant une tension toujours bien palpable. Avec comme il se doit, une montée paroxystique en bonne et due forme. Le hurleur en chef s'en donne à cœur joie et il serait étonnant qu'il soit en pleine forme après avoir accordé une prestation. Tout comme le batteur d'ailleurs. Isis remporte également la Palme Musiczine du titre d'album le plus pertinent du moment : céleste et bestial. Voilà comment qualifier ce brûlot.