La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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JJ Grey & Mofro

This river

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JJ Grey & Mofro est un band américain établi à Jacksonville, au Nord de la Floride. Une formation de southern rock, mais au sens large du terme, puisqu’elle intègre d’autres courants musicaux, comme le blues, funk, soul ou R&B. Leur formation remonte à la fin du siècle dernier. Chanteur, guitariste, pianiste et harmoniciste, JJ Grey en est le leader. Le combo a publié son premier elpee en 2001, "Blackwater". Un disque suivi par "Lochloosa", en 2004. Le band signe alors chez le notoire label de blues chicagolais, Alligator. Il y grave alors "Country ghetto" en 2007, "Orange blossoms" en 2008, "Georgia Warhorse" en 2010 et "Brighter days" en 2011.

JJ est soutenu par Andrew Trube à la guitare, Todd Smallie à la basse, Anthony Cole aux drums, Anthony Farrell aux claviers, Art Edmaiston au saxophone et Dennis Marion à la trompette. JJ a composé neuf des dix plages.

"You're lady, she's shaddy" ouvre la plaque. Un funk R&B bien nerveux. "Somebody else" embraie dans le même registre, mais diffère par ses vocaux percutants, clairs, et par une plus grande présence de la guitare. Audacieuse, réverbérée, elle adopte un style swamp. "Tame a wild one" est une très belle composition. Empreint de délicatesse, ce R&B met en exergue la voix pure et soul de JJ, soutenu par les chœurs de ses musicos. "99 shades of crazy" évolue sur un tempo plus enlevé. Guitare et piano électrique entrent en osmose pour créer une mélodie dansante et suave. Et lorsque les cuivres débarquent, c’est pour mieux libérer la six cordes qui s’appuie sur les sonorités poussiéreuses d’un orgue. Probablement un Farfisa. Excellent! Comme son titre le précise, "The ballad of Larry Webb" est une ballade. Sculptée dans le folk roots, les cordes acoustiques sont progressivement et discrètement rejointes par les interventions d’orgue et de gratte électrique. "Florabama" se réfère à l'Alabama ; et en particulier à son sanctuaire de la musique soul, les studios Muscle Shoals. Parcouru épisodiquement de cuivres et caractérisé par des cordes acoustiques en folie, ce morceau baigne dans une ambiance funk et jazz. Plus électrique, "Standing on the edge" s'écoule sur un tempo indolent. Du blues ou plus exactement du swamp funk à la Grey. Et les vocaux se révèlent un peu plus sauvages, tout au long de cette piste, ma foi, très agréable à écouter. Soulignée par une jolie ligne mélodique, "Write a letter" est une chanson au profil roots voilé. La voix est envoûtante et la guitare parachève le travail. "Harp and drums" s’ouvre par une longue introduction instrumentale. L'harmonica, la batterie et puis les cuivres investissent l’espace sonore avant qu’il ne se métamorphose en funk dansant. D’excellente facture, cet opus s’achève par "This river", une ballade R&B à coloration Stax, d’une extrême douceur…

 

JJ Grey & Mofro

Orange blossoms

Écrit par

Chanteur, guitariste et compositeur, JJ Grey est originaire de Jacksonville, en Floride. Il est soutenu par une formation répondant au patronyme de Mofro. Sa musique est personnelle. Et pour cause, il compose l’intégralité de son répertoire. De la soul teintée de funk, qu’il contamine d’accès de blues et de rock. Mofro avait commis son premier opus en 2001 : "Blackwater". Un disque suivit par "Lochloosa", en 2004. Constamment à la recherche de nouveaux talents et de nouvelles sonorités, Bruce Iglauer repère l’aubaine. Il signe JJ Grey chez Alligator. Ecurie sur laquelle paraît un premier opus en 2007 : "Country ghetto". Partagé en douze morceaux, « Orange blossoms » en est la suite logique. Au sein du line up, le guitariste Daryl Hance joue un rôle très important. C’est même le principal partenaire de Grey.

Le titre maître ouvre l’elpee. Le rythme est enlevé, mais sans excès. Une compo susceptible de rappeler l’univers swamp de Tony Joe White. La voix soul de Grey est délicate. Elle est soutenue de chœurs et de cuivres. Il concède un subtil solo sur son ‘clavinet’, avant de se consacrer aux cordes face à la slide de Hance. L’expression sonore baigne dans un r&b dansant et séduisant. Quoique rythmé, "The devil you know" emprunte des accents nonchalants venus directement des marais du sud profond de la Lousisiane. Voire de la Floride. Des sonorités rituellement qualifiées de deep southern soul. La guitare évolue constamment à l'avant-plan. "Everything good is bad" est la seule compo du tracklisting qui n’est pas issue de sa plume. Elle baigne dans une ambiance gospel et met en exergue le timbre vocal d’une grande pureté de JJ, même si la part belle est donnée à l'orgue Hammond B3 d'Adam Scone. Un clavier funèbre introduit "She don't know". La voix de JJ est d’une extrême douceur. Le climat dépouillé, malgré la présence d'un quatuor à cordes. "The truth" est une plage brillante. La mélodie mélancolique et tendre. Véhiculant une grande tristesse, la voix se détache de l’ensemble. Manifestement, l'artiste y reflète une peine de cœur. L'orgue Hammond, les violons et le violoncelle accentuent cette immense détresse peine. Cet épanchement de mélancolie envahit également "Dew drops". Changement de climat pour "On fire". Un morceau bien plus optimiste. Les cuivres sont en effervescence. Du pur funk made in Nouvelle Orléans. Un funk qui s’adapte et finit par se traîner paresseusement sur "Move it on". Grey y partage les vocaux en compagnie de chœurs féminins. Les interventions de Dennis Marion à la trompette sont feutrées. Ce funk traduit toute sa délicatesse sur "Higher you climb", un titre très participatif. Vocaux, cordes, cuivres et orgue collaborent une nouvelle fois, impeccablement, à l’architecture sonore. "Ybor city" nous replonge dans l’univers du "Swamp fox". Celui de Tony Joe White, très exactement même si le rythme est beaucoup plus soutenu. D’excellente facture, cet album s’achève par "I believe (in everything)", un cri d’espoir empreint d’une infinie douceur…