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JJ72

I to sky

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"I to sky" constitue le deuxième album de ce trio irlandais. De Dublin très exactement. Un disque beaucoup plus sombre que le précédent éponyme. Pas seulement à cause des lyrics empreints de références religieuses, mais à cause du climat au sein duquel baigne les 12 compositions de cet opus. Un climat qui baigne le plus souvent dans la cold. Celle de Joy Division et de Cure, c'est plutôt classique. Ou d'une manière plus contemporaine, de Radiohead, Kent et Placebo. Mais est-ce vraiment de la cold ? Un Placebo auquel JJ72 a même emprunté l'exaltation wagnérienne sur " 7th wave " et la fureur ténébreuse, presque gothique, sur l'excellent " Serpent sky ", une compo au cours de laquelle on a l'impression d'être balayé par la tempête des Hauts de Hurlevent. Tout aussi excellent, " I saw a prayer " cherche le chaînon manquant entre My Bloody Valentine et Mercury Rev, les vocaux veloutés de Greany rappelant étrangement ceux de Jonathan Donahue. Une exception qui confirme la règle, car tout au long de cet opus, son timbre oscille du falsetto hystérique, gonflé à l'hélium, au gargouillement mortel. Un disque sculpté dans l'électricité scintillante, tumultueuse, qui ne souffre d'aucune faiblesse ; s'ouvrant même parfois de nouveaux horizons sonores. A l'instar de " Half three ", dont l'élégance capricieuse, filandreuse, lorgne vers l'élégance punk d'un Wedding Present. De " Glimmer ", déchiré entre sauvagerie et quiétude. D'" Always and forever ", dont la pop chaloupée rappelle le James du " Millionaires ". Et enfin du tendre " Nameless ", caractérisé par son synchronisme puéril entre la voix et la mélodie. Sans oublier l'hymnique " Brother sleep ", découpé délicatement dans l'acoustique, ou encore la ballade mélancolique, mais tumultueuse " Oiche mhaith ". Un must !

 

JJ72

JJ72

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Si vous aimez la britpop, et en particulier Radiohead, Muse et Coldplay, vous ne pouvez passer à côté du premier album de JJ72. Un trio irlandais qui possède, bien évidemment, un excellent chanteur : Mark Greaney, dont le timbre est capable d'osciller du rugissement le plus furieux, le plus guttural, au falsetto le plus pur, le plus angélique. Dans cette voix, il y a un peu de Thom Yorke, de Jeff Buckley, de Feargal Sharkey, d'Andrew Montgomery (Geneva) et de Matthew Bellamy. Excusez du peu ! Il joue aussi de la guitare. Acoustique ou électrique. Du bout des doigts, il est ainsi capable de sculpter des accords tellement fragiles, tellement délicats, qu'ils parviennent à se fondre dans les orchestrations de cordes. Mais aussi et surtout de libérer une intensité émotionnelle âpre, dévastatrice, infernale, en s'appuyant, il est vrai, sur le drumming opulent, explosif de Fergal Matthews. A charge de Hilary Wood de ramener tout ce beau monde sur terre, à l'aide de ses accès de basse glacées, joydivisionesques. Un véritable cocktail d'innocence, d'instinct et de sauvagerie qui palpite avec passion, colère et désespoir au cœur de mélopées versatiles, torturées par la poésie post adolescente de Mark. Et pour être complet, sachez que la production a été assurée par Ian Caple, personnage qui avait notamment travaillé sur l'album " Pe-Millennium Tension " de Tricky, en 1996.