Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Japandroids

Un retour attendu et surtout convaincant…

Écrit par

Japandroids avait quelque peu disparu de la circulation, depuis presque 3 ans. Soit la fin d’une tournée qui avait suivie la sortie de son deuxième album, « Celebration Rock », paru en 2012. Et il vient d’en publier un nouveau, début de cette année, « Near The Wild Heart of Life ». Son retour était très attendu ; d’ailleurs la Rotonde du Botanique affiche sold out, ce soir.

Pour assurer les premières parties de son nouveau périple, le duo canadien a emmené dans ses valises un groupe américain. Originaire de l’Indiana, Dasher compte deux Eps à son actif. Et ils remontent à 2014. Sur les planches, le trio originel (NDR : guitariste, basse, batterie) est soutenu par un second gratteur. Mais la singularité du band procède de la présence d’une chanteuse/drummeuse. En l’occurrence Kylee Kimbrough, qui trône au beau milieu de ses comparses. Suivant les morceaux, elle alterne cris et vocalises, alors que les guitares crissent allègrement. Quoique noisy, la musique du combo lorgne résolument vers le hardcore. La subtilité ne figure certainement pas dans le credo de la formation. D’ailleurs, le public n’est pas trop mécontent, lorsque vers 20h30, elle décide de vider les lieux…

Le temps de prendre un rafraîchissement au bar et de se réconcilier avec ses tympans, il est déjà l'heure de se faufiler au sein de la Rotonde, afin de se dénicher une place idéale. Vers 21h, la paire issue de Vancouver grimpe sur l’estrade. David Prowse se plante derrière ses fûts tandis que le grand Brian King s'installe au centre, armé de sa guitare. Dès les premiers accords du single « Near The Wild Heart of Life » (NDR : c’est également le titre de l’elpee), le duo démontre qu’il n’a rien perdu de son punch. Les sonorités de la gratte sont identiques à celles reproduites sur disque. King opère des allers-retours entre son micro et les fûts tout en faisant grincer ses cordes. A l’exception de l’un ou l’autre morceau, il se réserve le chant. Outre son martèlement de peaux, Prowse se charge des chœurs. Les compos défilent sans jamais que la pression en baisse d’un cran. Les moments de pause sont d’ailleurs rares. Il s’agit de la dernière date sur le continent européen. Et manifestement les deux compères ont envie de se livrer à fond. Bien que privilégiant les plages du dernier LP, le tandem pioche régulièrement dans l’ensemble de son répertoire. Et bien entendu, lorsqu’il interprète des morceaux plus connus comme « Heart Sweats », « Wet Hair » ou encore « Fire’s Highway », le public réagit au quart de tour. Evénement plutôt rare au Botanique, un début de pogo éclate en fin de set. Probablement déclenché par les fans de la première heure (NDR : enfin, on peut le supposer). Au bout d’une bonne heure, le duo prend congé de l’auditoire, avant de revenir quelques instants plus tard, pour attaquer deux hymnes : « Young Hearts spark fire » et « The House That Heaven Built ».

Onze ans après sa création, Japandroids n’a pas pris une ride. Son garage/rock est toujours aussi efficace et jouissif. La température ambiante qui régnait à la fin du show témoigne de l’énergie libérée par les deux musicos, mais aussi de l’enthousiasme manifesté par une grande partie des spectateurs. Un retour attendu et surtout convaincant…

 (Organisation : Botanique)

Japandroids

Celebration Rock

Écrit par

Après avoir commis un premier album presque parfait, il est souvent bien difficile de confirmer. Japandroids est une exception qui confirme la règle. « Celebration Rock » devrait facilement combler de bonheur les fans de rock furieux et puissant qui avaient flambé à l’écoute du remarquable « Post-Nothing ». Et pourtant, le duo canadien avait pensé abandonner l’aventure, avant que leur premier opus ne devienne soudainement culte, grâce à Pitchfork et Polyvinyl ! Les huit uppercuts assénés par la paire sur cet elpee, portent toujours les stigmates de Fugazi, Black Flag et Dinosaur Jr.. Les hits s’enchainent avec une énergie garage folle et une rage adolescente intacte. De véritables brûlots tels que « The Night of Wine and Roses » ou « The House that Heaven Built » vous poussent dans les cordes. David Prowse martyrise ses fûts tandis que Brian King irradie les compos de ses interventions rageuses à la guitare. En outre, les mélodies ne sont jamais noyées dans l’ensemble, malgré la sous-production… Rarement puissance, rock, mélodie et intégrité auront fait aussi bon ménage ! « Celebration Rock » célèbre le rock… et il lui rend hommage…

A la Chocolaterie de Bruxelles le 14 septembre ainsi que le 15 au Festival de Leffinge.

 

Japandroids

Post-nothing

Écrit par

Japandroids ou la preuve vivante qu’il n’est pas nécessaire d’être nombreux pour foutre un bordel monumental. Ces deux Canadiens bien remontés se contentent en effet d’une guitare et d’une batterie. Une seule envie ? Vous rentrer dedans. Et la formule marche ! Après avoir concocté deux Eps en 2007 et 2008, le duo nous propose son tout premier opus. Et « Post- nothing » est une véritable bouffée d’air frais. Une bonne claque qui vous donne envie de sortir jusqu’aux petites heures avant de rentrer chez vous dans tête dans le cul. Les deux musiciens sont originaires de Vancouver. Un véritable nid à duos énergiques, puisque la métropole avait enfanté, à une certaine époque, Death From Above 1979. Brian King se charge de la six cordes et David Prowse des fûts, le tandem se partageant les parties vocales.

Le cocktail énergique, minimaliste (dans le bon sens du terme) et mélodique proposé par Japandroids sur cet elpee, évolue quelque part entre garage, noise et shoegazing, rappelant tour à tour The Sonics, Mc Lusky ou encore Shellac. L’ambiance est lourde. Brian King dispense ses riffs furieux sur sa gratte. Sa voix alterne chant et cris. Le tout est soutenu par les drums implacables de David Prowse, qui frappe sur ses peaux comme un dératé de la première à la dernière seconde de l’album. Et pourtant, chaque morceau est une petite perle dans le style. Il n’y en a que neuf sur la plaque, mais elles brillent par leur originalité. Particulièrement intense, « Young Hearts Spark Fire » constitue certainement la meilleure plage de cet elpee. Un peu plus calme, mais balisé par une rythmique métronomique et balayé par des nappes de guitare, « Crazy/Forever » aborde le psychédélisme en réalisant une rencontre hypothétique entre Black Mountain et My Bloody Valentine. Deux descriptions révélatrices de la richesse de ce « Post-Nothing ». Les lyrics collent bien à l’expression sonore. Au menu : animosité, nihilisme et insouciance. Jugez plutôt ces textes : ‘I don’t want to worry about dying. I just want to worry about those sunshine girls’ ou encore ‘The boys are leaving town. Will we find our way back time? I don’t know’. Bref, en seulement neuf morceaux, les Canadiens mettent tout le monde d’accord.

Pour un premier opus, Japandroids vient de réaliser un coup de maître. On espère qu’ils se produiront bientôt près de chez nous, histoire de vivre le plus intensément possible leur énergie dispensée en live. Quand à leur album, il mériterait de se faire une petite place au soleil, en Europe. Enfin, si vous aimez le genre, vous ne pouvez passer à côté de ce « Post-nothing » absolument remarquable.