Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Jaromil Sabor

Mount Vision

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Sous la forme du vinyle, « Mount visions » est illustré par un tarot divinatoire signé Inaniel Swims. Et franchement, il est superbe ! Passons maintenant au patronyme de ce projet imaginé par Loïk Malle, un Bordelais aujourd’hui établi à Paris. Cette appellation (pas nécessairement contrôlée, même si elle émane de la Gironde…) s’inspire du personnage central d’un roman de Milan Kundera (‘La vie est ailleurs’) et d’une expression favorite du capitaine Haddock (‘Mille sabords’), mais surtout reflète l’esprit en effervescence de l’artiste concepteur qui apprécie autant les jeux de mots que les anagrammes.

Penchons-nous maintenant sur cet elpee. Le sixième de Jaromil Sabor ! Pour lequel, Loïk a reçu le concours de quelques collaborateurs qui se partagent, violons, flûtes, trompettes, basse, batterie et guitares, orgues, sans oublier les chœurs. Et vu la richesse instrumentale, on ne peut s’empêcher de penser à Love, groupe psychédélique californien qui a surtout sévi de 1966 à 1973.

Le long playing s’ouvre par « On my mind », une plage aux cordes de gratte byrdsiennes et à la mélodie rencontrée au cœur d’une House of Love. Des cordes chatoyantes qu’on retrouve sur l’alerte « Red sun ». Et « Lucky stone » est imprimé sur un tempo encore plus enlevé. Sur le slow mid tempo « Ruin of waves », la voix de Loïk emprunte le timbre de Robin Proper Sheppard (Sophia), sous reverb. « Wizard of rain » baigne dans une sorte de pop/folk élégante mais acidulée. « Photograph » invite à la valse alors que l’instrumentation s’enrichit au fil du sillon. « Fountain heart » est dominé par un orgue suranné, quasi religieux, dans l’esprit du classique « A whiter shade of pale » de Procol Harum. « Let me drinks come true » s’autorise une incursion dans le noisy/rock. La fin de l’album et un peu plus délirante. Ainsi, ritournelle, « Sallin’ on the piper maru » trahit des réminiscences empruntées à Gorky’s Zygotic Mynci alors que le final très sixties « Jasmine harvest », malgré de belles cordes et une jolie mélodie, dérape soudain dans une forme de chaos organisé, à la manière des Fab Four (« A day in the life » ?), avant de reprendre le cours de ses idées….

Jaromil Sabor

La Santa Roja

Écrit par

Derrière Jaromil Sabor se cache un jeune auteur/compositeur/interprète répondant au nom de Loïk Maille. Fin des années 2000, ce Bordelais militait chez The Artyfacts. Et déjà sa musique sortait des sentiers battus. En 2012, il publie un album solo, une œuvre atypique baptisée « Marmalade Sculpture ». Atypique à cause de ses arrangements très personnels, arrangements que l’artiste a le bon goût de reproduire sur son second elpee, « La Santa Roja ».

Le disque s’ouvre par « Diamond Mind », une plage lumineuse abordée dans l’esprit du « Sgt Pepper’s » des Fab Four. « Midnigh Cats » et « Silly Miss Lizzy » baignent dans une pop réminiscente des 60’s. « Silly Miss Lizzy » est enrichi de cuivres majestueux. Savoureux mais brefs, « Blourk » et « The Sun Don't Shine On My Corvette » émargent au garage/rock. Les accords de gratte et la voix semblent même hantés par Ty Segall. Un zeste de thérémine (John Spencer ?) introduit « Darrell Standing (I Know What You Mean) ». Loïk serait-il musicien ou expérimentateur sonore ? La question mérite d’être posée. Chaque compo ressemble à un test en laboratoire. Il a ainsi recours à des instruments pour enfants sur « They Told Me Kafka Slept Here », un choix judicieux qui se lie parfaitement aux interventions sauvages de la guitare et aux inflexions vocales particulières de Loïk. « Let A Smile Be Your Umbrella » concède des accords de gratte surf. Un glockenspiel à la précision métronomique parcourt divinement « Alfredo's Ballad » et « Light Of Other Days ». Et « Romainville » constitue la cerise sur le gâteau. C’est également la plage finale. Si vous aimez les albums éclectiques, vous ne serez pas déçus. Perso, grand amateur de vin et tout particulièrement de bordeaux, cet opus me fait penser à un grand cru ; en l’occurrence le Petrus. A consommer avec ou sans modération, suivant votre constitution…  

 

Jaromil

Here to stay

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Jaromil est une formation dijonnaise dont le patronyme est tiré du roman de Milan Kundera, « La vie est ailleurs ». Le quatuor français est né en 2004 et s’est frayé progressivement un chemin à travers la scène rock hexagonale. Il a ainsi été sélectionné par le très convoité ‘Cqfd’ (ce qu’il fallait découvrir) des Inrocks puis programmé ‘groupe repérage 2009’ aux Eurockéennes de Belfort. Deux belles cartes de visite, il faut le reconnaître. En outre, le combo a eu l’opportunité d’ouvrir pour des artistes reconnus comme Syd Matters, Sébastian Schuller ou encore Troy Van Balthazar.

Mais à l’écoute de ce « Here to stay », leur premier opus autoproduit, on se demande quand même pourquoi Jarmil suscite un tel engouement outre-quiévrain. Bien sûr leurs mélodies sont soignées et leurs références aux 90’s solides. Elles oscillent d’ailleurs de Pavement (« Pumpin Iron ») à Radiohead en passant par dEUS (« We are here to stay »). Mais nonobstant l’un ou l’autre beat électro judicieux et quelques chouettes envolées, le résultat n’est guère concluant. Il y a bien la voix du chanteur, dont le timbre susceptible de monter dans les aigus à la manière de Matthew Bellamy (Muse) est irréprochable. Malheureusement à force d’en remettre couche sur couche, cet organe finit par agacer.

Bref, difficile de comprendre le tapage médiatique qui a été fait autour de ce combo bourguignon. A contrario du titre de leur album, je doute fort que Jaromil puisse un jour s’imposer sur la scène française et encore moins y rester.