La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Jaromil Sabor

Mount Vision

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Sous la forme du vinyle, « Mount visions » est illustré par un tarot divinatoire signé Inaniel Swims. Et franchement, il est superbe ! Passons maintenant au patronyme de ce projet imaginé par Loïk Malle, un Bordelais aujourd’hui établi à Paris. Cette appellation (pas nécessairement contrôlée, même si elle émane de la Gironde…) s’inspire du personnage central d’un roman de Milan Kundera (‘La vie est ailleurs’) et d’une expression favorite du capitaine Haddock (‘Mille sabords’), mais surtout reflète l’esprit en effervescence de l’artiste concepteur qui apprécie autant les jeux de mots que les anagrammes.

Penchons-nous maintenant sur cet elpee. Le sixième de Jaromil Sabor ! Pour lequel, Loïk a reçu le concours de quelques collaborateurs qui se partagent, violons, flûtes, trompettes, basse, batterie et guitares, orgues, sans oublier les chœurs. Et vu la richesse instrumentale, on ne peut s’empêcher de penser à Love, groupe psychédélique californien qui a surtout sévi de 1966 à 1973.

Le long playing s’ouvre par « On my mind », une plage aux cordes de gratte byrdsiennes et à la mélodie rencontrée au cœur d’une House of Love. Des cordes chatoyantes qu’on retrouve sur l’alerte « Red sun ». Et « Lucky stone » est imprimé sur un tempo encore plus enlevé. Sur le slow mid tempo « Ruin of waves », la voix de Loïk emprunte le timbre de Robin Proper Sheppard (Sophia), sous reverb. « Wizard of rain » baigne dans une sorte de pop/folk élégante mais acidulée. « Photograph » invite à la valse alors que l’instrumentation s’enrichit au fil du sillon. « Fountain heart » est dominé par un orgue suranné, quasi religieux, dans l’esprit du classique « A whiter shade of pale » de Procol Harum. « Let me drinks come true » s’autorise une incursion dans le noisy/rock. La fin de l’album et un peu plus délirante. Ainsi, ritournelle, « Sallin’ on the piper maru » trahit des réminiscences empruntées à Gorky’s Zygotic Mynci alors que le final très sixties « Jasmine harvest », malgré de belles cordes et une jolie mélodie, dérape soudain dans une forme de chaos organisé, à la manière des Fab Four (« A day in the life » ?), avant de reprendre le cours de ses idées….

Jaromil Sabor

La Santa Roja

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Derrière Jaromil Sabor se cache un jeune auteur/compositeur/interprète répondant au nom de Loïk Maille. Fin des années 2000, ce Bordelais militait chez The Artyfacts. Et déjà sa musique sortait des sentiers battus. En 2012, il publie un album solo, une œuvre atypique baptisée « Marmalade Sculpture ». Atypique à cause de ses arrangements très personnels, arrangements que l’artiste a le bon goût de reproduire sur son second elpee, « La Santa Roja ».

Le disque s’ouvre par « Diamond Mind », une plage lumineuse abordée dans l’esprit du « Sgt Pepper’s » des Fab Four. « Midnigh Cats » et « Silly Miss Lizzy » baignent dans une pop réminiscente des 60’s. « Silly Miss Lizzy » est enrichi de cuivres majestueux. Savoureux mais brefs, « Blourk » et « The Sun Don't Shine On My Corvette » émargent au garage/rock. Les accords de gratte et la voix semblent même hantés par Ty Segall. Un zeste de thérémine (John Spencer ?) introduit « Darrell Standing (I Know What You Mean) ». Loïk serait-il musicien ou expérimentateur sonore ? La question mérite d’être posée. Chaque compo ressemble à un test en laboratoire. Il a ainsi recours à des instruments pour enfants sur « They Told Me Kafka Slept Here », un choix judicieux qui se lie parfaitement aux interventions sauvages de la guitare et aux inflexions vocales particulières de Loïk. « Let A Smile Be Your Umbrella » concède des accords de gratte surf. Un glockenspiel à la précision métronomique parcourt divinement « Alfredo's Ballad » et « Light Of Other Days ». Et « Romainville » constitue la cerise sur le gâteau. C’est également la plage finale. Si vous aimez les albums éclectiques, vous ne serez pas déçus. Perso, grand amateur de vin et tout particulièrement de bordeaux, cet opus me fait penser à un grand cru ; en l’occurrence le Petrus. A consommer avec ou sans modération, suivant votre constitution…