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Jef Mercelis

The hopes & dreams of a drunk punk

Jeff Mercelis chante, compose, joue de la guitare, du piano, de l'orgue et donne le nom au line-up. Un Belge, apparemment de la région de Termonde qui n'en est pas à son coup d'essai, mais dont le "The Hopes & dreams of a drunk punk" constitue la première expérience au sein d'un groupe. Petite indication, Rudy Trouvé s'est improvisé ingénieur du son sur cinq titres. N'allez cependant pas imaginer que Mercelis marche sur les traces de dEus ou de Moondog Jr. Musicalement, certainement pas. Qualitativement, peut-être bien. Car cet opus est excellent. Trop long, peut-être, mais riche. Manifestant une sensibilité mélodique que l'on retrouve habituellement chez les Australiens. Notamment Nick Cave, les Go-Betweens, Died Pretty et même les Waterboys. Et plus épisodiquement chez Neil Young. Comme sur le superbe "Down & Gone". Sans oublier les quelques incursions dans le postcard (James), le free jazz (King Crimson circa "Islands") et même le minimalisme lo fi (Sebadoh). Doué en outre d'un timbre vocal capable d'inflexions aussi mielleuses que celles de Neil Diamond ou aussi majestueuses qu'un Peter Murphy, Jeff écrit des chansons particulièrement sombres, acerbes même qui, fait rare pour le souligner, ont reçu un écho favorable outre-Manche. Et ça, c'est une fameuse référence!
 

 

Jef Mercelis

Western union

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Apres dix ans d’absence, Jef Mercelis nous revient avec un nouvel opus. Un disque qui a bénéficié du concours de Kris Dane à la production. Rompu à la musique de spectacle de danse, de théâtre et de film, il nous livre ici un elpee mélancolique, acoustique, aux rythmes lents et à la voix sensuelle. Deux titres de cette plaque évoquent cependant des mythes de l’histoire du rock’n roll. « Muddy Waters », tout d’abord. Mais à mon humble avis, s’il a voulu rendre un hommage au célèbre bluesman, c’est du bout des doigts de pieds, car ni la musique ni les paroles ne rappellent le légendaire guitariste. A contrario, exécutée exclusivement à la six cordes, la reprise du « That’ll be the day » de Buddy est à la fois de bonne facture et fidèle à la version originelle. Un album sans grand génie que je déconseille vivement aux dépressifs…