La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Jeremiah Johnson

Unemployed highly annoyed

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Jeremiah Johnson est issu de St Louis, dans le Missouri. Sa musique baigne dans le blues et le southern. Ce presque quinquagénaire s’est entouré d’un backing group en 2009. Et dans la foulée, la formation a gravé "9th & Russell", un premier elpee. En 2018, Thomas Ruf l’intègre dans son écurie. Jeremiah y publie alors "Straitjacket", un long playing qui rencontre un énorme succès, en décrochant une pole position au sein du ‘Billboard Blues Chart’.

Lors des sessions de son quatrième LP, Jeremiah a reçu le concours de ses musiciens ; en l’occurrence le bassiste/claviériste Paul Niehaus IV et le drummer Tony Antonelli. Mais Niehaus a également invité des potes dans son studio Blue Lotus. En outre, non seulement il se charge des claviers sur la grande majorité des plages, mais il assure également la production. "Unemployed highly annoyed" recèle huit plages dont une reprise. Elles s’inspirent de la sombre époque que nous vivons, une situation causée par une pandémie qui force les musiciens à l’inactivité.

Southern rock, "Burn down the garden" est une superbe ouverture. Face à l’orgue, la voix colle parfaitement au style et Jeremiah s’autorise déjà une belle envolée sur ses cordes. Tout comme sur "Muddy black water", un titre dont le climat singulier et exotique est entretenu par les percussions et le piano électrique. La cover du "Cherry red wine" de Luther Allison est impeccable, un bues lent qui n’atteint cependant pas l’excellence de la version originale. Pas de claviers pour "Daddy's going out tonight", un rockin' blues dispensé sous la formule du trio classique, qui fait mouche. Naturellement funky, théâtre de beaux échanges entre cordes et clavier, le titre maître est contaminé par cette période Covid. Slow blues somptueux mené à la texane, "Different plan for me" est tapissé par la chaleur feutrée de l'orgue. Jeremiah est convaincant au chant, tout en arrachant de sa gratte, des notes dignes d'Albert Collins. Orgue et cordes continuent de nous enchanter tout au long du lent et intimiste "Love and sympathy". De très bonne facture, cet opus s’achève par le judicieusement intitulé "Rock'n'roll for the soul"…

Jeremiah Johnson

Heavens to Betsy

Écrit par

Jeremiah Johnson est originaire de St Louis, dans le Missouri. Il y a d’ailleurs passé toute sa jeunesse. Parmi ses références majeures, il cite Eric Clapton, Alvin Lee, Hank Williams Sr et Jr. En 1999, il part vivre à Houston, au Texas. Il y restera une dizaine d'années. Le temps de bien assimiler le Texas blues. De retour sur sa terre natale, ce chanteur/guitariste décide d’intégrer ces nouvelles influences à son blues/rock. Ce n’est qu’à partir de son quatrième opus, "Grind" (NDR : gravé en 2014, il bénéficie du concours de Devon Allman à la production), qu’il est enfin reconnu par la critique. Il embraie par "Blues heart attack", en 2016, avant de signer sur le label allemand Ruf. Ecurie pour laquelle il sort "Straitjacket", en 2018, un long playing mis en forme par Mike Zito. "Heavens to Betsy" constitue donc son 7ème LP.

Le disque s’ouvre en force par "White lightning", un southern rock très bien ficelé, manifestement marqué par la large famille Allman. Les cordes de Jeremiah occupent tous les espaces libres et prennent leur envol dès qu’elles en ont l’occasion ; à l’instar de "Soul crush". Mais dans l’ensemble, c’est le saxophone de Frank Bauer qui souffle sur les braises. La voix colle parfaitement à "Tornado", une superbe fresque sudiste réminiscente de Devon Allman. Le répertoire de Johnson est varié. Ainsi, "Ecstasy" est une ballade lente aux accents pop, chaleureusement tapissée par l'orgue de Steff et au sein de laquelle le sax de Bauer s’incruste. Caractérisés par leurs riffs puissants, "Forever and a day" et "American steel" nous replongent dans le rockin' blues des années 70. Pensez à Bad Company voire à Whitesnake. Particulièrement country, americana même, "Leo Stone" conjugue cordes acoustiques et électriques, ces dernières flirtant avec le style de Dickey Betts. Dans le même genre, "Long way home" est une plage rappelant le Band de Bob Dylan, une remarquable ballade à la solide mélodie, à l’ambiance décontractée et au climat généreusement nappé d’interventions à l'orgue Hammond. Jemeriah nous réserve également deux rock'n'roll dynamiques, "Castles in the air" et "Preacher's daughter". Une seule reprise sur ce long playing, le franchement blues "Born under a bad sign" de Booker T Jones. Le célèbre Albert King l’avait traduit en succès dès 1967, alors que l’année suivante, le trio anglais The Cream en avait réalisé une superbe version…   

Jeremiah Johnson

Straitjacket

Écrit par

Bluesman yankee, Jeremiah Johnson est âgé de 46 ans. Il s’est établi dans la cité musicale de St Louis, au Missouri. Au début de ce siècle, il était parti vivre et travailler au Texas. Mais en 2009, il est revenu chez lui pour fonder son JJ Band. L'année suivante, il publie l’elpee, "9th and Russell". En 2011, il s’associe à la section de cuivres, The Sliders, pour graver "Brand spank'n' blue". Au cours de cette année, il a signé sur le label allemand Ruf. Jeremiah vient de sortir son cinquième LP, "Straitjacket", sous la houlette du très sollicité Mike Zito. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une section rythmique. Un opus qui met en exergue deux solistes : Johnson, à la guitare, bien sûr, mais également Frank Bauer, au saxophone. Les sessions se sont déroulées au studio Marz à Nederland, un patelin texan sis non loin de la frontière louisianaise…

Le titre maître ouvre la plaque, une piste qui véhicule des accents r&b. Si l’intro lorgne manifestement vers Albert King, la plage se distingue déjà par des envols remarqués sur les cordes et le saxophone. La voix passe bien la rampe tout au long de "Getting tired", un morceau imprimé sur un mid tempo. Blues lent, "Blues in her eyes" nous réserve d’excellents soli. "Believe in America" ne manque pas de charme, un titre que chante Jeremiah d’une voix théâtrale, alors qu’en milieu de parcours, sax, batterie et guitare, donnent un bon coup d’accélérateur. A l’instar de "Dirty mind", les interventions de Bauer au saxophone sont souvent bouleversantes. Une sonorité métallique émane de "9th and Russell". Nous sommes proches du Mississippi. Un morceau flemmard au cours duquel les solistes brillent de mille feux. Instrumental, "Bonneville shuffle" baigne dans le surf. Une seule reprise, le "Rock& roll music to the world" de Ten Years After. C’est également la plage qui clôt ce long playing. Non seulement Mike Zito se consacre au micro, mais il y conjugue ses cordes à celles de Johnson. Superbe !