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Jim Liban

Live at Romie´s

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Tout récemment, je vous avais présenté le dernier l'album de Steve Cohen et de Jim Liban, deux harmonicistes du Wisconsin. Jim est également le leader de son Blues Combo. Ce " Live at Romie's " a été immortalisé en 1996. Mais je me demande quand même si les sessions d'enregistrement se sont déroulées en public (concert ou club) ou en studio, car on n'entend jamais le moindre spectateur se manifester !

Jim est flanqué de trois musiciens : Steve Dougherty aux drums, Dave Kasik à la basse, et Joel Paterson à la guitare. Jim Liban avoue pour première source d'inspiration Little Walter. Et cela s'entend. Une bonne partie des titres relevait du répertoire de Mr Walter Jacobs. Et tout d'abord l'ouverture, "Tonight with a fool". Si cet album a été mis en boîte à Milwaukee, c'est bien à Chicago que nous nous retrouvons. Entrecoupé de moments de silence bien pesés, "This ain't it" de Jimmie Rogers est interprété avec un maximum de sobriété. L'harmo est clair, concis, modulé, vivant. Jim a facilement assimilé le style de Walter. A l'instar de l'instrumental "Chicken Shack". Et s'il n’est guère un chanteur inoubliable et enthousiasmant, il parvient à tirer des sons assez incroyables de son instrument. Il le démontre tout au long de "29 ways". "Emily" est un blues lent composé par Jim. Paterson a sorti sa slide pour se faire Muddy Waters. "Take out some insurance" est traité à la manière d'un shuffle. L'harmonica bavarde à la manière de Sonny Boy Williamson II. En finale la reprise du "Blues after hours" de Pee Wee Crayton se fait late night. Vu les capacités de l'artiste, cet opus aurait pu est crédité d'une mention ‘ excellent’, je ne lui attribuerai que le ‘bon’.

 

Jim Liban

Hot tongue and cold shoulder

Écrit par
Excellent harmoniciste, Jim Liban force le respect auprès de ses pairs. Il est d’ailleurs un des favoris de l’ami Français, Benoît Blue Boy. Peu connu de ce côté de l'Atlantique, il avait entamé sa carrière pendant les années 60, dans l’A.B Skhy. Au cours des 70’s et des 80’s, il dirige Short Stuff ; un ensemble absolument inconnu chez nous. Une formation responsable d’un collector intitulé "What time is it?". Jim vit toujours à Milwaukee, dans le Wisconsin. Il sort rarement de sa tanière. Ses trop rares albums ont été chroniqués par votre serviteur. "All corned up" est un instrumental qui évolue constamment sur un tempo lent. Jim y démontre toute la puissance naturelle de son souffle, tout son feeling, toute l'émotion qui se dégage de son jeu apparemment fort simple mais combien efficace.
 
Le guitariste Perry Weber a composé "Hot tongue and cold shoulder". Très syncopé et bien soutenu par les percussions de Jimi Schutte, le titre maître est introduit par sa guitare réverbérée. Chicago Southside blues alangui, "I've got a job" évolue dans un style proche de Jimmy Rodgers voire d’Eddie Taylor. Jim chante en soulignant à chaque fois ses vocaux d'une petite phrase qui tue, à l'harmonica. Curieux, assez spartiate, le backing est limité à la guitare et aux drums. Pas de basse. Mais le plus impressionnant reste le son qu’il communique à l'harmo. Un peu comme si l'instrument s'acquittait du chant! Liban a écrit "Maxwell street", en pensant certainement à Jimmy Reed. Il chante dans le micro astatique en donnant une certaine distance à sa voix. Il souffle comme un possédé dans l'instrument à bouche. L'effet rythmique est garanti. "I say what I mean" persévère selon le même schéma. Une compo qui frétille. Un peu comme si vous aviez des fourmis dans les jambes. La ligne rythmique est toujours minimale, simple, même lorsqu’elle est échafaudée par la guitare. L'harmonica décolle quand et où il veut. La sobriété et l'efficacité régissent "Someday baby". L'harmonica est joué sans filet, si proche de nous. Perry Weber revient chanter son "Big fat woman". La ligne rythmique est plus consistante. A cause sans doute d’une guitare barytone actionnée par Jim Liban. Les recettes simples sont souvent les meilleures. Tout au long de l’onctueux "If you think", Jim jouxte les climats poisseux des swamps louisianais. Il faut l'entendre vivre son instrument. Au cours de cet exercice, il y offre tout son corps, toute son âme. A l’instar d’un homme orchestre des années 50, "I'm a selfish man" ne bénéficie que d’un accompagnement squelettique. Une énergie débordante habite Jim lors de l’interprétation de "You can't hurt me anymore". Il exprime ainsi son bonheur de chanter tout en dispensant ces courtes phrases accrocheuses. L'harmo bave, dévore. Une technique développée depuis Sonny Boy Williamson 2. Trop court, cet opus s’achève comme il a commencé : par un instrumental paisible intitulé "145 blues". Un morceau d'une efficacité rare, qui laisse encore Liban montrer les dents en exécutant son jeu.

Steve Cohen & Jim Liban

Hot Air

Écrit par

Steve et Jim sont deux harmonicistes basés à Milwaukee, dans le Wisconsin. Deux vieux amis qui ont donc décidé d'enregistrer ensemble, un album partagé entre guitare, harmonica et chant. Au cours des trois dernières années, ils se sont produits en duo acoustique. Histoire de recréer la musique typique des années 40, lorsque les bluesmen du Mississippi montaient vers le Nord pour rejoindre Chicago.

Nos compères jouent le blues depuis les 60s. Jim a aujourd'hui plus de 50 balais. Il avait sévi au sein d'A.B Skhy et de Short Stuff. Steve est âgé de 43 ans. Il a débuté chez le Stone Cohen Band avant de devenir le leader du Leroy Airmaster. Ils se sont bien répartis les tâches.

Steve s'est réservé l'essentiel du chant et de la guitare, et Jim la majeure partie de l'harmo. Ce festin de musique à bouche épingle quatre duos d'harmonica. Une ouverture assez extraordinaire, le "Parchman farm" de Mose Allison, "Rocket 88" dont le dialogue final nous transporte dans la bouche des musiciens, "Walkin blues" et "Done all my singing". Liban a du tonus, du caractère. Il module ses interventions avec une aisance de tous les instants. A l'instar de "Ain't that lovin you" de Jimmy Reed. Echange de procédés sur une autre composition de Reed, "Big boss man". Jim chante et gratte les cordes tandis que Steve souffle.

L'interprétation saturée d'émotion de "Louise" constitue le moment le plus frémissant de cet opus. Une chanson que Big Walter Horton chantait si bien. Et cet excellent exercice de style se termine par le "Lousiana blues" de Muddy Waters.